Deux navires commerciaux ouvrent le passage du Nord-Ouest

Pour la première fois dans l'histoire, deux navires allemands sont en train de se frayer un passage dans l'Arctique, entre l'Asie et l'Europe, reporte le New York Times. Les bateaux, qui transportent 500.000 tonnes de matériaux de construction, sont partis en juillet dernier de la Corée du Sud, et sont attendus dans le port de Rotterdam cette semaine. Accessible grâce à la fonte des glaces, ce passage, connu sous le nom du passage du Nord-Ouest, pourrait devenir la première route commerciale du Nord, estime Lawson W. Brigham, professeur à l'université de Fairbanks.
«C'est le réchauffement climatique qui a permis d'emprunter cette route», a expliqué au quotidien new-yorkais Verena Beckhusen, porte-parole de la compagnie de navigation allemande. Elle a également souligné l'importance économique et écologique de ce raccourci. Plusieurs tentatives de passage avaient été réalisés dans le passé, mais toujours sans succès, car la région était tellement couverte de glace, même en été, qu'elle était impraticable.
La fenêtre de tir pour traverser la route au nord de la Russie est réduite, de l'ordre de seulement quelques semaines par an, pendant l'été. Cette voie permettrait d'économiser du temps et de l'argent car elle est mille fois plus rapide que d'autres routes empruntées aujourd'hui. Les Russes attendent beaucoup de cette mission: ce passage peut concurrencer le Canal de Suez. Le groupe Beluga de Brême, qui a organisé l'expédition, a déjà signé des contrats pour faire transiter des milliers de tonnes de produits par cette route. Pour réaliser ce projet, il a fallu composer avec les fonctionnaires russes: «Avec cette expérience, on teste plus la bureaucratie que la calotte glaciale», ironise le professeur Brigham.
Les deux navires allemands, le «Beluga Fraternité» et le «Beluga Prévoyance», étaient accompagnés, , par précaution, par un brise-glace nucléaire russe: dans la zone la plus dangereuse, le détroit de Vilkitsky, la mer était couverte de glace. Ce n'était qu'en 1914 que un amiral russe, Boris Vilkitsky, avait tracé une carte de ce détroit qui sépare l'Asie de l'archipel de Severnaya Zemlya.
[Lire l'article complet sur le site du New York Times]
Image de Une: Flickr/Greenpeace International
Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr
Mis à jour le 14/09/2009 à 16h42




























Peut être pour nos amis américains mais en Europe le passage du Nord Ouest est celui qui passe au nord de l'Alaska et du Canada. Celui passant au nord de l'Europe et de l'Asie est le passage du Nord Est et ce quelque soit le sens de passage. Ne faisons pas le même type d'erreur que celle commise, il y a maintenant des années, en traduisant littéralement Middle-East par Moyen Orient alors qu'il s'agit géographiquement du Proche Orient.
Enfin une première réalisation concrète des effets bénéfiques du réchauffement climatique.
Il y aura aussi la fertilisation des étendues cultivables aujourd'hui stériles par le froid.
Il y a déjà la moindre consommation d'énergies fossiles pour le chauffage.
Il y à déjà la migration en altitude des forêts.
Il y aura assez vite un démenti sur les "théories" du GIEC, non pas sur l'origine du réchauffement mais sur ses conséquences et sur la façon de les traiter.
Et la prise en compte de ce que, le réchauffement (qui se manifeste très discrètement dans le région tropicales et équatoriales), appèle à une adaptation, non à une correction des teneurs en GES lesquels seront émis, de toutes façons, tôt ou tard, par les pays en voie et en demande de développement.
combien de tonnes de CO2 économisent les bateaux qui prennent le raccourci ?
combien de tonnes de CO2 économiseront les futurs transports maritimes qui suivront cette voie ?
nous assistons à un phénomène d'autorégulation dont ces bateaux sont les signes avant coureurs.
En passant : "elle est mille fois plus rapide que d'autres routes empruntées aujourd'hui"
On voit la précision toute journalistique et la vérification toute déontologique de cette info, mais bon.
Parallèlement au débat sur les bons côtés du réchauffement ou la preuve d'une catastrophe entamée, il y a un autre aspect de "l'anecdote" qu'il ne faut pas négliger : les enjeux économiques du contrôle des routes qui longent les pôles et à terme des pôles eux-même et de leur sous-sols. Ce sont d'énormes retombées attendues pour celui qui pourra les contrôler, et d'énormes tensions à venir.