Égalités / Monde

Satire: un pasteur veut mettre en prison les femmes qui disent «Oh my God» pendant l’amour

Temps de lecture : 2 min

Creation of man / Michel-Ange via WikimédiaCC License by
Creation of man / Michel-Ange via WikimédiaCC License by

L'histoire qui suit est une histoire satirique, venue d'un site de même catégorie que The Onion. Nous l'avons d'abord présentée comme une véritable histoire et nous excusons auprès de nos lecteurs.

Dans une interview assez hallucinante pour le site Newslo, le pasteur John Hagee, qui officie à San Antonio aux États-Unis, a déclaré que, dans «ce monde de crimes et de morts qui nous entoure, un simple blasphème n’a pas l’attention qu’il devrait avoir». Il s’est ainsi appuyé sur l’un des Dix Commandements («Tu n'invoqueras pas le Nom du Seigneur ton Dieu en vain») pour s’en prendre aux femmes.

Selon lui, il n’y «a pas de plus grand péché dans l’usage du nom de Dieu que celui des femmes qui l’utilisent pendant une relation sexuelle. C’est un péché, et l’un des usages les plus grossiers, les plus dénigrants que l’on puisse faire du nom du Seigneur».

Colère de Dieu

Et quand la journaliste lui demande ce qu’il faudrait faire pour régler, le pasteur a une solution simple: la prison pour les femmes.

«Si ça ne dépendait que de moi, je mettrais toutes les femmes ou les filles qui font ça en prison. Ce serait un bon exemple de la colère de Dieu dirigée contre ce qui, selon moi, est un terrible usage du nom du Créateur.»

Ce n’est pas le premier pasteur dont les propos vont aussi loin à l’encontre des femmes ou de la communauté LGBT. Début juin, le Daily Mail expliquait que le pasteur Stephen Anderson, qui avait déjà promis un Noël sans sida si tous les homosexuels étaient exécutés, a déclaré avoir prié pour que Caitlyn Jenner, femme transgenre, finisse en enfer.

De son côté, John Hagee n’a évidemment pas évoqué le supposé cadre légal (inexistant) qui entoureraient ces sanctions. Il n’a pas non plus évoqué des sanctions contre les hommes qui évoqueraient le Seigneur pendant qu’ils font l’amour, ou contre les pasteurs qui font preuve de fanatisme dans les médias.

Slate.fr

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