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Saint-Bernard, 23 août 1996: comment une évacuation de migrants a changé la politique française

L'évacuation de l'église Saint-Bernard, le 23 août 1996. REUTERS/STR New.

L'évacuation de l'église Saint-Bernard, le 23 août 1996. REUTERS/STR New.

Vingt ans et d'autres occupations plus tard, le souvenir de cet évènement qui contribua à ramener au pouvoir une gauche pourtant gênée aux entournures sur les questions d'immigration résonne encore.

Une hache. Ou plutôt un merlin, à en croire les spécialistes. Mais disons une hache, puisque ce sera la dénomination partout retenue, une hache qui a pris une terrible importance dans l’une des chansons de geste les plus symboliques de l’histoire de l’immigration en France. Deux gendarmes mobiles, préposés à l’effraction, se servent de cet outil, ou de cette arme, pour forcer, vers 7h55, le 23 août 1996, la porte de l’église Saint-Bernard (XVIIIe arrondissement de Paris), où sont réfugiés quelques deux cent dix «sans-papiers» sénégalais, maliens et mauritaniens, ainsi que les sympathisants qui soutiennent leur mouvement depuis leur installation, deux mois plus tôt.

Et cette hache figurera dans tous les récits des témoins et dans les commentaires de la presse, au lendemain de l’opération d’expulsion ordonnée, assez névrotiquement, par Jean-Louis Debré, le ministre de l’intérieur de Jacques Chirac, et dix ans plus tard encore, pour l’anniversaire de cette «occupation» mémorable d’une église par les plus humbles de ses paroissiens de circonstance; et encore en juin 2015, après la tentative avortée d’y retourner, cette fois, avec un groupe d’Erythréens et de Soudanais, quand reviendra, comme une aubaine pour les uns, comme une hantise pour les autres, le souvenir de 1996.

«Moi, ce qui m’a choqué, c’est qu’on démolisse avec des haches la porte d’une église.» La remarque, plus tard, viendra d’Edouard Balladur, l’ancien candidat à la présidentielle de 1995. Martine Aubry avait prononcé à peu près la même phrase, dans une manifestation organisée juste après l’évacuation. Cette hache, pour tous ou presque, point fixe des mémoires. L’incarnation du sacrilège commis alors. L’idée-même du médiévalisme de l’Etat quand il s’entête à vouloir que force reste à ses gens d’arme.

Dans la pénombre adoucie par la lumière des vitraux, des coups portés qui résonnent dans une nef de tous temps déclarée territoire sacré de l’asile, où le silence est de rigueur… il est aisé de se représenter une telle scène, et d’y trouver comme une volonté de profanation. La hache est pour la porte latérale, et juste pour elle, avant que les quatre autres entrées ne cèdent à leur tour, mais tout le monde, même rétrospectivement, liera l’idée, et le son, aux dizaines de femmes, d’enfants et aux six nouveau-nés réunis à l’intérieur; aux dix grévistes de la faim, aussi, qui sont allongés dans le coin le plus reculé.

«J'ai un peu honte»

Pourtant le fracas de l’acier contre le bois est la dernière «brutalité policière» de ce 23 août 1996, dans l’enceinte de Saint-Bernard. Du bruit encore quand les gendarmes mobiles repoussent la dérisoire barricade de bancs dressée contre les portes. Puis un calme étrange. Un moment de flottement. Les forces de l’ordre se figent, comme des retardataires, un peu ridicules, qui viendraient se joindre à l’office en oubliant de se découvrir. C’est bien un office qu’elles viennent de déranger par leur entrée remarquée. Au premier coup de hache, le curé de la paroisse, Henri Coindé, a ouvert son micro et entrepris de lire, devant les familles africaines, la presse et les représentants des associations, le célèbre discours de Martin Luther King, en 1963, devant le Lincoln Memorial de Washington («I have a dream»).

Les fidèles n’en connaîtront pas la fin. L’abbé est interrompu par Pierre Otavi, le directeur de la sureté, qui assure à l’assemblée qu’il n’y aura pas de violence. «L’occupation» trouble l’ordre public, explique-t-il, des hommes font l’objet d’une injonction à quitter le territoire et les autorités sont simplement là pour les extraire, un à un, s’il le faut. Le ministère a tout prévu, puisque de nombreuses policières figurent dans les rangs des derniers arrivés, ainsi que la Brigade des mineurs. Tranquille opération, d’abord, de recensement, comme pour un sondage, dans la rue. Des gendarmes rangent les chaises sans bruit, pour faire place nette. Saint-Bernard, curieusement, retrouverait presqu’une atmosphère d’église. Les enfants sont regroupés. Il en manque un. Il est dans les bras de la comédienne Emmanuelle Béart. Il a fait pipi, de peur. L’actrice est interpellée, et emmenée au commissariat.

«Avec humanité et coeur...»: la une de Libération au lendemain de l'évacuation, le 24 août 1996.

Les hommes célibataires se sont liés à des sympathisants, un noir, un blanc, et ainsi de suite, serrés fort les uns contre les autres, ils appellent ça «faire le damier», assez loin des femmes, parce qu’on craignait une pluie de matraquage. Mais les décrochages corporels sont assez précautionneux. Arracher une main noire, puis l’autre, d’un bras blanc. Technique rodée, depuis ces dernières années. Une file indienne se forme, devant les photographes. Quatre gendarmes ou policiers en civil par corps à transporter vers les cars, rangés devant le parvis.

Les grévistes de la faim sont entourés par des membres de Médecins du monde. Le cancérologue et ancien ministre Léon Schwartzenberg, Alain Krivine, de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), et Jack Ralite, du PCF, surveillent les pompiers qui transfèrent les alités sur des brancards. Léon Schwartzenberg, 73 ans, se débat comme un jeune militant, et il faut le porter dehors. A 9h30, l’église est rendue, vide, à son curé, qui pleure doucement: «J’ai un peu honte… un peu honte pour nous.»

Le gouvernement d’Alain Juppé vient de remporter une bataille. Cela en fait toujours une, car d’une façon générale, ses succès se font rares, un peu plus d’un an après l’élection de Jacques Chirac et de sa «fracture sociale». Les sondages sont en berne. Le Premier ministre a dû renoncer à sa réforme des retraites, après le mouvement de grèves du début de l’hiver 1995, et les rumeurs vont bon train sur la tentation, pour le pouvoir, d’une dissolution de l’Assemblée nationale.

L’immigration est devenue un sujet politique de première importance pour la droite. En dénonçant sans répit la présence d’étrangers en France, Jean-Marie Le Pen, qui vient d’égaler son score électoral de 1988 (15% contre 14,38%) a fini par écorner l’électorat de la majorité. A chaque fois que celle-ci revient aux affaires, elle s’empresse, dès les premiers mois de son exercice, de faire adopter des lois plus restrictives quant à l’accueil des immigrés, et de promettre de multiplier les les «reconduites à la frontière». Les «lois Pasqua» de 1986 et de 1993, celle aussi que prépare Jean-Louis Debré pour la fin de l’année, ont pour objet d’assurer l’opinion de «la fermeté» des conservateurs, après «le laxisme» de la gauche.

La décennie 90
voit se durcir
le débat sur la «régularisation»
des travailleurs étrangers

sans statut légal

Si les années 80 ont été en partie marquées, après la «marche des beurs», par les polémiques sur la place, dans la société, de la deuxième génération issue de l’immigration –mais française–, la décennie suivante voit se durcir le débat sur la «régularisation» des travailleurs étrangers sans statut légal. Les lois Pasqua confinent désormais à l’ubuesque, en particulier pour les familles dont les enfants sont nés en France, et qui, de ce fait, sont non expulsables, mais auxquelles on refuse des cartes de résidents, et pour tous ceux, souvent présents depuis des années, pourvus d’un logement et d’un contrat de travail, qui sont maintenus dans la condition de clandestins. Désormais, les immigrés revendiquent leurs droits à visage découvert. Une «coordination» de sans-papiers maliens s’est formée à Montreuil, qui a occupé longtemps l’esplanade de Vincennes, en 1992. Quand se lance, en mars 1996, le mouvement de ceux qu’on n’appellera bientôt plus que «les Saint-Bernard», une «occupation» est déjà en cours, dans la basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où certains migrants ont entamé une grève de la faim.

Avec les uns et les autres, au secours d’eux, souvent les mêmes organisations comme le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ou le Groupe d’information sur les travailleurs immigrés (Gisti), qui poursuit les arrêtés du ministère de l’Intérieur devant le Conseil d’Etat et la Cour européenne des droits de l’homme; l’association Droits devant!, animée notamment par Léon Schwartzenberg et Mgr Jacques Gaillot, «l’évêque gauchiste», ou encore la LCR d’Alain Krivine, très engagée depuis les années 70 auprès des migrants. Des «gauchistes», donc, des militants à la fibre anticolonialiste, des humanitaires comme Médecins du monde. Beaucoup de chrétiens aussi. Depuis la seconde vague des lois Pasqua, en 1993, l’épiscopat catholique se montre plutôt solidaire des mouvements de «régularisation», et leur ouvre volontiers ses églises. Le 20 mai 1993, Mgr Pierre Joatton, évêque de Saint-Etienne et président du Comité épiscopal des migrants, a réaffirmé le soutien de l’Eglise aux sans-papiers, «au moment, a-t-il écrit, où les nouvelles dispositions légales les concernant peuvent donner l’impression qu’on les désigne comme la cause de tout ce qui ne va pas dans notre pays».

«Seuil de tolérance»

Le 18 mars 1996, ils sont près de trois cents, Sénégalais, Maliens, Mauritaniens, à pénétrer dans l’église Saint-Ambroise, dans le XIe arrondissement de Paris, qui a été choisie pour sa proximité avec le centre d’accueil de Médecins de monde. Parmi eux, beaucoup de femmes et d’enfants nés sur le sol national, de familles qui demandent à bénéficier de cartes de séjour de dix ans. Mais le curé laisse entrer la police. Début d’une errance, le 22 mars, dans la capitale. D'abord au gymnase Jappy, dans le même arrondissement, où furent rassemblés des juifs lors de la rafle du Vél d’Hiv, entre 1941 et 1942, devenu haut lieu de meeting des causes de la gauche. Le groupe et ses soutiens en sont expulsés deux jours plus tard. Ils dorment, dispersés, dans les sièges sociaux des associations, et à la LCR, jusqu’à ce qu’Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil ne les invitent à se regrouper à la Cartoucherie de Vincennes. La metteuse en scène tente de mobiliser des artistes et des intellectuels et demande à des personnalités, emmenées par l’ancien diplomate et résistant Stéphane Hessel, de constituer un Conseil de médiateurs, qui tentera d’arracher au ministère des cartes de résidents.

Dans l'église Saint-Bernard, le 22 août 1996. REUTERS/Jacky Naegelen.

Le Bois de Vincennes est cependant bien loin de la Rive gauche. Le mouvement tarde à s’élargir. Les familles quittent alors la Cartoucherie, le 10 avril, pour les anciens ateliers de la SNCF, rue Pajol (XVIIIe arrondissement), sur les hauteurs de la Goutte d’or, le quartier parisien de l’immigration par excellence. Sur les 210 dossiers remis au ministère de l’Intérieur par le Collège des médiateurs, seules vingt-deux personnes se voient délivrer un permis, valable un an seulement. L’offre de négociation des amis d’Ariane Mnouchkine s’est même refermée sur un piège: les services de Jean-Louis Debré accordent généreusement un mois et demi à des dizaines d’hommes du groupe pour quitter «volontairement» le territoire. C’est l’élément déclencheur de Saint-Bernard. L’église est voisine, toujours à la Goutte d’or. Pendant la Commune, Louise Michel y tenait les réunions de son club révolutionnaire. Le curé, Henri Coindé, acquiesce. Il est familier de ces paroissiens venus d’ailleurs. Le 3 juillet, dix célibataires entament une grève de la faim.

Beaucoup de militants socialistes s’étonnent de la discrétion de la rue de Solférino sur le sort des «Saint-Bernard». C’est qu’au milieu des années 90, le PS n’est pas loin de partager le point de vue de la droite sur le sujet de l’immigration. Le dossier écartèle le socialisme français depuis que Michel Rocard, alors Premier ministre, a déclaré à la télévision, le 3 décembre 1989, que la France ne pouvait pas «héberger toute la misère du monde». Point de vue partagé, la même année, par François Mitterrand, qui a recommandé de ne pas augmenter le nombre global de régularisations. «Le seuil de tolérance des Français à l’égard des étrangers a été atteint dans les années 70», a expliqué le président. Le gouvernement d’Edith Cresson a ensuite beaucoup découragé les sympathisants de la cause immigrée, en 1991, en n’accordant, après bien des débats internes à la gauche, qu’une dizaine de milliers de statuts de réfugiés aux quelques cinquante mille déboutés du droit d’asile qui avaient été enregistrés par les associations. Edith Cresson elle-même a envisagé publiquement d’affréter des avons pour reconduire des étrangers «clandestins» dans leurs pays d’origine. Du coup, le gouvernement a du faire face à une grève de la faim, dans l’église Saint-Joseph (Xe arrondissement).

Le seuil de tolérance des Français à l’égard des étrangers a été atteint dans les années 70

François Mitterrand

D’une certaine manière, les Jeux olympiques d’Atlanta sauvent le mouvement de 1996. Ou plutôt leur clôture, le 4 août. Privés d’actualité, le mois traditionnellement le plus creux de l’année, les médias découvrent Saint-Bernard, son curé tolérant, ses «occupantes» sénégalaises au caractère bien trempée, ses naissances, sa grève de la faim. Même son mariage, célébré au milieu d’une assistance africaine qui n’était pas invitée à la noce. En août, le Conseil des médiateurs n’a encore obtenu qu’une cinquantaine de cartes de résidents. La LCR, qui connaît bien son ministère, recommande l’insistance: l’Etat cède, lentement, si lentement, mais la présence des immigrés est une fatalité, douce aux yeux de ses sympathisants, de plus en plus insupportable à beaucoup d’autres, mais une fatalité impossible à enrayer. Au pays des droits de l’homme, le rapport de force est aussi affaire de théâtralisation, et le gouvernement d’Alain Juppé, lui aussi héritier des Lumières, finira, croit-on, par se laisser fléchir.

Comme la presse s’est enfin mêlée de l’affaire, comme de plus en plus d’artistes viennent passer leurs soirées d’août dans l’église ou sur le parvis qui l’entoure, comme, du coup, Lionel Jospin, le premier secrétaire du parti socialiste, entreprend de demander des comptes au pouvoir, l’esquif Saint-Bernard devient peu à peu cause nationale. Les manifestations de soutien, place de la République, rassemblent de plus en plus de monde. Mais c’est encore en province que cette «occupation» rencontre l’écho le plus important. Des paroisses lancent des appels au jeûne, en signe de solidarité. Le ministère doit redouter une extension nationale de la revendication immigrée, alors, aux premiers signes locaux, dans une grande ville ou dans une autre, il accorde des cartes de résident, sans donner à ses décisions trop de publicité. Comme à Lille, où le préfet promet de reprendre l’examen des dossiers déposés. Ou à Tours, où commence une grève de la faim, en l’église Saint-Paul. Encore à Saint-Denis, histoire, déjà, de rendre la basilique à ses paroissiens habituels.

La carotte et le bâton

Dans le traditionnel scénario de la carotte et du bâton, l’église Saint-Bernard se voit échoir le rôle de la victime du bâton. Le gouvernement se cabre, et seulement sur son cas. Il a besoin d’une mise en scène, force et fermeté, vis à vis de son électorat. Il faut dire qu’Ariane Mnouchkine, Alain Krivine, Stéphane Hessel, tous les parrains, toutes les femmes africaines, de cette contestation de la Goutte d’or mettent aussi beaucoup de talent à l’expression de leur mécontentement. Le 12 août, la police vient évacuer pacifiquement les grévistes de la faim. Mais les médecins des hôpitaux refusent d’aliter des Africains qui leur sont présentés de force. Aussi les grévistes reviennent-ils poursuivre leur action, le lendemain, dans l’église.

La police a prévenu plusieurs fois qu’elle allait évacuer Saint-Bernard. Le délai avant expulsion des célibataires est déjà dépassé. Le 22 août, Alain Juppé brise les derniers espoirs des plus optimistes en déclarant que «ce mouvement et cette grève n’ont plus d’objet». Le lendemain matin, la Goutte d’or découvre, à l’aube, qu’elle détient le record national de la présence policière dans un même quartier. Des dizaines de camions et de cars prennent position dans l’arrondissement. Beaucoup plus d’un millier d’hommes, gendarmes, CRS et civils.

Une manifestation de soutien aux sans-papiers, le 28 août 1996. REUTERS/Jean-Christophe Kahn.

Dans l’église, on fait sonner les cloches, tocsin de l’invasion promise. Plusieurs centaines de manifestants entourent l’édifice, qui veulent retarder l’expulsion. Les plus déterminés sont assis devant les portes les grilles, serrés les uns contre les autres. Mais les premiers gendarmes mobiles, rompus à l’exercice, en distribuant des coups de matraques, en marchant sur les corps, au besoin, parcourent ces mètres de résistance humaine avec une incroyable facilité. Déjà, ils escaladent les grilles, les hommes à la hache en tête, pendant que des escadrons font brutalement reculer la foule au-delà du parvis. Puis les cars et les ambulances viennent se ranger, en une ronde très maîtrisée. Enfin, les coups de hache, contre la porte latérale.

Des centaines de manifestants iront se masser, dans la journée, devant le centre de rétention administrative de Vincennes, où ont été conduits les 210 immigrés, et aux abords duquel auront lieu d’autres échauffourées. Le ministère a réussi un beau coup de balai, mais c’est aussi une défaite, qui comptera sans doute, un an plus tard, dans le retour de la gauche au pouvoir. Un coup de menton, un peu appuyé, pour rien, dira-t-on, qui a jeté la gauche dans la rue, pour toute la fin de l’été 1996, et qui s’est même attiré les critiques d’une partie de l’opinion conservatrice.

Beaucoup de familles de Saint-Bernard quittent, libres, le centre de rétention de Vincennes, le lendemain même de leur interpellation. Les autorités se font fort, annoncent-t-elles encore, d’expulser hors de France une cinquantaine de célibataires, mais comme les syndicats de pilotes d’Air France préviennent que les équipages refuseront leur embarquement, le ministère préfère changer rapidement de sujet.

Quelques semaines après le mouvement des «Saint-Bernard», les trois quarts des immigrés passés par l’emblématique église de la Goutte d’or sont régularisés. Les autres attendront encore un peu. Au retour de la gauche, en 1997, ils seront déclarés prioritaires, comme si on les savait détenteurs d’une décoration.

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