Économie

Le salaire des patrons n’a rien à voir avec leur talent

Temps de lecture : 2 min

Puisque les hauts salaires des hauts dirigeants ne sont pas corrélés aux performances des entreprises, il serait possible de payer moins les chefs d’entreprise sans perte financière.

Spoon en 2008 | REUTERS/ Ina Fassbender
Spoon en 2008 | REUTERS/ Ina Fassbender

Les salaires des hauts dirigeants ne sont pas corrélés aux performances des entreprises, démontre un rapport du think tank Economic Policy Institute dévoilé par le blog Real Time Economics du Wall Street Journal. Et, si les chefs d’entreprise étaient payés moins, il n’y aurait aucune perte, affirment les auteurs, en citant des études antérieures.

Les dirigeants des 350 plus grandes entreprises américaines gagnent en moyenne 300 fois plus que l’ouvrier américain moyen, rappellent-ils. C’est moins que dans les années 2000, où ce rapport était de 376, mais bien plus que dans les quarante dernières années: entre 1960 et 1990, les hauts salaires n'étaient «que» 20 à 60 fois supérieurs au salaire moyen d'un ouvrier.

Fortune nuisible

Le débat sur les inégalités ne cesse d’enfler depuis quelques années, et les chiffres s’accumulent en ce sens. Le livre de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, paru en 2013 en France, a eu un fort retentissement aux États-Unis.

Depuis, même les économistes du FMI ont publié une étude affirmant que l’accroissement de la fortune des riches était nuisible à la croissance. Et des grands patrons comme Johann Rupert, qui dirige Richemont, le groupe qui détient Cartier, s’en sont émus au point de déclarer ne plus trouver le sommeil. Ce rapport ne lui permettra sûrement pas de mieux dormir...

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