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En 2007, personne ne comprenait la folie autour du premier iPhone

Temps de lecture : 2 min

Un journaliste raconte le lancement du téléphone qui voulait changer le monde.

Le 29 juin 2007, l'un des premiers acheteurs de l'iPhone sort triomphant du magasin. REUTERS/Jeff Zelevansky
Le 29 juin 2007, l'un des premiers acheteurs de l'iPhone sort triomphant du magasin. REUTERS/Jeff Zelevansky

C’était le 29 juin 2007, il y a déjà huit ans. Alors qu’il travaille pour un journal japonais, Brian Barrett est positionné devant la boutique Apple sur la cinquième à New York, comme il le raconte aujourd'hui pour WIRED. Dans quelques instants, les portes vont s’ouvrir, et les fans, qui attendent depuis plusieurs jours dehors, vont se ruer à l’intérieur pour s’emparer du premier modèle de téléphone jamais fabriqué par la marque à la pomme.

À l’époque, le premier iPhone n’avait pas d’App Store, une faible 2G, pas de fonction copier-coller ni même de possibilité de changer le fond d’écran. Ce modèle n’était pas opérationnel, les bugs étaient nombreux, et personne dans les médias ne comprenait la folie qui entourait le produit.

«L’iPhone a tellement été discuté et disséqué en profondeur que la chose la plus intéressante ce 29 juin étaient les gens qui voulaient passer autant de temps et dépenser autant pour en avoir un, raconte Brian Barrett. C’est ça qui m’a convaincu que les gens étaient fous.»

CNN racontait cette année que les futurs acheteurs «jouaient au Scrabble, mangeaient de la pizza et du foie gras», citant également une fan de la marque:

«On fait la queue depuis des semaines. C’est très inconfortable sur ces chaises. Mais les gens sont très sociables. Nous avons survécu à la pluie, alors nous avons l’impression de nous rapprocher du téléphone»

Le précédent du stylo bille

Mais en 2007, tout ce qui intéressait les gens avec l’iPhone, au-delà de l’aspect gadget ultra-moderne véhiculé par Apple, c’était l’expérience du web qu’offrait le téléphone avec une qualité que l’on avait pas encore vu. Naviguer sur Internet existait déjà à l’époque sur téléphone, tout comme les écrans tactiles, mais jamais avec autant de précision et d’efficacité.

Le modèle sorti l’année suivante, l’iPhone 3G,
ne sera vendu
que 200 dollars
(179 euros)

Quelques mois plus tard seulement, Apple baissait le prix de son téléphone, le faisant passer de 600 (536 euros) à 400 dollars (357 euros). Mieux encore, le modèle sorti l’année suivante, l’iPhone 3G, ne sera vendu que 200 dollars (179 euros). Un rabais tout simplement inconcevable aujourd’hui: l’iPhone 6 coûte 650 dollars dans les magasins alors qu’il ne coûte que 227 dollars à produire

Anecdote intéressante, un autre journaliste de WIRED rappelait que ce genre de folie de groupe n'est pas nouvelle. En 1945, les New-Yorkais faisaient déjà la queue pour un produit qui voulait révolutionner leur vie: le stylo bille. Et à l'époque, ils ont payé l’équivalent de 150 dollars (134 euros) pour se le procurer. Sauf que depuis, et contrairement à l'iPhone, son prix a bien baissé.

Slate.fr

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