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Le monde de 2015 ressemble à celui de l'an 1000

La croissance économique | Simon Cunningham via Flickr CC License by

La croissance économique | Simon Cunningham via Flickr CC License by

Le centre de gravité de l'économie mondiale se rapproche à nouveau du Moyen-Orient et de l'Asie, comme lors du premier millénaire.

Le monde que nous connaissons ressemble davantage à celui de l’an 1000 qu’à celui de 1950. Plus précisément, son paysage économique se rapproche de celui du premier millénaire, détaille le Washington Post, reprenant les conclusions d’une étude pilotée par le McKinsey Global Institute

L’organisation a évalué les PIB nationaux depuis cette date et puis a estimé ceux des années 2015 à 2025. Pour parvenir à son résultat, elle détermine où se situe le centre économique d’un pays, le tempère en fonction de l’importance générale de l’économie nationale et le compare avec l’économie mondiale. À l’arrivée, on obtient un point sur une carte, aidant à localiser le poumon économique de la planète. La valeur indicative du schéma est réelle mais il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit que d’une estimation.

En l’an 1000, le centre de gravité de la production de biens et des échanges dans le monde est pointé dans le nord du Pakistan. En 1500, il a passé les montagnes de l’Hindu Kush pour s’établir en Afghanistan. Il est encore au Kazakhstan en 1820. C’est avec la Révolution industrielle que les choses s’accélèrent et que l’économie mondiale se met à reposer sur l’activité occidentale. En 1950, le McKinsey Institute montre, sans grande surprise, que les États-Unis ont tiré le moteur économique vers l’ouest. Mais, aujourd’hui, l’économie mondiale se reconfigure vers le sud et l’est, c’est-à-dire vers l’Asie.

Prise de poids

La raison en est que ce sont les villes qui soutiennent croissance et la consommation. Elles pourraient peser pour 30.000 milliards de dollars à l’horizon 2025, selon l’institut McKinsey. Les 600 villes à la puissance financière la plus forte représenteront à la même époque 65% de l’augmentation des capitaux dans le monde (c’est-à-dire la croissance). Or, parmi ces 600 cités, 440 feront partie des pays émergents, comme 600 millions de nouveaux consommateurs.

Cette prise de poids des pays récemment industrialisés explique le bouleversement progressif de la situation économique décrite ici par McKinsey. Et celle-ci évolue bien plus rapidement qu’auparavant.

L’institut, quant à lui, conclut en explicitant l’un des intérêts qu’on peut trouver à sa démarche. Et, il n’en fait pas mystère, en premier vient la possibilité pour les entreprises de réaliser des chiffres inédits dans ces marchés si porteurs:

«Armées d’informations détaillées sur les marchés urbains significatifs, les sociétés doivent allouer des ressources déterminées et agressives pour saisir les opportunités. Les sociétés qui comprendront et répondront au changement modifiant les marchés urbains réaliseront probablement d’immenses profits.»

Ça a le mérite d’être clair.

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