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L'argent iranien vient au secours de Bachar el-Assad

Money Money Money | James Cridland via Flickr CC License by

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Chaque année, l’État dirigé par Hassan Rohani apporte plusieurs milliards de dollars au gouvernement de Damas.

L’Iran, bailleur de fonds du régime de Bachar el-Assad en Syrie? Pour Bloomberg View, la question porte en fait davantage sur le montant de cette aide plutôt que sur son existence. Selon le porte-parole de la délégation de l’ONU en Syrie, Staffan de Mistura, l’État dirigé par Hassan Rohani apporte 6 milliards de dollars par an au gouvernement de Damas. 

Mais pour les spécialistes cités dans l’article, le don serait bien plus important. Nadim Shehadi, directeur du centre Fares pour l’est du bassin méditerranéen, assure qu’en 2012 la somme aurait été de 14 milliards et 15 milliards l’année suivante. Pour d’autres, l’Iran transmet 35 milliards de dollars annuellement à la Syrie. Un soutien encombrant au moment où les États-Unis et l’Iran discutent d’un accord sur le dossier du nucléaire.

Barack Obama cherche d’ailleurs à minimiser l’apport persan aux caisses syriennes. «Le grand danger que la région a eu à affronter à cause de l’Iran n’est pas dû à la richesse de ce pays. Leur budget militaire est de 15 milliards de dollars tandis que les États du Golfe, eux, l’ont porté à 150 milliards», a-t-il déclaré lors d’une interview donnée à la télé israélienne.

Leadership régional

Si Obama se doit de rester prudent, c’est parce qu’une conclusion d’un accord avec l’Iran pourrait bien libérer des fonds iraniens détenus à l’étranger, jusqu’ici gelés par les sanctions (150 milliards, selon Obama lui-même).

En plus de l’argent envoyé directement à Damas, l’Iran fournit aussi du pétrole à son voisin. L’Iran porte à bout de bras le régime tenu par le clan Assad pour une bonne raison: il s’agit là d’asseoir son leadership régional. Eli Lake cite dans BloombergView un rapport récent du Pentagone:

«L’Iran n’a pas substantiellement changé d’approche au niveau de la sécurité nationale et des stratégies militaires l’an passé. Téhéran s’est ajusté afin d’atteindre ses objectifs traditionnels, en augmentant son rayonnement diplomatique et en se calmant sur la rhétorique guerrière.»

Le but recherché étant, selon le document, d’«établir l’Iran comme une puissance régionale dominante».

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