Apple n'est pas plus vertueux que Microsoft
Mais la firme à la pomme bénéficie d'une étonnante mansuétude de la justice.
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Nous sommes tenus régulièrement au courant des démêlées de Microsoft avec la justice et particulièrement avec les organes de régulation de la concurrence au sein de la Communauté Européenne.
Les poursuites les plus fréquentes concernant la présence d'un navigateur maison (Internet Explorer) installé d'origine sur tous les ordinateurs sous Windows, sont assez symptomatiques d'une recherche pour le moins attentive des dits organes. En effet, aujourd'hui, et c'est heureux, la quasi-totalité des logiciels sont vendus ou distribués gratuitement sous forme dématérialisée; de ce fait il est absolument nécessaire de disposer d'un navigateur Web pré-chargé sur la machine que l'on vient d'acquérir ne serait-ce que pour récupérer un autre navigateur que l'on préfère et pour désinstaller ensuite celui fourni avec le matériel. Apple fait d'ailleurs de même (sans problème) avec Safari.
Il est normal que la position dominante de Microsoft l'expose à davantage de rigueur mais quand on considère les politiques commerciales du challenger Apple on ne peut en conclure qu'il est doux de ne pas être le premier...
On reproche aussi à Microsoft et aux fabricants de PC de procéder à des ventes liées car le système d'exploitation est vendu quasi systématiquement avec le matériel. Avez-vous déjà demandé s'il était possible d'acheter un Mac sans son système d'exploitation Léopard? Vous risquez de déclencher une franche hilarité dans le magasin. Il est possible, certes, d'acquérir Léopard seul mais la licence d'utilisation vous interdit tout autre utilisation que sur un Mac. Certains fabricants de PC ont d'ailleurs tenté, en achetant chez Apple des licences Léopard, de les vendre avec leurs appareils, les poursuites ne se sont pas faites attendre.
Pour ce qui est de la politique de prix, il n'est que de feuilleter les dernières pages de tous les magazines français consacrés au Mac pour y trouver une rubrique donnant des tarifs uniques qui se retrouvent à l'identique d'une boutique à l'autre. Même les habituels discounters se sont alignés et les magasins ayant des cartes de fidélité donnant droit à des réductions immédiates sur le matériel informatique (voyez à qui je pense) excluent les Mac de ce système. Les prix imposés sont, parait-il, prohibés dans notre pays...
Pour ce qui est de l'iPhone nous atteignons les sommets! Apple et Orange ont certes été condamnés pour leur accord de distribution exclusive sur la France. Les accords pris ensuite avec les deux autres opérateurs n'ont pas trop écorné la politique de prix. Mais avez vous essayé d'acheter un iPhone sans passer par un opérateur? C'est possible, la Fnac en a mis en vente dernièrement à 1 199 euros soit le prix d'un Macbook Pro de bonne configuration. Un peu dissuasif non un téléphone (même génial) pour le prix d'un ordinateur portable haut de game? Serait-ce pour éviter le reproche de vente liée? Par contre l'un des principaux vendeurs de téléphone en France, ne pouvant obtenir des iPhone pour les vendre sans abonnement, vient de saisir l'Autorité de la Concurrence pour ne pas être obligé de passer par les opérateurs ''autorisés'' afin de pouvoir satisfaire sa clientèle.
Autres comportements symptomatiques d'une vision particulière de la concurrence la limitation des performances de l'iPhone et l'exclusivité de l'Appstore. Tout au long de la vie des iPhones on a pu constater que, lors de leur sortie, le logiciel ne permettait pas de profiter de toutes les potentialités du matériel. Il était alors possible de «jailbreaker» pour utiliser le langage du moment l'appareil pour en profiter pleinement, et ce, en perdant la garantie. Cela peut se comprendre un fabricant n'étant pas obligé de développer toutes les fonctions de son appareil. Là où le bât blesse c'est quand quelques potentialités supplémentaires sont offertes les semaines suivantes au public moyennant espèces sonnantes et trébuchantes (Par exemple la version 3.1. du système d'exploitation est vendue actuellement sur Appstore avec de nouvelles fonctions quelques semaines après sortie la version 3.0)
Dernier point et non le moindre l'obligation de passer par l'Applestore pour acheter les programmes complémentaires qui, seuls, donnent son intérêt à l'appareil. Les programmeurs proposent leurs produits à Apple qui les valide ou pas selon ses propres critères et en perçoit le prix pour le reverser moyennant une substantielle commission à l'auteur. L'auteur qui ne désire pas, pour des raisons techniques (bridage des performances, interdiction d'utiliser certaines fonctions) ou financières passer par l'Applestore, peut toujours passer sur le marché normal mais ses clients potentiels ne pourront utiliser les produits qu'en jailbreakant leur iPhone et donc en perdant garantie et en violant l'accord de licence. Belle vision d'un marché ouvert !
Il serait enfin temps que l'arbitre arrête de se focaliser sur le leader du marché pour passer un peu de temps à observer les pratiques des suiveurs... même si ces derniers se parent d'une image cool et d'un patron en jean et col roulé.
Michel Reynaud
Lire également: Apple ou l'American idol, Apple menacé par le syndrome Nike et Apple: les tablettes font la loi.
Image de Une: Steve Jobs président d'Apple lors d'une conférence en Californie Kimberly White / Reuters
Mis à jour le 16/09/2009 à 11h33















































Je ne me risquerai pas à répondre sur le fond de votre article mais il y a une erreur concernant le supposé prix des mises à jour système de l'iPhone.
Celles-ci sont en fait gratuites. Ce sont les mises à jour iPod touch qui sont payantes et il a fallu payer lors de la sortie d'une "grande" version du système, pour la version 2 et la version 3. Quelqu'un qui a déjà un iPod touch en version 3 peut passer en revanche gratuitement à la version 3.1.
Ce surcoût est dû à l'application des règles comptables californiennes. Il y a une sorte d'ambiguïté concernant des produits qui, durant leur commercialisation, disposent de fonctions supplémentaires. Du coup, Apple (et quelques autres entreprises mais Apple applique ça de façon bête et méchante) ne peut pas proposer de mise à jour gratuite pour un produit qu'ils vendent, elle ne peut être que proposée pour une somme forfaitaire pour une fonction majeure.
L'iPhone et le boîtier multimédia Apple TV y échappent parce qu'ils sont comptabilisés par Apple non comme un produit mais comme un service. Leurs ventes ne sont donc pas prises en compte en totalité dans le chiffre d'affaire d'un coup mais elles sont étalées sur huit trimestres.
mon éminent "collègue de commentaire", Dwight apporte un complément qui sent bon l'explication technique qui dédouane :-)
il n'en reste pas moins que venant d'Apple ou de nombreux autres constructeurs quelque soit le métier, la tentation est grande de rendre le client le plus captif possible pour lui soutirer le plus possible. A quoi serviraient les cohortes de marketeurs de tous poils qui peuplent notre économie moderne ?
ce que l'article souligne, et je félicite l'auteur pour son objectivité, c'est que sous couvert de design, culture "rebelle" de la différence, libération des utilisateurs et simplification des outils, Apple enferme depuis très longtemps ses clients dans un vase clos destiné à accroitre sa rentabilité.
on ne peut pas blâmer une entreprise de le faire. On peut par contre reprocher un discours ambiant, un culte cultivé et un certain dévoiement pour tout simplement noyer le poisson.
on continue de focaliser sur Microsoft parce que c'est apparement facile, parce que c'est la cible depuis tant d'années et qu'il est difficile d'en changer mais nombre d'entreprises mériteraient de le devenir à commencer par Google qui présente bien plus de dangers à terme que Apple qui restera un trublion rentable mais relativement marginal.
Merci à l'auteur pour cette excellente analyse, qui fait réfléchir. Personnellement, je suis équipé avec des ordinateurs Apple, au bureau et chez moi, et avec un iPhone. Tout est synchronisé, de sorte que je n'ai à me préoccuper de rien. Je dois dire que ma motivation d'achat est la simplicité du dispositif d'ensemble, et que c'est précisément le "package matériel + OS et logiciels" qui, pour moi, fait la force d'Apple, ainsi que la stabilité et la qualité de l'ensemble. La concurrence, je n'ai évidemment rien contre, mais cela ne devrait pas interdire des solutions packagées lorsque ces packages sont avantageux pour le client. Par ailleurs, on peut acheter Leopard séparément (vous l'expliquez très bien), mais rien n'interdit non plus d'installer Windows sur un Mac. Avec Bootcamp fourni gratuitement, on installe Windows tranquillement et on peut lancer sa machine avec l'OS de Redmond. Je ne crois pas que l'inverse soit possible car Microsoft ne l'autoriserait pas. Cela fait tout de même une petite différence, vous ne trouvez pas ?
Enfin, comme juriste, j'ajouterais un point : on ne peut abuser de sa position dominante que si on est en position dominante, ce qui n'est pas le cas d'Apple. C'est aussi ce qui explique que l'on reproche à Microsoft des comportements anticoncurrentiels qu'on ne reproche pas à Apple. Tout simplement. Dans ces conditions, effectivement, il vaut mieux être le second... Slate.fr en avait déjà parlé d'ailleurs !
Avec Bootcamp fourni gratuitement, on installe Windows tranquillement et on peut lancer sa machine avec l'OS de Redmond. Je ne crois pas que l'inverse soit possible car Microsoft ne l'autoriserait pas. Cela fait tout de même une petite différence, vous ne trouvez pas ?
N'inversons pas les rôles ! Si vous pouvez installer "tranquillement" Windows sur votre Mac c'est bien parceque Microsoft ne vous l'interdit pas, non ?... A l'inverse si on ne pouvait pas installer Mac o/s sur un PC (or on peut...) cela n'aurait rien à voire avec Microsoft qui ne fabrique (ni ne vend) les PC ni les BIOS qui les équipent et ne peut donc pas vous interdire d'installer l'o/s que vous voulez dessus (d'ailleurs s'il le pouvait il interdirait aussi Linux, FreeBSD, Chrome, Solaris, etc...) C'est bel et bien du code spécifique introduit dans Mac o/s par Apple qui vous empêche de l'installer facilement sur un PC quelconque. Par ailleurs la license d'utilisation de Leopard précise qu'Apple ne vous autorise à l'utiliser que sur une machine Apple:
Mac OS X 10.5 Leopard EULA, Section 2A: "This License allows you to install, use and run one (1) copy of the Apple Software on a single Apple-labeled computer at a time."
Très bonne analyse... Merci!
Reprocher à MS de commercialiser Explorer avec Windows c'est comme reprocher à Peugeot de mettre un allume cigare dans ses voitures... Nos gentils fonctionnaires et parlementaires feraient mieux de fliquer toutes les grosses marques et chasser les monopolistes et les cartels, ils pullulent. Au lieux de ça il nous les brisent menues et se concentrent sur des sujets auxquels ils n'ont rien compris comme HADOPI. MS perd des parts de marché à la vitesse de la lumière, et ce n'est pas à cause de ses démêlés avec la justice, mais plus simplement à cause de la nullité de leur système d'opération. Me trompe-je, mais MS a été poursuivi pour avoir ralenti le progrès technologique? Qu'est-ce que ça aurait été si ils l'avaient favorisé...
@ Sandy Keelow : je me permets de vous répondre pour apporter quelques précisions qui me paraissent utiles. D'abord, il est normal qu'on puisse installer Windows "tranquillement" si on l'a acheté ; c'est la moindre des choses tout de même. Ensuite, je persiste à dire qu'on ne peut pas, en revanche, installer Leopard en même temps que Windows... sur un PC. La fonction "Bootcamp" disponible uniquement sur Mac est très pratique puisque, avec un seul ordinateur, on peut faire fonctionner à la fois Windows et Leopard nativement. Je crois, chère Sandy, que vous ne connaissez pas "Bootcamp" livré en standard avec tout OS Leopard. Avec cet outil, on peut installer les deux OS en même temps sur le même ordinateur Apple.
J'ai bien dit en même temps, et non pas l'un à la place de l'autre. Cela fait toute la différence, et ce n'est pas possible sur un PC. Je maintiens. Enfin, à ma connaissance, il 'y a aucun code informatique empêchant d'installer Leopard sur un PC. En revanche, l'EFI (équivalent du BIOS sur PC) communique avec une puce matérielle installée sur les Mac. S'il ne la trouve pas, c'est qu'il n'est pas sur un Mac, mais il peut quand même se lancer (voir les sites spécialisés à ce sujet). J'ajoute que si on installe le logiciel Parallels ou VM Fusion sur son Mac, on peut non seulement démarrer son Mac avec Windows et Leopard, mais on peut aussi les faire fonctionner parallèlement. Cela m'est très utile, par exemple, pour faire fonctionner un ou deux logiciels d'encyclopédie que je possède et qui ne fonctionnent pas (encore) sous Mac. Allez voir les sites de ces deux éditeurs et vous serez impressionnée !
C'est possible dans le monde des hackers (sur système Intel SSE3 minimum pour Leopard et avec une simple clé USB) et ça risque bien d'y rester parce qu'ils doivent être deux tout au plus à vouloir installer OS X sur un Pc... quelle étrange idée. Mais il n'aura fallu que quelques jours aux pirates pour décoder Leopard juste après sa sortie (en octobre 2007)
Il est tout à fait possible d'installer macos sur un PC moyennant quelques bidouillages (faites par exemple une recherche "iatkos" sur google). Ceci reste cependant tout à fait illégal car non conforme à la licence dudit système d'exploitation.
Apple optimise son os pour ses matériels et ne souhaite pas qu'il soit distribué dans un autre contexte. La raison en est très simple: les composants utilisés ont globalement un mauvais rapport qualité prix (si on ne prend pas en compte le design). Ils ne passent pour du haut de gamme qu'en raison des optimisations et de leur parfaite adéquation avec le système d'exploitation. Et cela, la pomme n'a aucun intérêt à ce que cela se sache, même s'il s'agit par ailleurs d'une remarquable prouesse technique.
Savoir qu'il est pris pour une vache à lait ne plait que rarement au consommateur.
Une entreprise a récemment essayé de vendre des pc faisant tourner nativement macos (psystar). La pomme lui a directement collé un procès. comme quoi...
donc non, à part les solutions de virtualisation que vous avez évoquées, installer un os apple sur un pc n'a rien d'évident. et microsoft n'a pour une fois rien à voir là dedans.
J'ai bien dit en même temps, et non pas l'un à la place de l'autre. Cela fait toute la différence, et ce n'est pas possible sur un PC.
Vous pouvez installer sur un PC à peu près autant d'o/s que vous voulez "en même temps" comme vous dîtes, cela se pratiquait déjà d'ailleurs bien avant l'invention de BootCamp, avec LILO ou d'autres, si vous arrivez à installer Mac os/x sur votre PC alors vous pouvez aussi mettre Windows avec en dual boot...
Exemple de tutoriel pour triple-boot leopard/ubuntu/vista sur un PC: http://maconpc.niloo.fr/index.php?file=Sections&op=article&artid=86 (il y'en a des plus simples je vous rassure)
Quant à faire fonctionner plusieurs o/s en parallèle je le fais déjà depuis un certain temps grâce à la virtualisation étant développeur d'applications j'ai toujours plusieurs versions différentes de windows en install d'origine pour vérifier la compatibilité des applis, et j'ai toujours un Linux qui tourne dans un coin. Je ne serais donc pas forcément impressionné de me rendre sur les sites que vous m'indiquez d'autant que même Microsoft fournit gratuitement un logiciel de virtualisation simple qui ne marche pas si mal, je n'ai pas essayé de lancer une version de Mac o/s x dessus, ça doit se pouvoir en bidouillant, cela dit ce n'est pas Microsoft qui m'en empêcherait mais la license d'utilisation de Mac o/s donc.
D'abord, il est normal qu'on puisse installer Windows "tranquillement" si on l'a acheté ; c'est la moindre des choses tout de même.
Si vous achetez Mac o/s seul, vous ne pourrez par défaut pas l'installer sur votre PC et en plus Apple ne vous y autorise pas (alors que la chose est possible) pourquoi ce qui est la 'moindre des choses' pour Microsoft ne devrait pas l'être pour Apple ?
Complètement faux. On peut installer sur un PC autant d'OS qu'on veut. Bootcamp n'est pas l'invention du siècle. Avant il y avait lilo, aujourd'hui grub, etc. Le monde de l'informatique ne se résume pas à Apple et Microsoft. Pour information. Avoir 2 OS en même temps c'est vague. Ca peut vouloir dire les faire fonctionner en même temps ou avoir 2 OS d'installés sur la même machine. Bon! Sur Linux, on fait tout. Plusieurs OS d'installés sur la même machine, on virtualise un autre ordinateur, on émule windows, Mac et on fait fonctionner un linux dans linux. bootcamp, c'est vraiment le truc pour amuser la gallerie .
Puis-je m'autoriser à maintenir mon point de vue ? Allez, je m'autorise... Certes, il existe des logiciels qui permettent d'installer sur un PC d'autres OS à côté de Windows (merci du scoop) : je les ai essayés et je n'ai jamais réussi à les faire vraiment fonctionner, car je ne suis pas ingénieur en informatique. Moi je parle d'une solution livrée avec l'OS, dans l'OS, en standard, et qui fonctionne vraiment en pratique, sans buguer, sans virus... C'est le cas de bootcamp.
Cette solution "amuse sûrement la gallerie" comme vous dites, mais elle me sert quant à moi tous les jours (c'est pour ça que j'en parlais). J'ai en effet deux encyclopédies juridiques sur CD-ROM qui valent à elles deux 2800 euros et que je continue à utiliser sur Windows tout en profitant de la simplicité de mon Mac pour le reste...
Quant à l'autorisation d'installer Leopard sur un PC, puis-je rappeler que Leopard coûte quelque chose comme 130 euros (il n'y a qu'une seule version), alors que Windows 7 en version équivalente coûte 309 euros. Donc, pour deux licences Windows, on peut en avoir 5 Leopard. Perso, je n'ai pas besoin d'en avoir plus... La théorie du "on peut tout faire", "il y a plus de logiciels sur PC", "Mac ça coûte cher" etc. ce sont de vieilles rengaines que je connais bien, ayant aussi un PC. Honnêtement, ce n'est pas ce qu'un ordinateur permet de faire en théorie qu'on recherche, c'est ce qu'on fait vraiment tous les jours avec. Ca fait toute la différence, et c'est ça la force d'Apple à mon avis... Et peut-être aussi sa faiblesse si j'en juge par les réactions épidermiques que provoque tout utilisateur qui se trouve content avec son équipement "pommé" !
"La concurrence, je n'ai évidemment rien contre, mais cela ne devrait pas interdire des solutions packagées lorsque ces packages sont avantageux pour le client. Par ailleurs, on peut acheter Leopard séparément (vous l'expliquez très bien), mais rien n'interdit non plus d'installer Windows sur un Mac. Avec Bootcamp fourni gratuitement, on installe Windows tranquillement et on peut lancer sa machine avec l'OS de Redmond. Je ne crois pas que l'inverse soit possible car Microsoft ne l'autoriserait pas. Cela fait tout de même une petite différence, vous ne trouvez pas ?"
Votre raisonnement ne tient pas de bout : on peut installer Windows sur Macintosh avec un programme intitulé Bootcamp, mais on ne peut pas installer Leopard sur PC et, pour cela, Microsoft est en tort ? Windows, le produit de Microsoft, marche sur toutes les plateformes alors que celui d'Apple ne pourrait pas le faire selon vous et vous accusez Microsoft d'être à l'origine du problème ?! Tout cela, c'est sans compter que vous vous trompez dans les faits étant donné que Leopard fonctionne bien sur PC, que c'est Apple qui souhaite s'opposer à "l'interopérabilité" de son système d'exploitation et que Microsoft n'a rien à voir avec la conception de l'architecture x86 des PC puisqu'il n'est pas concepteur des processeurs Intel ou AMD et encore moins des chipsets qui leurs sont associés.
"Enfin, comme juriste, j'ajouterais un point : on ne peut abuser de sa position dominante que si on est en position dominante, ce qui n'est pas le cas d'Apple. C'est aussi ce qui explique que l'on reproche à Microsoft des comportements anticoncurrentiels qu'on ne reproche pas à Apple. Tout simplement. Dans ces conditions, effectivement, il vaut mieux être le second... Slate.fr en avait déjà parlé d'ailleurs !"
Comme juriste, je pense que vous devriez surtout revoir vos fondamentaux avant d'intervenir en public pour restreindre le champ de la réflexion collective. Le droit de la concurrence ne se limite pas à la sanction des monopoles et des abus de position dominante (article L. 420-2 du code de commerce) : son action est plus large. Vous auriez pu, par exemple, citer l'article L. 420-1 du code de commerce "Sont prohibées même par l'intermédiaire direct ou indirect d'une société du groupe implantée hors de France, lorsqu'elles ont pour objet ou peuvent avoir pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence sur un marché, les actions concertées, conventions, ententes expresses ou tacites ou coalitions, notamment lorsqu'elles tendent à : (...) Faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse ; (...) Limiter ou contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le progrès technique", ce que, précisément, Apple a organisé pour ses propres produits en négociant des prix communs avec ses revendeurs, par exemple.
Vous auriez aussi pu constater la confusion qui est trop souvent faite entre les pratiques anti-concurrentielles et d'autres pratiques, d'ailleurs dénoncées ici, qui sont néfastes du point de vue du consommateur et très probablement par rapport au droit de la consommation. Concurrence et consommation sont deux choses différentes : le droit de la concurrence concerne les professionnels entre eux tandis que la consommation concerne leurs relations avec le consommateur. Et ce qui peut être tiré des constats faits ci-dessus, c'est que si Microsoft est populairement jugé pour ses comportements anticoncurrentiels, Apple n'en est pas moins à son premier coup d'essai dans ce cadre et il fait probablement pire du point de vue du consommateur, et en cela je rejoins le commentaire suivant :
"Apple optimise son os pour ses matériels et ne souhaite pas qu'il soit distribué dans un autre contexte. La raison en est très simple: les composants utilisés ont globalement un mauvais rapport qualité prix (si on ne prend pas en compte le design). Ils ne passent pour du haut de gamme qu'en raison des optimisations et de leur parfaite adéquation avec le système d'exploitation. Et cela, la pomme n'a aucun intérêt à ce que cela se sache, même s'il s'agit par ailleurs d'une remarquable prouesse technique."
Vu le nombre de vos interventions et leur caractère erroné, j'aurai tendance à vous conseiller de ne pas intervenir ici simplement pour avoir le dernier mot. Lorsqu'on intervient en public, de surcroît quand on insiste autant que vous le faîtes, la moindre des choses est de vérifier ses informations et de réfléchir à ce que l'on publie, surtout si on se prétend juriste...