Santé

Une lobotomie améliorée pour traiter des troubles psychiatriques

Temps de lecture : 2 min

La psychochirurgie est un domaine médical en pleine expansion.

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Appareillage en vue d’un traitement électrique pour des patients neuropsychotiques au début du XXe siècle |Otis Historical Archives National Museum of Health and Medicine via Flickr CC License by

Dans les années 1940 et 1950, les médecins tentaient de guérir les maladies mentales avec des lobotomies, un traitement désormais discrédité qui consistait à couper des nerfs dans le lobe frontal. Soixante-dix ans plus tard, des neurologues ont adapté et modernisé ce concept en utilisant des lasers, rapporte Wired.

Depuis plusieurs années, la psychochirurgie est en effet un domaine médical en pleine expansion et, aux États-Unis, des chirurgiens traitent des troubles obsessionnels compulsifs graves en faisant des lésions ciblées dans le cerveau. La procédure s'appelle cingulotomie antérieure, car elle vise une partie du cerveau nommée cortex cingulaire antérieur. Les chirurgiens insèrent une sonde pour atteindre la zone cérébrale désirée et activent un laser pour détruire des petites parties de matière grise. Auparavant, les médecins ont créé une sorte de plan du cerveau de leur patient avec des IRM et des scanners.

Alternative aux électrodes

Cette procédure ne peut être utilisée qu'en dernier ressort, pour des patients qui ne sont pas aidés par les médicaments ou les psychothérapies. Aux États-Unis, elle n'est approuvée que pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), et une étude de 2012 a montré que, pour 69% des patients ayant subi la procédure, les symptômes s'amélioraient. Des recherches sont également en cours afin d'évaluer cette méthode pour le traitement de la dépression.

L'autre pan de la psychochirurgie est la stimulation cérébrale profonde, qui consiste à placer des électrodes dans le cerveau. Cette technique est efficace pour le traitement de la maladie de Parkinson, et également approuvée en France pour le traitement des TOC. Mais cette procédure implique que les électrodes restent dans le cerveau du patient, où elles doivent être entretenues et peuvent s'infecter. C'est pour cela que certains docteurs préfèrent les lésions au laser.

Slate.fr

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