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Le beau texte sur le deuil de Sheryl Sandberg

Le post Facebook de Sheryl Sandberg après la mort de son mari | Capture d’écran Facebook

Le post Facebook de Sheryl Sandberg après la mort de son mari | Capture d’écran Facebook

La directrice de Facebook a perdu son mari début mai. Elle vient de publier sur le réseau social un texte qui aborde la façon dont les proches peuvent aider quelqu'un en deuil.

Trente jours après la mort de son mari, la directrice générale de Facebook Sheryl Sandberg a écrit un très bel essai personnel pour marquer la fin de la période de deuil dans la tradition juive.

«Un ami d'enfance qui est devenu rabbin m'a dit récemment que la prière la plus forte qu'il ait jamais lue était celle-ci: “Ne me laisse pas mourir quand je suis encore en vie.” Je n'aurais jamais compris cette prière avant de perdre Dave. Maintenant, je comprends.»

Son mari Dave Goldberg, qui était directeur de la startup SurveyMonkey, est mort d'une fracture de la tête après avoir chuté d'un tapis de course dans une salle de gym au Mexique.

Empathie

Le texte de Sandberg, posté sur Facebook, aborde la question de savoir comment les proches peuvent aider quelqu'un qui vit une telle tragédie, notamment en ne disant pas que “ça va aller mieux”.

«Parfois, la vraie empathie consiste à admettre que, non, tout ne va pas s'améliorer. Quand les gens me disent Vous et vos enfants retrouveront le bonheur, mon cœur me dit, oui, je le crois, mais je sais que je n'éprouverai plus jamais de joie pure. Ceux qui ont dit Vous retrouverez un équilibre, mais ça ne sera jamais aussi bien me réconfortent plus car ils disent la vérité.

 

Même un simple Comment ça va? souvent demandé avec les  meilleures intentions du monde devrait être remplacé par Comment ça va aujourd'hui? Quand on me demande Comment ça va?, je me retiens de hurler. Mon mari est mort il y a un mois, comment est-ce que vous croyez que je vais? Quand j'entends Comment allez-vous aujourd'hui?, je me rends compte que la personne sait que, tout ce que je peux faire, c'est essayer de survivre à chaque journée qui passe.»

 

Sandberg parle de sa mère, qui dort avec elle tous les soirs jusqu'à ce qu'elle s'endorme, et du regard des autres quand elle est retournée au travail, de la «peur dans leurs yeux» car ils ne savaient pas quoi lui dire. Elle a dû aborder la question pour rétablir la communication mais parfois ce contact était impossible, comme lorsqu'elle a passé une réunion scolaire les yeux baissés pour éviter le regard des autres parents d'élèves.

Pour essayer de rebondir, elle évoque trois principes de résilience dont un ami lui a parlé: «[se] rendre compte que ce n'est pas [sa] faute», «[se] rappeler qu’[elle] ne [souffrira] pas comme ça pour toujours» et apprendre à «compartimentaliser» pour que certains domaines de la vie soient moins affectés par le deuil.

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