Monde

Le référendum du 5 juillet coûterait 110 millions d'euros à la Grèce

Temps de lecture : 2 min

Et encore, c'est s'il est possible de l'organiser à la date prévue.

Une banderole sur la devanture du Parlement grec | REUTERS/Yannis Behrakis.
Une banderole sur la devanture du Parlement grec | REUTERS/Yannis Behrakis.

Appelés aux urnes par le Premier ministre Alexis Tsipras, les Grecs devront se prononcer par référendum, dimanche 5 juillet, pour dire si oui ou non ils acceptent ou rejettent les propositions de leurs créanciers.

L'exécutif grec a appelé à voter non. Comme le raconte Le Monde, «Tsipras veut un "non" massif pour pouvoir peser sur la suite des négociations». Par ailleurs, de très nombreuses personnes ont manifesté ce lundi en faveur du non. Selon BFM TV, «près de 17.000 opposants se sont réunis à Athènes pour dire non aux mesures d’austérité proposées par les créanciers».

Comme le raconte l'AFP, «des experts du dossier confirmaient lundi qu'il n'y dans les caisses qu'à peine de quoi boucler les salaires et pensions du mois, et en tout cas plus rien pour le FMI». D'où une question qui peut sembler au premier abord futile: combien va coûter l'organisation de ce référendum à la Grèce?

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a lui déjà fait les comptes:

«La Cour des comptes grecque estime que le référendum va coûter 110 millions d'euros, selon un analyste politique bien informé. Une somme qui devrait tout simplement ne pas être disponible, compte tenu des caisses vides de l’Etat grec, même si le pays évite un remboursement de 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international ce mardi.»

110 millions d'euros, ce serait plus de cinq fois le montant annoncé par Nikos Voutsis, le ministre grec de l'Intérieur, qui a déclaré que le coût de ce référendum atteindrait les 20 millions d'euros. Ce chiffre de 110 millions d'euros est repris par Le Vif, de nombreux médias grecs, selon l'AFP, et Politico, qui rappelle qu'il faudra également fournir les bulletins papier et donc parvenir à les imprimer à temps.

Et la situation pourrait même se compliquer un peu plus: un journaliste de Bloomberg affirme que, pour le président de la Chambre de commerce d'Athènes, il ne faut pas compter sur un référendum ce week-end, et ce en partie parce qu'il n'y a pas de papier pour imprimer les 20 millions de bulletins.

Un peu plus tard, dans une réponse à un tweet, le journaliste a expliqué:

«Personne n'en a en stock. Les vendeurs ne les vendront pas à crédit, selon lui.»

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