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Notre santé mentale se plaît davantage à la campagne qu'à la ville

Chemin forestier au printemps Tognopop via Wikimedia CC License by

Chemin forestier au printemps Tognopop via Wikimedia CC License by

Une étude confirme qu'une bonne balade dans la nature diminue bien plus les risques de dépression qu'une déambulation en milieu urbain.

«Promenons dans les bois pendant que le loup n’y est pas, si le loup y était, il nous mangerait.» Malgré ce qu’avance la célèbre comptine, il se pourrait bien que ce ne soit pas nos virées bucoliques qui nous mettent le plus en danger mais de vivre en ville, selon une étude menée par des chercheurs de l’université américaine de Stanford. Selon les savants, marcher en forêts ou dans les campagnes réduit le péril de sombrer dans la dépression, plus fort en zone urbaine. 

Pour dépasser la simple intuition et parvenir à une conclusion solide, les scientifiques ont composé deux groupes et leur ont proposé deux balades distinctes de quatre-vingt-dix minutes chacune: les plus chanceux ont marché dans la nature, dans l’herbe plantée de chêne, tandis que leurs compères moins bien lotis se sont retrouvés à marcher le long d’une quatre voies très fréquentée. 

Un lien entre urbanisation et taux de maladie mentale?

Les experts ont surveillé la respiration, les battements cardiaques, l’activité cérébrale des participants et leur ont fait remplir un questionnaire. Ils ont remarqué que la partie du cerveau à l’origine de la rumination et de la dépression était bien moins active pour les membres du groupe ayant déambulé dans la campagne. 

«Ces découvertes sont importantes car elles correspondent avec, bien qu’elles ne le prouvent pas encore, un lien de causalité entre la progression de l’urbanisation et celle du taux de maladies mentales», souligne James Gross, un des auteurs de l’étude.

Les citadins ont 20% de risques supplémentaires de contracter des troubles de l’anxiété, et 40% de risques supplémentaires de troubles d’humeur que les ruraux. Et la tendance devrait s’accentuer dans la mesure où, si plus de la moitié de l’humanité vit déjà en ville, cette part passera à 70% dans quelques décennies. 

Les implications de l’enquête pourraient se prolonger jusque dans le débat public et les politiques de la ville ou d’aménagement du territoire pour Gretchen Daily, professeur de science environnementale qui a également participé à l’élaboration de l’expérience: 

«Ces résultats suggèrent que l’accès à des surfaces naturelles pourrait être vital pour notre santé mentale dans un monde comme le nôtre, où l’urbanisation est si rapide.»

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