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Beauté: un «dad bod» de rêve en trois semaines pour l’été

Classic Poutine / Jen Arrr via Flickr CC License By

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C'est la dernière ligne droite avant l'été et à l'approche des vacances à la plage, nombre d'hommes complexent à cause d'un manque de graisse abdominale. Pas de panique, des solutions express existent

Depuis quelques semaines et mois, la presse féminine n’en a plus que pour le «dad bod», ces bourrelets jugés désormais sexy si on en croit un article publié fin mars par une étudiante américaine sur un site d’informations locales, et repris un peu partout dans le monde.

Cette obsession pour les kilos en trop constitue une véritable campagne de stigmatisation des hommes minces et musclés, notre impitoyable société de consommation et du paraître leur imposant de devoir ressembler à ces corps flasques et grassouillets pour avoir une chance d’être considérés par la société comme de vrais hommes.

Je vois autour de moi beaucoup de ces victimes masculines de la mode qui, enfermées dans le cercle vicieux de la pratique régulière de semi-marathons, de l’observance stricte de régimes sans gluten et de déjeuners faits de salade sans huile d’olive, ne parviennent pas à prendre du poids et sont confrontés à un déclin de leur amour-propre, faute de répondre aux diktats en vogue. Mais il ne faut pas oublier que chacun peut, avec un peu de volonté, devenir ce qu’il aspire à être: avec un peu de discipline, de constance et un moral d’acier, il est encore possible de prendre suffisamment de kilos d’ici le départ en vacances pour parader sur les plages tels un véritable dandy ventripotent.

Un corps de rêve pour les Nuls, de Caroline HENRY et Valérie ORSONI 

Savoir se reprendre en main

Cependant, un beau «dad bod» ne tombe pas du ciel. La prise de poids «peut se faire insidieusement», explique Ariane Grumbach, diététicienne gourmande[1], et s’étaler sur plusieurs années:

«Beaucoup d’hommes font du sport jeunes et très souvent, quand ils commencent à travailler, qu’ils ont des enfants, des repas d’affaires, etc. ils boivent un peu, mangent gras, et au fil des ans si on ne s’écoute pas et que les apports surpassent les dépenses, on peut prendre un kilo par an.»

On ne peut donc se reposer sur une tactique de laisser-faire, d’autant qu’«en principe le corps est parfaitement régulé, et [que] si on écoute sa faim, on ne prend pas de poids.» C’est pourquoi il faut privilégier une approche offensive du «dad bod». L’arrêt brutal et définitif de toute activité sportive sera votre ici votre carte secrète:

«Certains sportifs qui arrêtent le sport prennent plusieurs kilos d’un coup: ils avaient une énorme dépense, brûlaient énormément de calories et n’ont pas adapté ce qu’ils mangeaient à leur nouvelle situation».


Manger beaucoup, vite, gras et sans variété

Quels aliments privilégier? Ariane Grumbach évoque un patient qui peut servir de modèle:

«Un jeune homme qui tous les midis mangeait soit au McDo, soit dans un kébab. Ce n’est pas qu’un de ces plats soit dramatique en soi, c’est l’accumulation et la répétition qui posent problème.»

Il ne faut donc pas hésiter à jouer sur les comportements et à rompre avec des habitudes trop saine d’alimentation. Les principales règles à suivre sont donc les suivantes:

1. Apprendre à finir son assiette
2. Toujours en reprendre même si on a plus faim, jusqu’à saturation
3. S’efforcer de manger très vite

Un véritable régime-dad bod s’obtient en arrosant généreusement chaque repas de boissons sucrées, gazeuses et/ou alcoolisées: ce sont des calories masquées, auxquelles on pense rarement en consommant des boissons.

Il y a aussi ce phénomène étrange des hommes qui prennent du poids pendant la grossesse de leur femme: des kilos émotionnels pris en état de stress et d’angoisse. Plus généralement, toute situation qui génère de l’anxiété est à privilégier: elle pourra être compensée par des grignotages intempestifs à base de barre de Mars glacé ou de chips (véritables chips salées à la pomme de terre, oubliez les chips aux légumes et au kale).


Quelques astuces imparables

De nombreux services et applis en ligne peuvent vous accompagner dans votre démarche nutritionnelle. Les principaux s'appellent Facebook, Instagram, Twitter: en y restant scotché tout votre été, vous ressentirez à la fois jalousie, rancœur, aigreur, angoisse de comparaison vis-à-vis des merveilleuses photos de vacances de vos contacts: une configuration idéale pour la prise de poids anxieuse.

A défaut de connexion Internet, la télévision reste un palliatif à ne pas négliger: les études identifiant un lien entre le temps passé devant le petit écran et la prise de poids sont d'ailleurs innombrables.

Enfin, rappelons que contrairement à ce que son nom laisse entendre, le «dad bod» (littéralement «corps de papa») n'est nullement réservé aux pères de famille! La situation d'anomie alimentaire caractérisant le célibat peut même se révéler un atout pour résister aux tentations extérieures de régulation de son mode de vie. 

Alors ne lâchez rien, soyez fort et restez concentré sur l'objectif.

 

"The @DCCheerleaders showcasing their favorite type of Bod" #DallasCowboys #LombardiBod #DadBod thanks for the share @mitwalsh

Une photo publiée par CollegeDadBods™ (@collegedadbods) le


1 — Vous l'aurez compris, Ariane Grumbach, diététicienne-nutritionniste à Paris qui a bien voulu nos aiguiller pour cet article, ne prône pas la prise de poids express mais accompagne ses patients «pour transformer durablement [leur] comportement alimentaire», sans culpabilité ni frustration vis à vis du plaisir de manger. Retourner à l'article

 

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