Partager cet article

Selon le futurologue Ray Kurzweil, nos cerveaux seront connectés à Internet d'ici 2030

A treatise on anatomy, physiology, and hygiene .. (1849) | CircaSassy via Flickr CC License By

A treatise on anatomy, physiology, and hygiene .. (1849) | CircaSassy via Flickr CC License By

Dans un futur pas si lointain, le cerveau humain pourrait bien se prolonger dans le cloud.

C’est un classique de la science-fiction qui pourrait devenir réalité si l’on en croit Ray Kurzweil, pionnier de l’intelligence artificielle et chef de l’ingénierie chez Google. Lors d’une série de conférences début juin, le futurologue a affirmé que le cerveau se prolongerait dans le flux d’informations des objets connectés, ce qu’on appelle désormais le cloud (informatique en nuage, dans laquelle les serveurs fonctionnent en réseau sur internet). En d’autre terme que notre cerveau sera lui aussi connecté au réseau.

Selon Kurzweil, qui est célèbre pour avoir popularisé la notion de singularité, qui désigne un futur proche dans lequel l’humanité sera augmentée au point que le règne humain et les machines seront devenus un même ensemble dont les parties seront indiscernables, «notre pensée sera un hybride de pensées biologiques et non biologiques. Nous allons graduellement fusionner et nous améliorer. Selon [lui], c’est la nature de l’être humain –de transcender ses limites», relate l'International Business Times. Dans les années 2030, l'origine de nos pensées serait alors majoritairement non biologique, affirme-t-il.

Réalité augmentée

Nous construirons donc des passages entre le cerveau humain et l’extérieur connecté, le fameux cloud, en conséquence de quoi nous baignerons en permanence dans un univers de réalité augmentée. Et, comme dans les pires scénarios de fiction du genre, nous pourront effacer sélectivement des parties de notre mémoire et en retenir à l'inverse d'autres, précise le site Computer World.

Kurzweil a bien alerté par le passé sur l’ambivalence des inventions technologiques, qui recèlent des promesses de progrès mais aussi des dangers nouveaux. Mais on se demande combien il faudra payer pour disposer d'une cybersécurité suffisamment résistante pour ne pas être victime d'un hacker souhaitant implanter de faux souvenirs dans notre cerveau-cloud. Et on ne sait pas encore ce qu’il adviendra de notre cerveau lorsque les serveurs à distance planteront, ce qui, n’en doutons pas, continuera de se produire dans le futur...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte