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Votre activité cérébrale pourrait bientôt remplacer vos mots de passe

ENTER YOUR PASSWORD / Marc Falardeau via Flickr CC Licence By

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Des scientifiques misent désormais sur la réaction de votre cerveau à certains mots comme système de sécurité.

Vous en avez assez d’écrire encore et encore une vingtaine de mots de passe différents pour accéder à vos comptes? Réjouissez-vous, votre calvaire pourrait bientôt prendre fin. Le site EurekAlert vient de relayer une étude de l’université de Binghamton intitulée «Brainprint», que l'on pourrait traduire par «impression cérébrale» et qui suggère que «les ondes cérébrales pourraient être utilisées comme système de sécurité pour vérifier l’identité d’une personne».

Pour vérifier si le cerveau pouvait être une nouvelle clef de sécurité, les chercheurs ont observé l’activité cérébrale de 45 volontaires, à qui ils ont demandé de lire une liste de 75 acronymes différents, tels que FBI ou DVD. Ils ont découvert que le cerveau réagissait de manière différente pour chaque acronyme et qu’un ordinateur était capable d’identifier ces nuances avec 94% de précision.

Mieux que les empreintes digitales

La professeur Sarah Laszlo, co-auteur de l’étude, explique l’utilité de ces découvertes:

«Si les empreintes digitales d’une personne sont volées, cette personne ne peut évidemment pas se faire pousser un nouveau doigt pour remplacer celui qui a été compromis, qui le restera pour toujours. Les empreintes digitales sont “non-annulables.

 

Les “brainprints, à l’inverse, sont potentiellement annulables. Donc, au cas où les attaquants seraient capable de voler le brainprint d’une utilisateur, ce dernier pourrait faire un “reset de leur “brainprint

L’on peut donc imaginer, dans un futur encore lointain, que ce système de sécurisation via notre activité cérébrale permettra la création d’autres applications, beaucoup plus accessibles et capables de remplacer nos systèmes de mots de passes actuels encore trop facilement piratables. D’autant plus que, comme Slate.fr vous l’expliquait il y a quelques semaines, des mots de passe comme «adgjmptw» sont aussi mauvais que la classique suite de chiffres «123456».

Pour l'instant, la seule solution est de mélanger au maximum les chiffres, les lettres, les ponctuations, les capitales, les minuscules. Un mode de sécurité se basant directement sur nos ondes cérébrales serait donc une énorme avancée dans notre quotidien.

Reste que le professeyr Zhanpeng Jin, qui a également participé à l’étude, estime que les applications de ces «brainprints» seront dans l’immédiat «plus en phase avec des lieux de haute-sécurité, comme le Pentagone ou le laboratoire de recherche d’Air Force».

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