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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras prendra la parole à la télévision ce soir

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 18 mai 2015, à Athènes | REUTERS/Alkis Konstantinidis

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 18 mai 2015, à Athènes | REUTERS/Alkis Konstantinidis

Les dernières informations sur l'évolution de la situation en Europe.

Cet article présente les dernières informations sur la crise grecque, dimanche 28 juin, et est régulièrement actualisé. Cliquez ici pour le mettre à jour.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras prendra la parole à la télévision ce soir

 

La Bourse de Paris finit en baisse

Lundi 29 juin, 18h00. La crise en Grèce et son avenir incertain ont fait baisser les différentes bourses européennes. La Bourse de Paris a fortement chuté avec -3,74% et le CAC 40 a perdu 3,74% à 4.869,82 points, soit «sa plus forte baisse en une seule séance depuis le 1er novembre 2011», rapporte Reuters. Francfort et Milan ont également dévissé, à 3,56% et 5,17%. 

En Espagne, Podemos dénonce un chantage fait aux Grecs

Lundi 29 juin, 16h56. Le parti de gauche espagnol a dénoncé dans un communiqué le «chantage des créanciers» de la Grèce. «Les créanciers internationaux, FMI en tête, n'ont pas accepté que la Grèce paie ses dettes à travers l'augmentation d'une hausse de l'impôt des grandes fortunes grecques, comme le proposait le gouvernement de Syriza.»

«Aujourd'hui en Europe, explique le parti, il y a deux camps qui s'affrontent: l'austérité et la démocratie, le gouvernement du peuple et le gouvernement des marchés et ses pouvoirs non élus.» Podemos a conclu son communiqué en apportant tout son soutien au peuple grec.

Angela Merkel prête à de nouvelles négociations après le référendum

Lundi 29 juin, 16h00. La chancelière allemande Angela Merkel a fait savoir lors d'une nouvelle conférence de presse qu'elle restera ouverte au dialogue, rapporte l'AFP:

«Si après le référendum le gouvernement grec demandait à reprendre les négociations, naturellement nous ne nous y opposerions pas.»

Sans donner de consigne de vote, elle a expliqué que le référendum est «évidemment lié au maintien dans l'euro». 

Lors de la même conférence, le ministre allemande de l'Économie, Sigmar Gabriel, est allé plus loin en disant que le scrutin de dimanche était bien une question de «oui ou non au maintien dans la zone euro». «Si les Grecs embrassent le maintien (dans l'euro), les négociations devront reprendre, c'est clair», a-t-il ajouté.

Barack Obama et François Hollande ont également fait savoir qu'ils étaient d'accords pour «favoriser une reprise des discussions» lors d'une conversation téléphonique. 

Le prix Nobel Joseph Stiglitz dénonce un déni de démocratie de la part de l'eurozone

Lundi 29 juin, 13h00. Dans une tribune publiée sur le site Project-syndicate.org, l'économiste Joseph Stiglitz explique que le tournant pris par la crise grecque concerne d'abord «le pouvoir et la démocration bien plus que l'argent et l'économie». Selon lui, «le souci de la légitimité publique [que cherche Alexis Tsipras avec le référendum, NDLR] est incompatible avec les politiques de l'eurozone, qui n'ont jamais été un projet très démocratique. La plupart de ses gouvernements membres n'ont pas cherché l'approbation de leur peuple pour remettre leur souveraineté monétaire à la Banque centrale européenne». C'est pour cela qu'il dit, à demi-mot, qu'il voterait non au référendum:

«Un vote non ouvrirait au moins la possibilité que la Grèce, avec sa grande tradition démocratique, puisse reprendre son destin en mains. Les Grecs pourrait gagner la possibilité de se forger un avenir, peut-être pas aussi prospère que par le passé, mais qui serait bien plus rempli d'espoir que la torture déraisonnable du présent.»

Avec le référendum, Jean-Claude Juncker craint un «non à l'Europe»

Lors d'une conférence très attendue lundi midi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a fait part de son inquiétude et de sa déception face au choix du gouvernement grec de proposer un référendum. Expliquant qu'il n'avait «pas à faire de nouvelles propositions aujourd’hui», il a également regretté que «l’élan du compromis [ait été] brisé de façon unilatérale par la volonté grecque d’organiser un référéndum»Il a donc appelé les Grecs à voter «oui» lors du référendum qui se tiendra dimanche, estimant qu'«il ne faut pas se suicider parce qu'on a peur de la mort» et qu'un «non des Grecs au référendum serait interprété comme un non à la zone euro, un non à l'Europe».

Jean-Marie Colombani et «l'imposture Tsipras»

Lundi 29 juin, 13h15. Pour le directeur de la rédaction de Slate.fr, «le gouvernement grec s'est engagé dans une fuite en avant idéologique pour tenter de sortir de l'impasse dans laquelle il a mené son pays»:

«Dans ce contexte, la tâche des dirigeants européens est particulièrement difficile. Ils ne peuvent pas abandonner les Grecs à leur triste gouvernement. Ils méritent mieux que Tsipras et ses alliés. Comme ils n'avaient pas hier mérité les colonels.»

Pour Angela Merkel, «si l'euro échoue, l'Europe échoue»

Lundi 29 juin. 12h50. La chancelière allemande s'est exprimée lors du Congrès de la CDU, la parti conservateur allemand dont elle est issue. Elle a également appelé au «compromis», raconte le Huffington Post.

Un peu plus tôt, son porte-parole avait indiqué qu'elle était «évidemment disposée» à une reprise des discussions avec son homologue grec Alexis Tsipras «s’il le souhaite», rapporte Le Temps.

Le sauvetage de la Grèce passera aussi par la mer

Lundi 29 juin, 12h45. Notre collaborateur, Gilles Bridier explique que «le potentiel portuaire de la Grèce n’est pas entièrement exploité» et que Le Pirée, par exemple, pourrait devenir un «hub maritime de tout premier plan».

«C’est plutôt au niveau méditerranéen que l’analyse doit se focaliser, et même de l’Europe méditerranéenne. Car la Grèce est remarquablement située sur le chemin des voies maritimes vers l’Europe empruntant le canal de Suez. Ses ports peuvent alors devenir des points de passage pour approvisionner les pays d’Europe centrale, ou de transit avant de rallier les ports d’Odessa et de Sébastopol sur  la mer Noire.

Dans cette optique, le port du Pirée avec son trafic de 14 millions de tonnes en 2012 est le plus concerné. Mais celui de Thessalonique, avec une activité qui fut parfois supérieure (16 millions de tonnes en 2010, 13 millions en 2011) à celui du Pirée, peut aussi tirer avantage de la situation.»

Le Prix Nobel d'économie Paul Krugman voterait non

Lundi 29 juin, 12h10. L'économiste américain, prix Nobel d'économie en 2008, a signé un court billet de blog sur le site du New York Times où il explique pourquoi, s'il était grec, il voterait non au plan d'aide:

«Je voterais non, pour deux raisons. Tout d'abord, même si l'idée d'une sortie de l'euro effraie tout le monde –moi y compris–, la troika exige effectivement que le régime politique des cinq dernières années se poursuive indéfiniment. [...] La dévaluation ne pourrait pas créer beaucoup plus de chaos que celui qui existe actuellement et elle ouvrirait la voie vers un éventuel rétablissement, tout comme cela a été le cas ailleurs et à des périodes différentes. La Grèce n'est pas si différente.

Ensuite, les implications politique d'un oui seraient très dérangeantes. La troika a clairement fait une Corleone à l'envers –ils ont fait à Tsipras une offre qu'il ne peut accepter, et le savaient probablement. Donc l'ultimatum était fait pour remplacer le gouvernement grec. Et même si vous n'aimez pas Syriza, c'est inquiétant pour quiconque croit dans les idéaux européens.»

Transports gratuits à Athènes pendant toute le semaine

Lundi 29 juin, 11h25. Les transports en commun sont gratuits à Athènes, depuis ce lundi matin matin, et ce, pendant toute la semaine. Comme l'explique Libération, «la gratuité concernera les bus, le métro, le tramway et les trolleys-bus, à Athènes et en banlieue proche». Le ministre des Transports, Christos Spirtzis, l'a confirmé sur la chaîne de télévision MEGA, ce lundi matin.

Pour Hollande, «l'économie française n'a rien à craindre»

Lundi 29 juin, 10h45. Le président français s'est exprimé à l'issue du Conseil restreint, ce lundi matin. Il explique regretter la fin des négociations car, selon lui, «nous étions tout près d'un accord».

Il a aussi abordé la question du référendum:

«La Grèce a également décidé de consulter le peuple [...], c'est son choix souverain. C'est la démocratie. C'est le droit du peuple grec de dire ce qu'il veut pour son avenir. L'enjeu sera fondamental. C'est de savoir si les Grecs veulent rester dans la zone euro. C'est leur place, à mes yeux, mais c'est à eux d'en décider.»

En ce qui concerne la France et son économie, François Hollande estime qu'«aujourd'hui, l'économie française est robuste, bien plus robuste qu'il y a quatre ans, et n'a rien à craindre de ce qui pourrait se produire».

 

Les Bourses en forte baisse lundi matin

Lundi 29 juin, 9h30. À Paris, la Bourse a ouvert sur une perte de 4,44%, avant de se stabiliser à 3,96%. À Francfort, le DAX a perdu 3,97% avant de remonter un peu à 3,78%. Enfin, la Bourse de Londres et l’indice FTSE-100 ont chuté de 2,20% à 9 heures à 6 605,18 points (contre 2,07% à 9 h 30). Partout ailleurs en Europe, mais aussi en Asie, les différentes places boursières ont connu des baisses significatives.

 
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