Culture

Chuck Palahniuk lit un faux «Fight Club pour enfants» et c'est jouissif

Temps de lecture : 2 min

Fight Club fait partie de ces films, à l'instar d'un Interstellar, qui ont généré des milliers de théories délirantes. Et pour cause (ATTENTION SPOILER), le narrateur, Jack, comprend à la fin du film, que l'autre personnage central, Tyler Durden, est une manifestation de sa schizophrénie. Il y a là tous les ingrédients pour établir les interprétations les plus fantaisistes.

Le livre dont est tiré le film, publié en 1996 par le romancier Chuck Palahniuk, a aussi été décliné en roman graphique et en un célèbre résumé animé en 60 secondes. Mais il n'avait pas encore eu droit à sa version «livre pour enfants». Probablement parce que violence, duplicité et intenses troubles psychiatriques, qui en sont des ingrédients principaux, n'étaient pas très compatibles avec la littérature enfantine et la psyché des enfants.

La lacune est désormais comblée grâce à Mashable. Le site américain vient en effet de diffuser une vidéo dans laquelle Chuk Palahniuk lit à haute voix un Fight Club for kids illustré... et totalement fake. La séquence n'en est pas moins hilarante tant la jubilation de l'auteur se prêtant à l'exercice est visible. Palahniuk explique d'abord que «les premiers lecteurs de Fight Club ont grandi, eu des enfants... et sont morts», et qu'il s'agit donc aujourd'hui de s'adresser aux «jeunes générations». Livre pour enfant oblige, il ne s'agit plus ici d'un «club de combat» mais d'un «club de chahuteurs». C'est là la seule concession: pour le reste, les personnages sont dessinés en sang, et avec une partie de leur matière grise sortant de leur boite crânienne, les fameuses règles sont peu ou prou les mêmes. L'auteur s'autorise même une référence au film de David Fincher en évoquant un personnage qui «ressemble à un Jared Leto» –acteur du film.

L'exercice n'est pas tout à fait neuf: l'auteur de la saga Game of thrones ou l'acteur Elijah Wood avaient déjà lu, en vidéo, des contes pour enfants avec une certaine dose d'autodérision, mais elle n'avaient ni le cynisme jouissif de Palahniuk, ni cet improbable polo lamé.

Slate.fr

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