Culture / Monde / Société

Les chansons officielles des candidats américains à la présidence, de 1824 à aujourd'hui

Temps de lecture : 2 min

Sarah Palin Song. Capture d'écran YouTube.

Alors que Rick Perry, candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine de 2016, vient de sortir sa chanson officielle, The Verge publie une playlist des hymnes des hommes politiques américains à travers l’histoire.

Et on y trouve du bon (un peu), mais surtout du moins bon. Une fois n’est pas coutume, commençons par le meilleur et gardons le pire pour la fin. Pour la campagne de 1948, Harry Truman s’appuie sur «I’m Just Wild About Harry», ses joyeux cuivres et ses notes de piano délicates. Le titre, ici interprété par Al Johnson, est tiré de la revue musicale Shuffle Along, dont la distribution était intégralement noire. Un choix curieux, si on en croit cet historien selon lequel Truman était profondément raciste dans le privé.

C’est d’un film que Franklin Delano Roosevelt a tiré l’hymne de sa campagne de 1932: «Happy Days Are Here Again» du film Chasing Rainbows. Le Parti démocrate a ensuite usé le morceau jusqu’à la corde. En 1960, subjugué par le charisme juvénile de «Jack» Kennedy, Frank Sinatra détourne lui-même une de ses chansons, «High Hopes». Malheureusement, le crooner n’est pas au mieux de sa forme à en juger par le texte: «He’s got what all the rest lack, Jack/Jack is on the right track/ Everyone wants to back Jack» («Il a ce que les autres n’ont pas, Jack/Jack est sur la bonne voie/ Tout le monde soutient Jack»).

Mais l’article descend plus profondément dans l’histoire…jusqu’à exhumer les chansons qui bercèrent le public des meetings du XIXe siècle. En 1824, Andrew Jackson perd l’élection mais impose son très martial: «The Hunters of Kentucky». L’ensemble est du genre franc du collier: «Et si un ennemi téméraire nous dérange/Peu importe ses forces et sa puissance, nous lui montrerons que les gars du Kentucky/Sont des alligators-chevaux». Rassurez-vous, ça ne veut rien dire non plus en anglais.

Si on trouve ces paroles belliqueuses, que dire de celles de son concurrent victorieux en 1824 mais malheureux en 1828, John Quincy Adams? En campagne pour sa réélection en 1828, le président faisait entonner aux foules: «Le feu sera bientôt là/Les épées aussi, les revolvers, les pistolets et les couteaux seront bientôt là/ Si John Quincy n’y est pas.» Charmante façon d’essayer d’emporter l’adhésion de l’électorat, non?

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