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Les protestations des taxis sont la meilleure publicité possible pour Uber

Site internet d'Uber

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L’explosion de colère de la chanteuse Courtney Love risque de rester longtemps dans les esprits.

Dix ans après les émeutes de 2005, qui donnaient l’impression depuis les chaîne d’infos américaines que le territoire français dans son ensemble était à feu et à sang, et plusieurs mois après la polémiques autour des «No go zones», ces quartiers parisiens trop dangereux pour les touristes et placés sous l’autorité de la charia selon la chaîne Fox News, la France s’est offerte vendredi lors des protestations des taxis une nouvelle séquence de «bad buzz» en mondovision.

Pour anecdotique qu’elle paraisse, l’explosion de colère de la chanteuse Courtney Love sur son compte Twitter, abondamment relayée par les médias du monde entier, risque de rester longtemps dans les esprits: «C'est ça la France?» s’est demandée la veuve de Kurt Cobain alors que la voiture la menant de l’aéroport à Paris était attaquée par des manifestants. Et d’ajouter:

«Je serais plus en sécurité à Bagdad.»

«But contre son camp»

Selon le site Venture Beat, Uber gagnera cette bataille sur le long terme, quelle que soit son issue juridique dans les mois prochains. Pour cause, l’entreprise californienne, qui a essuyé une série de critiques dans les médias fin 2014 après avoir menacé de révéler des détails sur sa vie privée d'une journaliste qui avait accusé l'entreprise de sexisme et de misogynie, le tout devant un parterre de journalistes, passe à présent pour une victime.

Plus encore, le site rappelle qu’à l’issue de protestations similaires des taxis à travers l’Europe en juin 2014, Uber avait enregistré une augmentation de 850% d’inscriptions de nouveaux clients sur son appli, du jamais-vu.

+850%

Le gain par Uber de nouveaux clients après des protestations de taxis en juin 2014

Sur CNBC, un professeur en sciences des organisations décrivait cette journée comme «de l’or en matière de relations publiques» pour Uber, et comme «un but marqué contre son camp» pour les taxis, précisant:

«Uber est présent à l’esprit de chacun. Beaucoup de personnes qui n’avaient jamais entendu parler de l’appli auparavant savent à présent ce qu’est Uber.»

Du pain bénit puisque, selon lui, les deux grandes problématiques de communication de ces services technologiques sont la visibilité et la compréhension par le public de ce qu’elles fournissent exactement comme service. Nul doute que les taxis et les médias ont offert à Uber une campagne de communication en phase avec ces priorités.

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