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Le risque d'Alzheimer peut se détecter dix-huit ans avant les premiers symptômes

Danser avec ses souvenirs Alyssa L. Miller via Flickr CC License by

Danser avec ses souvenirs Alyssa L. Miller via Flickr CC License by

Des tests ont montré que les patients atteints du trouble souffraient déjà d'une mémoire moins efficiente des années avant.

L’attente, l’oubli, écrivait le romancier et philosophe Maurice Blanchot. Bonne nouvelle, on n’aura de moins en moins besoin d’attendre pour savoir quand Alzheimer mettra notre mémoire en danger, annonce US News Health. Des scientifiques viennent en effet d’établir qu’on pouvait évaluer les risques de contracter la maladie, jusqu’à dix-huit ans avant qu’un diagnostic ne la déclare officiellement.

L’équipe, menée par Kumar Rajan, a mis en place une expérience longue-durée pour parvenir à ces conclusions. Pendant dix-huit ans, les experts ont soumis un panel de 2.125 personnes (ils tiennent à signaler que l’ensemble comprenaient à la fois des blancs et des noirs) âgées en moyenne de 73 ans à des tests de mémoire et de logique. Les participants n’étaient pas atteints par la maladie initialement. Les tests ont été conduits à Chicago, aux Etats-Unis.

«Les changements qui affectent la mémoire et le raisonnement qui précèdent les symptômes incontestables de la maladie d’Alzheimer surviennent des décennies avant ceux-ci», explique Kumar Rajan.

Une menace accrue au fil des années

Pendant dix-huit ans, les participants ont passé différents tests et épreuves tous les trois ans. Les personnes qui avaient obtenu les moins bons scores lors du premier passage avaient dix fois plus de risques de contracter Alzheimer, à l’issue de la première année. La menace s’est accrue régulièrement tout au long de l’étude. A l’issue de celle-ci, 23% des participants noirs et 17% des blancs étaient atteints d’Alzheimer. Kumar Rajan a développé le sens de la démarche de son équipe:

«Un concept communément admis dit que dans le développement de la maladie d’Alzheimer, des changements physiques et biologiques précède le handicap mental et mémorielle. Si c’est vrai, alors ces processus sous-jacents doivent s’étaler sur une durée conséquente. Les efforts fournis pour prévenir la maladie pourraient bien requérir une meilleure compréhension de ces processus actifs dès la force de l’âge.»

La maladie d’Alzheimer est un mal neurodégénératif, irréversible, qui détériore le tissu cérébral et le prive peu à peu de ses capacités intellectuelles et de mémorisation, en séparant les connexions entre les neurones. Isolés, ceux-ci meurent peu à peu.

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