Histoire / Culture

Le plus grand livre du monde n’est pas en papier

Temps de lecture : 2 min

Imaginez un écrit réparti sur plus de 700 stèles de marbre et vous êtes face au plus grand livre du monde.

Les écrits sont gravés dans du marbre | Jason Eppink via Flickr CC License by
Les écrits sont gravés dans du marbre | Jason Eppink via Flickr CC License by

Il faut remonter au premier siècle avant Jésus-Christ pour retracer l’origine de ce livre intitulé Tripitaka et rassemblant l’ensemble des textes fondateurs de la religion bouddhiste. Bien plus proche de nous, en 1857 en Birmanie, le roi Mindon décide d’en graver l’intégralité sur des stèles de marbre. Onze ans plus tard, le plus grand livre du monde est né.

Pour le trouver, il faut aller à la pagode Kuthodaw en Birmanie, un lieu à la gloire du bouddhisme. Déjà impressionnant vu de l’extérieur, le temple l’est encore plus à l’intérieur des stûpas (dômes servant de représentation et de commémoration du Bouddha) renfermant des heures de lecture gravées à la main. Pour lire le texte écrit en pali (une langue parlée autrefois en Inde), il faut parcourir 730 stèles de marbre recto-verso, chacune mesurant environ 1,5 mètre de haut et 13 centimètres d’épaisseur.

Les stûpas rassemblant les écrits | Paul Arps/Flickr

Au milieu des années 1880, le site fut pillé par les troupes britanniques, qui grattèrent l’encre dorée contenue dans chacune des lignes pour l’emporter. En 1892, une restauration des lieux fut lancée et de l’encre noire choisie pour remplacer l’or. Les écrits sont donc toujours visibles et le site est devenu un lieu touristique, également très fréquenté par les Birmans. Souvent considéré comme le plus grand livre du monde, il est inscrit au Registre de la Mémoire du monde.

Joshua Foer Cofondateur du site Atlas Obscura

Atlas Obscura

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