Monde

Pour désorienter les passagers d'avion, un habitant de Milwaukee écrit «Bienvenue à Cleveland» sur son toit

Temps de lecture : 2 min

Depuis quarante ans, les passagers qui vont atterrir à l’aéroport de Milwaukee ont une raison de croire que leur avion va se poser dans une ville à 700 kilomètres de leur destination.

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«Welcome to Cleveland», peut-on lire sur ce toit au croisement de la South Delaware Avenue et de la East Rusk Avenue à Milwaukee | Capture d’écran Google Maps

Mark Gubin est un artiste et photographe américain avec un sens de l'humour assez particulier. En 1978, il s'est rendu compte que son studio était situé sur le chemin des avions qui atterrissaient à l'aéroport local de Milwaukee, dans le Wisconsin. Son assistante s'est dit que ce serait sympa d'écrire un message de bienvenue sur le toit. Et c'est alors que Gubin a eu un éclair d'inspiration: au lieu d'écrire «bienvenue à Milwaukee», pourquoi ne pas écrire «bienvenue à Cleveland», pour que les gens s'inquiètent et soient désorientés?

S'il avait écrit «bienvenue à Shanghai», la plaisanterie aurait été inoffensive, mais il a choisi «bienvenue à Cleveland» car c'est une ville à 700 kilomètres de Milwaukee, et certains passagers peuvent donc aisément penser que leur avion n'est pas en train d'atterrir au bon endroit.

Supercherie

Depuis près de quarante ans, Gubin repeint régulièrement les lettres, qui mesurent deux mètres de haut. Elles sont même visibles sur Google Maps. En 2005, il en parlait au Milwaukee Journal Sentinel:

«Il n'y a pas vraiment d'explication, sauf la folie. Et je suis plutôt doué pour la folie.»

Ce projet absurde l'a déjà rendu célèbre il y a plus de dix ans, mais son œuvre vient de refaire surface sur Twitter, explique le site du magazine GQ, qui décrit Gubin comme «une légende, un dieu et un héros parmi les hommes».

«Le maître du trolling peint “Bienvenue à Cleveland” sur sa maison près de l’aéroport de Milwaukee.»

À l'époque, il avait été invité par un résident de Cleveland qui lui avait proposé de peindre «bienvenue à Milwaukee» sur un toit de la ville, mais Gubin n'a malheureusement pas eu le temps. Selon le Milwaukee Journal Sentinel, des stewards et hôtesses de l'air de certains vols Denver-Milwaukee avaient pris l'habitude de faire référence au toit de Gubin et de prévenir les voyageurs de la supercherie.

Un conseilleur municipal lui avait écrit une lettre pour évoquer la «panique et l'indignation» causées par son message de bienvenue, mais il trouvait la plaisanterie plutôt amusante et aucun officiel de la ville ou de l'aéroport ne lui a jamais demandé de l'effacer.

Slate.fr

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