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Fifa: le départ de Blatter est une victoire de l'Europe mais une défaite de la France

Temps de lecture : 2 min

Le président réélu de la Fifa, Joseph Blatter, lors d’une conférence de presse à Zurich, le 30 mai 2015 | REUTERS/Arnd Wiegmann
Le président réélu de la Fifa, Joseph Blatter, lors d’une conférence de presse à Zurich, le 30 mai 2015 | REUTERS/Arnd Wiegmann

Surprise! Tout juste largement réélu président de la Fifa pour un cinquième mandat, Sepp Blatter a annoncé sa démission prochaine, ce mardi 2 juin, lors d'une conférence de presse:

«Même si j'ai un mandat des membres de la Fifa, je n'ai pas de mandat de la part du monde du football dans sa totalité –les fans, les joueurs, les clubs, les gens qui vivent, respirent et aiment le foot autant que nous au sein de la Fifa. J'ai donc décidé de me retirer de mon poste après un congrès extraordinaire. Je continuerai à exercer mes fonctions jusqu'à cette élection.»

Le JDD précise que cette démission ne devrait donc pas prendre effet immédiatement puisque «le congrès devrait avoir lieu entre décembre 2015 et mars 2016, a précisé Domenico Scala, président de la commission d'audit de la Fifa».

Si cette nouvelle enthousiasme une partie du monde du football, et notamment les Anglais, la Fédération française de football et son président, Noël le Graët, risquent de ne pas la voir du même œil. Vendredi 29 mai, il avait voté en faveur du Suisse et expliqué ensuite pourquoi à L'Equipe:

«J’ai voté Blatter. Pour moi, entre lui et le Prince Ali, il était la meilleure solution. Ali, si l’UEFA n’avait pas voté pour lui, n’aurait pas fait beaucoup de voix. Je pense que la Fifa, avec ses nouveaux dirigeants [ceux qui ont intégré le comité exécutif, ndlr], dont de très bons issus de l’UEFA, va être costaude.»

Quelques jours auparavant, il avait également déclaré:

«Je n'oublie pas que la Fifa nous a confié l'organisation du Mondial féminin en 2019.»

Depuis, le président de la Fédération française a battu –selon ses détracteurs– le record du monde de retournement de veste. Sur RTL, il a déclaré, ce mardi soir:

Cette décision isole pourtant le football français au niveau européen. Vendredi, Michel Platini, le président de l'UEFA, la confédération européenne, estimait ainsi que 45 ou 46 des 53 associations avaient voté contre Sepp Blatter.

Parmi les critiques les plus virulents se trouvent les Anglais. Selon la CTV, l'Europe a donc massivement voté en faveur du prince Ali, tandis que la Concacaf s'est prononcée en faveur de Blatter (à l'exception du Canada et des Etats-Unis). La confédération africaine avait elle probablement voté en faveur du président sortant, tout comme la confédération sud-américaine. Enfin, l'Océanie avait annoncé soutenir Sepp Blatter, tandis que la confédération asiatique, dont était issue le prince Ali, n'était pourtant pas vraiment derrière lui. Selon CTV, la fédération jordanienne avait ainsi annoncé qu'elle allait lui préférer le candidat suisse.

Slate.fr

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