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Quand Jean-Claude Gaudin était maire de l'OM

Jean-Claude Gaudin et Bernard Tapie, le 14 juin 1995. REUTERS/Jean-Paul Pélissier.

Jean-Claude Gaudin et Bernard Tapie, le 14 juin 1995. REUTERS/Jean-Paul Pélissier.

En juin 1995, le tout nouveau maire de Marseille doit prendre les rênes d'un OM relégué en deuxième division après la faillite de Bernard Tapie. Seul problème: il ne connaît rien au ballon. Entre intrigues politiques, déjeuners aux spaghettis et tacles de briscards, les acteurs de l'époque racontent leurs souvenirs.

Marseille (Bouches-du-Rhône)

Sur son bureau de maire de Marseille, des clichés de lui tout sourire avec son ami Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac ou la reine Elizabeth. À sa droite, quelques livres empilés habilement et, posée sur la table basse, une maquette du ferry-boat qui fait des allers-retours entre les deux quais du Vieux-Port, sous les fenêtres grandes ouvertes de la mairie baignée de soleil.

Vu la hauteur du plafond et malgré la chaleur écrasante de ce mois de juin, rien ne semble pouvoir toucher Jean-Claude Gaudin; pas même les quelques sueurs d'un mercato dont Vincent Labrune va profiter pour dégraisser l'effectif de l'OM. «La seule chose que je lui ai dit, c'est qu'il avait intérêt à garder Bielsa comme entraîneur!», prévient Gaudin, qui ne tente pas de cacher ses relations parfois tendues avec le président de l'OM, notamment sur le loyer du Vélodrome, qui a subitement augmenté l'été dernier.

Si Gaudin fait mine de s'intéresser au club de sa ville, on ne remarque pourtant aucune écharpe de l'OM dans son bureau; ni aucune photo de l'enceinte du Boulevard Michelet, sur laquelle on a apposé un toit blanc sublime il y a quelques mois. Une enceinte qui, avec l'Argentin Marcelo Bielsa, fait la fierté des 40.000 abonnés et supporters du club, quatrième de Ligue 1 cette saison. Pourtant, Jean-Claude Gaudin a des anecdotes à raconter sur une institution dont il a été le président –par intérim et pendant un peu plus d'un an, certes–, à partir de juin 1995: «Je n'ai jamais été un fanatique du football », confie-t-il, entre deux coups de téléphone et une séance photo pour refaire son passeport expiré depuis le début de l'année. «Il faut bien le reconnaître, c'est à cette époque là que j'ai appris ce qu'était une surface de réparation!».

Quand il s’assoit dans le fauteuil de maire de Marseille, il y a vingt ans, Jean-Claude Gaudin n'a pas le temps de s'assoupir. Le tribunal l'oblige très vite à reprendre les rênes d'un club rétrogradé en deuxième division après le scandale du match truqué VA/OM et la faillite de Bernard Tapie, alors vainqueur adulé de la Ligue des champions en 1993, qui a laissé le club exsangue et sous la menace d'une liquidation financière. «Je n'avais rien demandé», peste gentiment Gaudin, qui trouve vite en Jean-Michel Roussier le partenaire idéal pour gérer les affaires au quotidien, au sein d'une société d'économie mixte désormais propriétaire de la maison. Il le nomme président délégué en juillet 1995, en attendant de trouver un repreneur solide et crédible à long terme. À l'époque, ça ne court pas les rues. Il faut dire que l'OM n'est plus très sexy, les recettes télés ayant été divisées par dix avec la rétrogradation en D2. Quelques années plus tard, en 2006, Jean-Michel Roussier sera condamné dans l'affaire des comptes du club: 18 mois de prison avec sursis et 100.000 euros d'amendes pour abus de biens sociaux, dans une affaire de transfert louche et de commissions occultes.

Mais pour l'heure, au milieu des années 90, il s'agit surtout pour Gaudin de trouver un gaillard capable de tenir la baraque. Et surtout, un homme en qui il a toute confiance. Roussier est la personne idéale, car le club suscite les convoitises et certains adjoints se poussent du col pour le contrôler eux-mêmes. Dont un certain Renaud Muselier, dauphin du maire de Marseille, dont l'étoile va ensuite pâlir. «Il voulait que je lui laisse la présidence. Mais je refusais qu'on mélange l'action politique et le sport. Je n'ai jamais voulu en profiter», attaque Gaudin, qui doit également repousser les assauts de Robert Villani, chirurgien réputé et adjoint aux sports de la ville de 1995 à 2008, décédé en juin 2013. «Je leur ai répété cent fois qu'il fallait qu'on se retire au plus vite. Et sur la pointe des pieds! On ne pouvait pas se substituer à un vrai propriétaire.»

Jean-Claude Gaudin quelques jours avant son élection à la mairie de Marseille, le 3 juin 1995. Les troisième et quatrième personnes en partant de la gauche sont Eric Di Meco, joueur de Marseille de 1981 à 1994, et Renaud Muselier. REUTERS.

Gaudin le peut d'autant moins que le gamin de Mazargues n'a jamais tapé dans un ballon. Ce monde lui est complètement étranger. Si bien qu'au premier match auquel il assiste à domicile, il se tourne vers Muselier et lui demande, sur un ton plus que naïf, si les équipes «changeaient de camp à l'entracte». Aujourd'hui, le maire de Marseille prétend qu'il regarde tous les matchs de l'OM, «depuis [son] canapé et devant la télévision.» Et quand il se rend au Vélodrome, «souvent en début de saison», il file pendant la mi-temps pour ne pas se coucher trop tard. À 75 ans, on ne se refait pas.

Les joueurs de l'époque ne sont pas dupes. S'ils ont gardé un bon souvenir de Jean-Claude Gaudin, ils reconnaissent facilement qu'il n'endossait pas vraiment le costume de patron à plein temps. «Mon président, c'était Jean-Michel Roussier», remet Jérôme Alonzo, reconverti en consultant pour France Télévisions et qui gardait alors les bois de l'OM après le départ de la star Fabien Barthez. Plus surprenant, Alonzo brosse le portrait d'un passionné, vibrant même aux sons des exploits de son club de cœur: «On le voyait très souvent et pour moi, c'était un fondu de foot. Il vivait pour son club et pour sa ville», jure le joueur, passé par Saint-Etienne puis le PSG. «Quand Gaudin était là, il avait un mot pour chacun. Et quand il n'était pas là physiquement, il téléphonait très souvent pour être au courant. Je suis sûr que si on lui enlevait son costume, en dessous, Gaudin était bleu et blanc!»

Feuilleté à la truffe et loup au caviar

En réalité, c'est plus souvent au restaurant qu'à la Commanderie, le centre d'entraînement, que les joueurs croisent leur «président», qui ne manque jamais de serrer la louche de tous ses protégés avec paternalisme. Il les y invitait d'ailleurs plus souvent que la coutume.

Chez Gaudin, l'art de la table mériterait d'être hissé au rang de neuvième art, avec toujours entrée-plat-dessert, sans exception. Un soir de match perdu face à Valence, dans la Drôme, le président embarque toute la fratrie chez «Pic», le célèbre étoilé du département. «Les deux spécialités, ce sont le feuilleté à la truffe et le loup au caviar», se souvient précisément Jean-Claude Gaudin. «Au moment de la commande, il manque deux ou trois joueurs, car ces messieurs mettaient du temps à pisser, donc je prend le même menu pour tout le monde: feuilleté et loup. Une fois à table et servis, j'entends derrière moi un joueur dont je tairais le nom qui dit: "Oh, putain! J'aurais préféré une spaghetti napolitaine". Dès lors, je me suis tenu à un choix plus léger et surtout moins coûteux...»

En 1995, Marseille
a empoché le titre
de D2 sans pouvoir remonter dans l'élite

De toute façon, le début de saison 1995/1996 de l'OM ne mérite pas qu'on s'attable plus que de raison. Entraînée par Henri Stambouli, Marseille va d'abord enchaîner trois nuls, trois victoires et trois défaites, face à des équipes plus faibles qu'elles comme Epinal, Mulhouse ou encore Nancy. Pas vraiment le parcours d'un champion. Après neuf matchs, l'équipe reste collée dans le ventre mou du classement, à la neuvième place de D2.

La saison précédente, elle a pourtant empoché le titre sans pouvoir remonter dans l'élite à cause de ses déboires financiers, avec une équipe composée d'anciennes gloires et de jeunes du centre de formation. Certaines stars ont déserté pour éviter de croupir dans l'antichambre de la D1, mais aussi parce que le club ne peut plus les payer. Et Tapie a quitté la barque pour le bien du club, encore en dépôt de bilan: la DNCG dirigée par son adversaire politique, André Soulier, président du Parti républicain dans le Rhône, a interdit à l'OM de remonter en D1. Tapie en a tiré les conclusions: «Tant que je resterai président de l’OM, toutes les décisions relatives au club seront défavorables. Je dois donc partir.»

Pour redonner un second souffle à une équipe usée et vieillissante, Gérard Gili est appelé à la rescousse. Il prend les rênes d'une main de fer au début de l'année 96. Ça commence par un coup de téléphone de la mairie centrale, chez lui, à l'heure du dîner. Renaud Muselier est à l'appareil: «Gérard, ça va mal. Tu as vu les mauvais résultats. On aimerait que tu reprennes le club.» L'opération reconquête est lancée.

Quand Muselier embauche Gili

À l'OM, Gili est loin d'être un inconnu. Il a déjà fait une pige de trois matchs l'année précédente mais son contrat fut invalidé. En 1989, il a carrément empoché le doublé coupe-championnat à la tête d'un OM en feu composé de Cantona, Di Meco et Sauzée, pour sa première expérience d'entraîneur de haut niveau. Il a quasiment refait le coup l'année suivante, en remportant le championnat et parvenant à hisser l'OM en demi-finale de la Coupe d'Europe des clubs champions. En clair, Muselier n'a rien oublié de ses performances. Les choses iront donc très vite. «J'avais leurs faveurs en raison de mon histoire avec le club», dit-il.

Rapidement, Gili déjeune avec Jean-Michel Roussier et Robert Dubiton, alors directeur financier. Les négociations commencent. Puis, à sa demande, il rencontre les cadres de l'équipe, le milieu Marcel Dib et le défenseur central Bernard Casoni, des anciens recrutés pour leur autorité et leurs tacles au niveau des genoux. Le déjeuner a lieu à Cassis, au restaurant Chez Emile«Au début de la conversation, ils étaient très pessimistes et me disaient de ne pas venir dans cette galère», raconte Gérard Gili, sous les platanes, à l'heure de l'apéro. «Il y avait un vrai problème de cohabitation entre les jeunes et les anciens. À la fin de la discussion, j'ai réussi à les convaincre qu'il ne fallait pas qu'ils terminent leur carrière sur une note aussi terne, en descendant l'OM à un niveau encore inférieur. On fait un deal. On s'est tapé dans la main. Voilà comment ça s'est fait.»

Avec Gili, les mauvais résultats s'estompent bien vite. Et l'harmonie revient parmi les joueurs. «C'était deux ambiances différentes: les anciens d'un côté, qui arrivent au stade en fumant une cigarette, et les jeunes qui écoutent de la musique moderne. Personne ne se parle, personne ne parle du métier», rembobine Gili. «Si on laisse les cigarettes et les écouteurs au vestiaire, ça va tout de suite mieux.» Le buteur Tony Cascarino, un Irlandais dont on découvrira ensuite qu'il ne l'était pas malgré ses 88 apparitions sous le maillot national, finit avec 30 buts au compteur. Des joueurs comme Olivier Echouafni vont lancer leur carrière. «Il était surnommé la machine à laver pour sa capacité à rendre propres les ballons dégueulasses qu'il avait reçus», explique Alain Pécheral, 27 ans de service au Provençal, l'ancêtre de la Provence, à qui l'on doit notamment le terme de «papinade».

Marc Libbra se révèle aussi. Le beau-frère de Cantona, Bernard Ferrer, vient compléter le tableau. Un joueur frêle mais très technique, très utile dans les petits espaces. Ce qui ressemblait à une équipe de bras cassés va se transformer en alliage réussi entre l'expérience et la jeunesse. «Les vieux connaissaient les ficelles, c'était des types un peu retors. Mais attention, c'était pas des coureurs à pied», prévient Pécheral, qui pioche dans ses fiches compilées jour et nuit pour retracer le destin de cette équipe hors normes. «Quelques semaines avant, les journalistes parlaient des "vieillards" de l'équipe et là, tout s'est remis sur les bons rails grâce au côté humain», confie Gérard Gili, encore ému.

On parlait
dix minutes
de football. Et après il parlait trois heures de politique,

Gérard Gili

L'OM se relève et Gaudin peut donc souffler. «Pour marquer sa solidarité, il organisait un grand déjeuner. On parlait dix minutes de football. Et après, il parlait trois heures de politique, car c'est un grand orateur», estime Gili, admiratif. «Il était content d'avoir les joueurs autour de lui. On faisait une belle photo.» «On était un peu sa récréation dans cette période avec beaucoup de stress», raconte Jérôme Alonzo –il faut dire que le maire est alors assez souvent absent de Marseille avec sa nomination, en novembre 1995, au ministère de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration...

Houspillé par des supporters

L'équipe va se mettre à enquiller les buts: cinq pions à Perpignan, encore cinq à Laval. Mais elle déchante en Coupe de France. En 32e, tout a pourtant bien commencé: Marseille a battu Endoume, une équipe marseillaise entraîné par un certain Roland Courbis, alors dans le creux de la vague, qui va bientôt intégrer la maison, mais végète pour l'instant en CFA2. Au stade des quarts de finale, l'OM terrasse Lille. Au tour suivant, c'est Auxerre et Guy Roux qui se dressent sur leur route. Laurent Blanc et Sabri Lamouchi, futurs olympiens, doucheront les espoirs marseillais. À la 91e minute, Bernard Casoni est expulsé, et la prolongation se termine sur le score d'un but partout. L'OM perd 3-1 aux tirs au but, dont un raté de Marcel Dib, rentré spécialement pour la séance. «De l'avis général, l'OM ne méritait pas de perdre ce jour là», retient Gili.

Le parcours fut honorable, mais peu importe. Le plus important, c'est que l'OM va retrouver l'élite. Pour le dernier match à domicile de la saison face à Sochaux, Gili sort Casoni et Dib dix minutes avant la fin, pour qu'ils aient l'ovation qu'ils méritaient. «J'ai revu Dib, il s'en souvient encore!», rigole Gili. « C'était vital de remonter.»

S'il aime ces grandes tablées conviviales et cette nouvelle liesse qui entoure le club, Gaudin est encore très anxieux. Il entame un autre marathon. À Marseille, l'OM est un véritable enjeu électoral. Quelques mois après son arrivée à la mairie et avant France 1998, qui apparaît comme un symbole de la transformation de la ville, Gaudin joue gros. Il doit faire revenir Adidas, qui a déserté puis reviendra vite comme sponsor. Et quand l'équipe enchaîne les mauvaises performances, il lui arrive d'être houspillé dans la rue par des supporters déçus. Il doit surtout s'atteler au plus gros chantier, celui qui l'obsède depuis le départ: la question du repreneur. Le climat est lourd: «J'ai souffert des attaques des supporters et de la presse», témoigne Gaudin, pourtant armé pour encaisser les coups. Il faut dire aussi que les journalistes n'ont pas été tendres. Parmi eux, Alain Pécheral:

«Gaudin était là parce que la place était vacante en attendant que Dreyfus arrive. Mais en terme de popularité, c'était énorme pour lui! Plus tard, il n'arrêtait pas de rappeler qu'il avait été président de l'OM. Les hommes politiques font rarement les choses gratuitement.»

Pour la fin de saison, le rituel est toujours le même. C'est Gaudin qui régale. Tout le monde se retrouve Villa Pastré, dans les quartiers sud et chics de la ville. Gili raconte:

«Gaudin m'avait fait l'honneur de me prendre dans sa voiture. Avant d'arriver au restaurant, il se tourne vers moi et me lance: "Je ne vous remercierais jamais assez d'avoir réussi à m'ôter cette épine du pied. Maintenant, je vais pouvoir retrouver un repreneur".»

«Déjà premiers!»

Gili, qui a signé trois ans, rempile pour la première division. Mais l'équipe est encore taillée pour la seconde, avec un budget ridicule, même si des renforts comme Xavier Gravelaine viennent soulager le collectif. Les repreneurs se font attendre pendant toute la saison 1996/1997. «C'était une année très compliquée car on avait pas les moyens de jouer le titre, mais quand Marseille remonte, il fallait qu'on soit champion quand même», regrette Gili à demi-mots. Lors de la première journée, l'OM gagne contre Lyon. La Provence titre en une: «Déjà premiers!» L'OM finira à une tranquille mais décevant onzième place.


 

En coulisses, Gaudin s'active. Et c'est Robert Louis-Dreyfus, un homme d'affaires milliardaire, qui tient rapidement la corde, même s'il est notamment en concurrence avec Jules Ouaki, fondateur des magasins Tati, et l'équipementier Nike. Mais en politique comme au football, les amitiés sont parfois plus fortes que le reste. Le 16 août 1996, pour le deuxième match de la saison, l'OM se déplace au Havre, dirigée alors par un ami de Gaudin, un vieux de la vieille: Antoine Rufenacht. La rencontre se termine par un match nul et, après le coup de sifflet final, Gaudin et ses troupes traversent le pont de Tancarville pour aller dîner chez un associé de... Robert Louis-Dreyfus. Courbis est déjà dans les bagages, même s'il prendra les commandes de l'équipe quelques mois plus tard. «Nos hôtes servaient un très bon calvados», se remémore Gaudin, qui ne rechignait pas à lever le coude. «Heureusement qu'en repartant, personne ne nous a fait passer d'alcootest.»

Robert Louis-Dreyfus reprend enfin le club en décembre 1996 pour un franc symbolique. C'est un vrai soulagement. Il conserve Roussier comme président jusqu'en 1999, mais va mettre fin aux fonctions de Gili dès 1997.

L'homme d'affaires dépense sans compter pour l'OM. Au total, ce sont près de 210 millions d'euros lestés de ses deniers personnels. «Il a été excessivement généreux», juge Gaudin, qui pousse pour qu'en 2009, à la mort du président de l'OM, le centre d'entraînement porte son nom. Le maigre bilan sportif de Dreyfus (seulement une coupe Intertoto en 2006) n'empêche pas les olympiens de lui être éternellement reconnaissant. En 2010, 100.000 personnes s'étaient réunies sur le Vieux-Port pour fêter le titre de champion glané par l'OM, soit plus de monde qu'à la Libération de Marseille. Mais parmi eux, combien se souvenaient que Jean-Claude Gaudin fut, lui aussi, un président du club?

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