Partager cet article

Le gouvernement américain veut créer un logiciel pour détecter et interpréter vos tatouages

Le joueur du PSG Zlatan Ibrahimovic, le 14 février 2015, lors d'un match face à Caen. REUTERS/Philippe Wojazer

Le joueur du PSG Zlatan Ibrahimovic, le 14 février 2015, lors d'un match face à Caen. REUTERS/Philippe Wojazer

Le but affiché est de mieux repérer les criminels.

La démarche a de quoi étonner, mais elle est très sérieuse. Le journal Nature rapporte qu’une équipe de chercheurs américains collabore avec la justice sur un programme permettant de détecter, analyser et interpréter les photos de tatouages. Cette collaboration fait suite à un concours organisé début juin en partie par le FBI, le département de la défense américain et celui de la justice, rappelle Quartz. Le «gagnant» était ensuite choisi pour travailler avec le gouvernement. 

Le tout étant d’arriver à remplacer «les recherches manuelles dans les bases de données sur les marques corporelles, qui font perdre du temps, par un logiciel de comparaison d’images pour aider à identifier les victimes de crimes et les suspects», explique Nature. Étant donné que les membres de gangs se font régulièrement tatouer, les autorités ont demandé aux concurrents de proposer un programme capable de repérer des croix gammées, des serpents, des chevaliers, ou encore des sorcières. 

L’algorithme sélectionné pour le développement devrait permettre d’oublier la simple description «tatouage de chat», et de distinguer un tatouage de félin d’un tatouage Hello Kitty par exemple. Il est même capable de reconnaître des différences de forme et de couleur dans les photos de tatouage, note Nature. 

Mais Landis Huffman, ingénieur chez MITRE, un compagnie du Massachusetts, explique au journal que le reconnaissance de tatouage est beaucoup plus difficile que la reconnaissance faciale à cause des multiples variations et de détails qu’ils contiennent. Si on ajoute à cela le fait que les tatouages deviennent parfois flous, qu’ils sont modifiés ou que des poils viennent cacher le dessin, les chercheurs doivent encore mettre en place de nombreuses variables d’ajustement. 

Plus largement, les logiciels informatiques ont encore beaucoup de mal à comprendre et interpréter les images. «Nos ordinateurs les plus avancés ont du mal à distinguer des images de chats», ironise Quartz avant d’ajouter que l'usage d’un algorithme aussi puissant irait au-delà de la simple utilité judiciaire: «Comme la directrice des recherches sur l’intelligence artificielle à Stanford, Fei-Fei Li, l’a suggéré dans dans son Ted Talk, à l’avenir, nous pourrions avoir des systèmes de sécurité qui pourront répondre à une vidéo d’un enfant en train de se noyer en détectant ce qu’il se passe, plutôt que de simplement l’enregistrer.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte