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Un an après la chute de Mossoul, les États-Unis sont sur le point de changer de stratégie face à l’État Islamique

Un drapeau de l'État islamique près d'une barricade dans la rue principale du camp de réfugiés de Yarmouk, le 10 avril 2015 | REUTERS/Moayad Zaghmout

Un drapeau de l'État islamique près d'une barricade dans la rue principale du camp de réfugiés de Yarmouk, le 10 avril 2015 | REUTERS/Moayad Zaghmout

La chute de Ramadi a défini une nouvelle stratégie américaine: cette ville va devenir le centre d’une longue campagne militaire pour reprendre ensuite Mossoul.

Il y a un an, en juin 2014, le monde se demandait si l’État islamique était en train de devenir un vrai État, après la prise de Mossoul, en Irak.

Depuis, si Daech a gagné puis perdu la ville de Kobané, le groupe terroriste a cependant réussi à prendre la ville de Ramadi en mai dernier. Ramadi est la capitale de la province de l’État d’Al-Anbar, proche de Falloujah –contrôlée par l’EI– et à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad.

 

Et c’est cette dernière chute qui aurait réglé le débat du côté de la Maison Blanche concernant la nouvelle stratégie à mettre en place, selon des informations du New York Times.

«Dans un changement majeur dans la bataille contre l’État islamique, l’administration Obama prévoit d’établir une nouvelle base militaire dans la province d’Al-Anbar et d’envoyer 400 formateurs militaires américains pour aider les forces irakiennes à reprendre la ville de Ramadi. […]

 

Des hauts-responsables américains ont expliqué qu’ils s’attendent à ce que Ramadi devienne le centre d’une longue campagne pour reprendre Mossoul plus tard, mais probablement pas avant 2016.»

Al-Anbar

Le New York Times rappelle que «l'accent mis par le commandement central américian sur la reprise de Mossoul dépend crucialement des efforts pour reformer l'armée irakienne, ce qui a semble-t-il débuté très lentement».

Par ailleurs, comme le souligne le quotidien américain, ce n'est pas pour rien si cette région spécifique a été choisie. «Al-Anbar abrite de nombreuses tribus sunnites dont les hauts responsables américains espèrent qu’elles se joindront à eux dans la lutte contre l’État islamique», d’autant que la province dont Ramadi est la capitale «borde l’Arabie Saoudite et la Jordanie, deux membres importants de la coalition contre l’EI».

Les États-Unis ne seraient cependant pas seuls. Le New York Times indique que les Britanniques et les Italiens devraient également intervenir pour entraîner les forces irakiennes et la police locale.

L’idée de reprendre Mossoul n’est pas vraiment nouvelle. The Daily Beast racontait en février qu’alors qu’une offensive devait être prévue pour ce printemps le Pentagone avait émis de sérieux doutes sur le respect du calendrier.

 

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