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Vous allez bientôt pouvoir utiliser Facebook Messenger sans compte Facebook

Facebook Messenger app Kārlis Dambrāns CC License by

Facebook Messenger app Kārlis Dambrāns CC License by

Le réseau social va ouvrir Messenger à tout le monde et compte non pas perdre des utilisateurs mais en gagner.

Ce n'est pas encore disponible en France, mais Facebook vient d'annoncer qu'il n'y aura plus besoin d'avoir un compte Facebook pour pouvoir utiliser son application Messenger. Quelques mois après l'ajout d'une version web, cette nouvelle mise à jour n'est pour l'instant disponible qu'aux États-Unis, au Canada, au Pérou et au Vénézuela, précise CNET:

«Pour pouvoir se connecter sans associer Messenger à un compte Facebook, il faudra saisir un nom d’utilisateur, un numéro de mobile et afficher une photo. Autant de données essentielles qui seront stockées dans les serveurs de Facebook.»

Le petit point négatif pour Facebook, remarque The Daily Dot, c'est qu'en ouvrant Messenger à tout le monde le réseau social court le risque de perdre des utilisateurs qui n'avaient un compte que pour chatter avec leurs amis qu'ils connaissaient via le service:

«Si vous êtes un de ces personnes qui utilise principalement Facebook de façon privée et via des messages, vous n'aurez peut-être auune raison de conserver un compte Facebook. Bien sûr, ce nombre est probablement plus faible que celui des potentiels utilisateurs que Facebook peut récupérer en proposant un Messenger sans Facebook.»

Alternative aux SMS

Comme l'explique TechCrunch, «Facebook a réalisé que tout le monde n'a pas forcément envie d'un réseau social ou d'un flux d'activité, mais que tout le monde chatte». Et Facebook a donc décidé de s'attaquer au SMS:

«Dans les marchés où Facebook est arrivé en premier, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, cette nouvelle fonctionnalité va aider Messenger à recruter des gens qui avaient quitté Facebook ou qui ne l'avaient jamais rejoint. Dans le même temps, dans les marchés émergents, où Facebook n'a pas encore touché la totalité de la population, où son alternative de SMS gratuits devient populaire, Messenger pourrait être le point d'entrée pour Facebook.»

Et venir sur Facebook est essentiel, puisque Facebook n'a pas encore directement monétisé Messenger pour l'instant, poursuit le sité spécialisé.

Le Daily Dot rappelle au passage qu'avec son projet Internet.org, Facebook apporte son Internet dans des pays en voie de développement, «où le coût des données empêche l'accès à des services en ligne vitaux». Et cet Internet étant limité –Quartz expliquait que l'accès gratuit était réduit à Facebook, Messenger et quelques autres services, dont la liste varie selon les pays–, Facebook se retrouve en situation de leader.

Le seul hic, c’est que Facebook a déjà Whatsapp

Le seul hic que l'on pourrait trouver dans cette stratégie, estime Wired, c'est que Facebook a déjà une application qui s'occupe de tout cela. Elle s'appelle Whatsapp et a coûté 19 milliards de dollars (près de 17 milliards d'euros), en 2014.

Pourtant, rappelle Wired, les deux vont pouvoir vivre l'un à côté de l'autre sans trop de problème, malgré leurs 800 et 600 millions d'utilisateurs chacun:

«Facebook voit les deux comme complémentaires. Whatsapp reste une expérience de message concentrée sur la messagerie, avec de très nombreux utilisateurs en Asie, Amérique du Sud et en Europe. Messenger, à l'inverse, offre plus de fonctionnalités et est plus présent aux États-Unis. En plus de cela, même avec 1,4 milliards d'utilisateurs (en assumant que personne n'utilise les deux services, ce qui est très fortement improbable), les deux applications couvrent tout juste 20% de la population mondiale. Il y a encore beaucoup de place pour les deux pour grandir.»

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