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Les drogues de synthèse à portée de clic sur le Web chinois

La méphédrone, une drogue de synthèse. | Elad Rahmin via Flickr CC License by

La méphédrone, une drogue de synthèse. | Elad Rahmin via Flickr CC License by

Commander de la drogue illégale sur Internet est aussi facile que de taper sur un clavier, et ce, grâce au pays de la censure en ligne.

Il suffit d'un clavier et d'un accès à Internet pour commander des drogues illégales en ligne, explique le New York Times. Le marché «effréné» de la drogue synthétique en Chine ouvre la possibilité de commander des stimulants tels que la méphédrone, des «sels de bain» ainsi que du «spice» (du cannabis de synthèse) d’un seul clic.

Il s’avère être tellement facile que quatre personnes en Floride ont réussi à commander et à se faire livrer par colis en Floride des millions de dollars de cannabinoïdes synthétiques pour fabriquer leur «spice», révèlent les documents de justice cités par le quotidien le Sun Sentinel. L'alpha-PVP, un stimulant dangereux mieux connu sous le nom de «flakka», qui a fait 18 morts dans un département en Floride cette année, se répère ainsi entre autres sur Trademarket, un site web ouvert exclusivement à ses membres, fait remarquer Quartz.

M. Zhang, chef d'une entreprise spécialisée dans la livraison de drogues synthétiques, China Enriching Chemistry, ne cache rien. Ses cartes de visite, son site web et même son compte Twitter mettent la nature de son travail en évidence. Ce dernier est notamment orné d’une photo de poudre cristalline, suivie d’un lien renvoyant au site de son entreprise, comme l'explique le New York Times.

Lutte contre le trafic de drogue

La Chine affirme qu'elle prend des mesures pour lutter contre le trafic. Elle a arrêté 130.000 personnes depuis septembre 2014, selon CCTV, la télévision centrale chinoise. Les autorités mexicaines, de leur côté, déclarent que la Chine montre une réticence certaine pour lutter contre la production de drogues synthétiques puisqu'elle est un joueur majeur dans la chaîne globale d'approvisionnement, résume le New York Times.

Le Guardian prend du recul en comparant la tentative d'appliquer des contrôles dans le trafic de drogue synthétique à celle des labels de disque pour limiter le piratage numérique il y a une décennie. Comme dans le piratage, les autorités n’essaient pas de comprendre la racine du trafic, ce qui les rend d’autant plus impuissantes.

Dans le passé, quatre ou cinq drogues sont apparues en Europe tous les ans. En 2011, ce chiffre est monté en flèche: une par semaine. L'année dernier, 73 drogues nouvelles ont été repérées sur 690 sites web, rappelle le Guardian. C'est l'âge d'or pour les trafiquants de drogue en ligne.

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