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Chirac, Sarkozy et Hollande: les présidents français ont été sur écoute

Nicolas Sarkozy, Francois Hollande et Bernadette Chirac le 28 avril 2011. REUTERS/Philippe Wojazer

Nicolas Sarkozy, Francois Hollande et Bernadette Chirac le 28 avril 2011. REUTERS/Philippe Wojazer

Dans des documents révélés ce soir par Libération et Médiapart, en collaboration avec Wikileaks, qui les a obtenus, on apprend que la NSA a, «au moins de 2006 à mai 2012, espionné Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande». Certains de leurs collaborateurs étaient également espionnés. 

Libération écrit notamment:

«On peut y lire, notamment, comment Jacques Chirac a, en 2006, poussé son candidat pour le poste de sous-secrétaire général adjoint des Nations unies, mais aussi que, selon la NSA, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Philippe Douste-Blazy, avait une “propension […] à faire des déclarations inexactes ou inopportunes”. On peut y lire aussi – ce qui ne surprendra personne – que Nicolas Sarkozy se voyait, en 2008, comme “le seul homme capable de résoudre la crise financière”. Ou qu’il se plaignait, en 2010, du “recul de Washington sur sa proposition d’accord de coopération bilatérale sur le renseignement” (page 6), accord que les deux interlocuteurs mentionnés dans la note, l’ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et le conseiller diplomatique, Jean-David Levitte, attribuaient précisément au “souhait des États-Unis de continuer à espionner la France”

Libération évoque aussi d'autres documents Wikileaks: notamment un extrait d’une base de données de la NSA«mentionnant une série de numéros de téléphone, fixes et mobiles, identifiés comme des sélecteurs. Autrement dit, sur la base d’une collecte massive d’informations, l’agence identifie des cibles qui motivent par la suite des recherches précises de contenus.» Parmi ces numéros: ceux de Nicolas Sarkozy, des secrétaires d’État aux Affaires européennes et au Commerce Jean-Pierre Jouyet et Pierre Lellouche. 

Ces sélecteurs correspondent à la liste des personnes ciblées par la NSA. Un sélecteur est un numéro de téléphone, une adresse email, ou une adresse IP... Ce qui veut dire que la NSA surveille le numéro, les appels entrants et sortants. Mais Libération précise que «rien n’indique pour autant que les liaisons sécurisées aient, elles, été compromises».

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