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Le gilet en cuir

On pensait qu’il avait échoué dans les limbes du dressing de Pamela Anderson. Et non, il revient, plus digne, plus chic.

Dans les années 2010, un gilet simili-clouté sur le dos d’une ado en uniforme bonnet-legging-basket pour aller bouncer au concert de Kanye West, ça passe crème. Mais mi-gentleman, mi-badass, le gilet en cuir n’a pas toujours été si socially correct. Petit frère du Perfecto®, inventé en 1928 pour protéger les bikers des dérapages sous influence, et interdit dans les écoles aux States des 50’s puritaines, cette version se veut plus classe, plus minimaliste. Au croisement du cabaret et du bitume, la pièce voit le jour sur les épaules des plus grandes bêtes de scène de la fin des 60’s (James Brown, Jimi Hendrix, The Stones). Puis il glisse sur des carrures plus féminines mais tout aussi tough, celles de Joan Jett et Blondie dans les 80’s. Entre 1980 et 2010, R.A.S. Le gilet s’est promené mollement sur la carcasse de rockeuses de quartier ou dans le dressing de nuit d’un mauvais ersatz mi-ouvrier du bâtiment mi-motard des Village People (coucou Peter Marino). Le vintage revenu en force dans les années 2000, on revoit cette pièce sur le dos d’Amy Winehouse et des festivalières à frange et plumes de Coachella ou Canterbury. Cette saison, on s’attachera à l’aspect vintage patiné, de nouveau imposé par Hedi Slimane. Idéal avec un look babydoll, jupe, bottes et gros bijoux clinquants usés. Avec un seul bouton ou façon gilet de costume, il peut donner l’air d’un dandy mal éduqué. Cette matière de dur à cuir est quoiqu’il arrive à utiliser en contraste avec des pièces plus straight edge, histoire de twister (again).

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