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Le Britannique qui plaçait la France au-dessus du Royaume-Uni

France Dennis Jarvis via Flickr CC

France Dennis Jarvis via Flickr CC

Selon le chroniqueur du Telegraph Alex Proud, les Britanniques devraient tirer quelques leçons de leur voisin français.

Alex Proud, chroniqueur hebdomadaire du quotidien britannique The Telegraph, est un drôle d’oiseau. Le Britannique est  en effet plus fier de la France que de son propre pays, le Royaume-Uni. De retour d’un séjour en France, il vient en tout cas d’écrire un article expliquant pourquoi, selon lui, la France avait de quoi en remontrer aux Britanniques.

Tout d’abord, il y a les domaines pour lesquels la France devance la Grande-Bretagne sans que celle-ci ne puisse rien y faire, comme son emplacement géographique idéal, et ses paysages accidentées (il rappelle que le mont Blanc est le point culminant de l’Europe, et fait de l'Elbrouz un sommet eurasien) et si variés que ses enfants en ont levé les yeux de leur iPad.

Mais il y a aussi des leçons que les Britanniques devraient tirer de leur voisin français, selon le chroniqueur. Tout d’abord, les autoroutes françaises sont un modèle du genre par rapport aux voies, semble-t-il, en mauvais état, de l’autre côté de la Manche. Il fait également l’éloge de la qualité du chemin de fer Français.

«Méfiance salutaire à l’encontre des riches»

L’auteur loue ensuite la qualité de vie (vie qui coûte d’ailleurs moins cher qu’au pays de la reine, d'après l'auteur) à la française. Si Londres est peut-être plus innovante sur le plan de la gastronomie que Paris, Alex Proud assure qu’en France on peut trouver, n’importe où et sans difficulté, des restaurants servant de la bonne cuisine. Pour lui, même le dédain du serveur pour le mauvais goût éventuel de son client en matière de vin participe du charme de l’endroit. Le vin est la grande affaire d’Alex Proud justement:

«En France, on ne s’assied pas des heures à discuter de vins, ou à essayer d’impressionner ses amis œnologues. Vous vous contentez de le boire, en compagnie de n’importe qui. Ça ressemble à une incarnation liquide de la devise Liberté, Égalité, Fraternité plutôt qu’à une opportunité pour les classes moyennes de briller en société.»

Peut-être que ces grenouilles avinées sont en fait plus douées que nous pour faire de l’argent

Alex Proud, chroniqueur au Telegraph

Arrivé ici, vous avez peut-être envie de trouver les points noirs de l’Hexagone qu’Alex Proud, tout à son amour franchouillard, passerait sous silence. Certains demandent déjà: mais l’économie britannique ne va-t-elle pas tellement mieux que l’économie française? L’homme est bien préparé et vous répond. Non, car, si le taux de chômage français est bien supérieur à celui du Royaume-Uni, la productivité de la France est bien plus forte que celle d’outre-Manche et l’économie plus équilibrée.

«Alors peut-être que (et ça fait mal) ces grenouilles fainéantes, avinées, amatrices de vacances et de socialisme sont en fait plus douées que nous pour faire de l’argent. Mais ça ne devrait pas être une telle surprise.

 

Les Français ne sont pas obsédés par leur économie. Ils ne font pas des courbettes pour faire plaisir aux entreprises et aux milliardaires étrangers. Ils ont un dédain et une méfiance salutaires à l’encontre des riches. Ils sont meilleurs pour faire en sorte que les riches partagent. Peut-être les Français réalisent-ils que la société prime sur l’économie ce qui d’ailleurs les rend plus riches.»

Pourvu que ça dure…

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