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Le cauchemar de Vuitton et Gucci devient réalité: les riches du monde entier ne veulent plus de logos flashy

Prada Marfa | Nan Palmero via Flickr CC License by

Prada Marfa | Nan Palmero via Flickr CC License by

Les riches ne souhaitent plus arborer les logos ultra-reconnaissables des grandes marques.

Le Washington Post estimait ce 15 juin que Louis Vuitton, Gucci et Prada avaient des soucis à se faire. La raison? Les riches du monde entier «préféreraient des pièces uniques en lieu et place des sacs à main ultra-reconnaissables des grandes marques».

Le quotidien américain donne plusieurs raisons à cette évolution. Johann Rupert, le directeur-général de Richemont, propriétaire de Cartier et d'autres grandes marques de luxe, avait ainsi raconté lors d'une conférence que cela le tenait éveillé la nuit.

«Les gens qui ont de l'argent ne souhaiteront pas le montrer. Si les parents du meilleur ami de votre fils se retrouvent sans emploi, vous ne voudrez pas acheter une voiture ou quoi que ce soit de trop tape-à-l'œil.»

L'accroissement de l'écart entre les plus riches et les autres joue sans doute un rôle. C'est ce qu'un professeur de marketing appelle «le sentiment de culpabilité des yuppies», qui cherchent donc moins à acheter des logos.

«Marque pour secrétaires»

Pour plusieurs personnes interrogées par Ewan Rambourg dans son livre sur les consommateurs de luxe chinois, Vuitton est trop tape-à-l'œil et ordinaire:

«Je ne peux pas acheter de Vuitton, j'en ai trop vu, c'est une marque pour secrétaires.»

 

«Louis Vuitton est devenu trop ordinaire. Tout le monde en a. Vous en voyez dans tous les restaurants de Pékin. Je préfère Chanel ou Bottega Veneta, désormais. Elles sont plus exclusives.»

Il y a deux ans, nous racontions également que le monogramme de la marque était devenu symbole du beauf et plus du luxe.

Il faut dire que mes marques n'avaient pas forcément prévu qu'une rappeuse comme Kreayshawn en parle, à sa façon.

«Gucci, Gucci, Louis, Louis, Fendi, Fendi, Prada. Les salopes de base portent ces trucs, donc je n'essaie même pas.»

Par ailleurs, la vitesse avec laquelle un article passe de «must-have» au «déjà-vu et revu» a considérablement accéléré avec les réseaux sociaux. Résultat, quand certains articles arrivent en magasin, «les clients sont déjà passés à autre chose», raconte au Washington Post Aba Kwawu, le président de TAA PR, une société de conseils.

Le quotidien américain rappelle que ce phénomène est donc également visible en Chine –et ce à une bien plus grande vitesse qu'aux États-Unis. Sans compter que, en plus du ralentissement de l'économie, le Washington Post estime que la répression de la corruption a également joué un rôle.

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