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Des membres du Congrès américain ont tout fait pour essayer de discréditer Edward Snowden

Edward Snowden / Praxis Films

Edward Snowden / Praxis Films

Ce samedi 6 juin, on célèbre les deux ans des premières révélations Snowden. Le 6 juin 2013, le journaliste Glenn Greenwald commençait sa série d'articles dans le Guardian où il révélait l'ampleur des programmes de surveillance de masse de l'agence de renseignement américaine.

Deux ans plus tard, Edward Snowden s'exprime dans une tribune, publiée dans Libération, Der Spiegel, El Pais et le New York Times. Le lanceur d'alerte y déclare:

«Nous avons appris que notre gouvernement affaiblit intentionnellement la sécurité fondamentale d’Internet, par le biais de "portes dérobées" qui transforment la vie privée en livre ouvert. L’interception et la surveillance des métadonnées révélant les liens personnels et centres d’intérêt d’internautes ordinaires restent d’une ampleur sans précédent : pendant que vous lisez ceci, le gouvernement en prend note.

 

En dehors des Etats-Unis, les chefs des services secrets en Australie, au Canada et en France ont exploité des tragédies récentes afin d’essayer d’obtenir de nouveaux pouvoirs intrusifs, malgré des preuves éclatantes que ceux-ci n’auraient pas permis d’empêcher ces attaques.»

Au niveau législatif, si une partie du Patriot Act n'a pas été renouvelée, tout n'est pas encore réglé. Aux Etats-Unis, le USA Freedom Act, qui restreint les pouvoirs de l'agence, est loin de complètement satisfaire les défenseurs des libertés.

C'est dans ce contexte que Vice vient de publier un long et passionnant article sur la stratégie de Washington pour faire tomber Edward Snowden. On y apprend qu'un «groupe bipartisan de membres du Congrès a sollicité des hauts responsables du Pentagone pour obtenir des détails qu'ils pourraient utiliser pour "nuire à la crédibilité dans la presse et dans l'opinion publique" de l'ancien employé de la NSA».

Vice a pu mettre la main sur ces documents après plusieurs mois de combats juridiques et a publié les 35 pages –dont certains passages ont été supprimés– sur son site.

Pourtant, résume le site, «tous les efforts des membres du Congrès pour utiliser les informations que leur ont fournies les porte-paroles du Defense Intelligence Agency (DIA) pour discréditer le travail de Snowden n'ont pas fonctionné, selon l'un de ses avocats, Ben Wizner de l'ACLU».

L'avocat américain souligne que comme Snowden, la communauté du renseignement a, elle aussi, fait fuiter de nombreux documents classifiés:

«La différence, c'est que Snowden a fourni ces informations à des journalistes pour informer le public des actions du gouvernement, tandis que le gouvernement a fait fuiter des documents pour désinformer le public sur ses actions.»

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