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Aime-t-on les marques autant que les personnes?

Marques Avenue (ROMANS,FR26) | jean-louis Zimmermann via Flickr CC License By

Marques Avenue (ROMANS,FR26) | jean-louis Zimmermann via Flickr CC License By

Une étude révèle qu’on est moins attaché aux marques qu’à la personne que l'on aime... mais qu’on les préfère à nos amis proches.

Elles sont partout: à la télévision, au début d’une vidéo sur YouTube, sur la voie publique avec les panneaux publicitaires: les marques nous entourent constamment. Mais de quelle manière y sommes-nous attachés? Avons-nous le droit de dire qu’on aime une marque et ne faudrait-il pas plutôt dire simplement qu’elle nous plaît?

C’est pour répondre à ces questions que l’université de Wuppertal en Allemagne a réalisé une étude scientifique menée par le professeur Tobias Langner et son équipe, dont les résultats ont été publiés début mai dans la revue Psychology and Marketing. Les chercheurs voulaient connaître la manière dont nous aimons les marques, écrit le site Fast Co Design, qui détaille le déroulement de leurs expériences. Ils ont demandé à 60 étudiants d’évoquer les marques et les personnes qu’elles préféraient. Ainsi, les chercheurs se sont aperçus que certains étudiants parlaient de la même façon de personnes et de marques.

Excitations

Par la suite, ils ont poursuivi l’étude avec 20 autres étudiants. Ils leur ont montré des photos de leur compagne ou compagnon, d’un ami, d’une marque qu’ils affirmaient «aimer» et d’un produit qu’ils appréciaient. Ils mesuraient ensuite les excitations émises grâce à des électrodes placées sur le corps, et ont tout d’abord vu que la personne éprouvait quelque chose de bien plus fort en voyant celle ou celui qu’elle aimait que lorsqu’elle voyait sa marque chérie.

Pour le moment, tout va bien.

Mais dès lors que les chercheurs ont montré des photos d’une marque appréciée et d’un ami proche, il s’est avéré que la personne ressentait quelque chose de nettement plus fort lorsqu’il s’agissait de sa marque préférée: elle émettait des ondes moins fortes lorsqu’elle voyait une photo de son ami.

Certes, au vu de la petitesse de l'échantillon, les chercheurs précisent que ces résultats sont préliminaires et qu'il faut rester prudents lorsqu'on transpose les théories sur les liens entre individus à ceux que nouons avec des entités comme les marques.

Selon le site Big Think, cet «amour» des marques n'est pas de la même nature que celui que l'on ressent pour les personnes: les participants à l'expérience en parlaient comme d'un échange et d'un gain qu'ils ne trouveraient pas chez une autre marque, alors que l'amour romantique naît de sentiments plus altruistes.

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