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Si votre entrée est trop bonne, le plat de résistance risque de vous décevoir

La «bonne» bruschetta de l'étude (Alissa Falcone/Drexel University).

La «bonne» bruschetta de l'étude (Alissa Falcone/Drexel University).

Et si, pour mieux apprécier un plat de résistance, il ne fallait pas manger une trop bonne entrée? C'est l'étonnante découverte qu'avance une étude publiée par le Dr Jacob Lahne, de l'université de Drexel, près de Philadelphie en Pennsylvanie, et le Dr. Debra Zellner, de l'université de Montclair, dans le New Jersey. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Food Quality & Preference, et les résultats sont notamment relayés par le New York Magazine.

Les deux chercheurs ont demandé à 64 volontaires divisés en deux groupes de noter un repas: la moitié mangeaient une bruschetta dont la qualité avait été jugée délicieuse, puis des pâtes à l'ail et à l'huile; l'autre moitié une bruschetta dont la qualité avait été jugée médiocre, avec des ingrédients moins frais et de moins bonne qualité, puis les mêmes pâtes que le premier groupe. Conclusion:

«Ceux qui ont mangé la bonne entrée n'ont pas aimé, en moyenne, les pâtes qui ont suivi, alors que ceux qui ont mangé la bruschetta médiocre ont donné aux pâtes une note moyenne positive. Lahne et son équipe expliquent que ceci est dû à un phénomène appelé le "contraste hédonique", ou la valeur hédonique, le plaisir, retiré de quelque chose est impacté de manière significative par la façon dont il se compare à d'autres stimuli similaires.»

Lahne a commenté son étude dans un communiqué publié par son université:

«Cela vaut toujours le coup de se rappeler que nos expériences s'inscrivent dans un contexte –c'est à dire que ce que nous aimons ou n'aimons pas, trouvons bon ou ne trouvons pas bon, n'a pas valeur objective mais est lié à notre environnement, notre état d'esprit et beaucoup d'autres variables. Si vous avez une entrée fantastique et que le plat paraît décevant, cela peut-être la cause de cet effet de contraste.»

Mais s'il a intitulé son étude «The great is the enemy of the good» («Le mieux est l'ennemi du bien»), le chercheur n'entend pas pour autant inciter les consommateurs à mal commencer leur repas:

«Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas prendre des entrées excellentes!»

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