LGBTQ / Égalités

Les mille et une manières de faire son coming-out pour un trans'

Temps de lecture : 2 min

Sur la couverture de Vanity Fair de ce mois de juin, Caitlyn Jenner, anciennement Bruce Jenner, décathlonien champion du monde, pose dans sa «nouvelle» identité. Une manière parmi d’autre de faire son coming-out.

Caitlyn Jenner pose sur la couverture du numéro de juin de Vanity Fair | Capture d’écran Twitter
Caitlyn Jenner pose sur la couverture du numéro de juin de Vanity Fair | Capture d’écran Twitter

Ici, en France, Caitlyn Jenner n’est pas si connue que cela. Si vous n’êtes pas un fan d’athlétisme, il y a de grandes chances pour que vous découvriez son nom avec la couverture de Vanity Fair de ce mois de juin, sur laquelle la décathlonienne championne du monde alors connue sous le nom de Bruce Jenner pose dans sa «nouvelle» identité –ou plutôt, dans sa véritable identité, puisqu’elle affirme dans cet article que toute sa vie d’avant n’était que mensonge.

Il y a de grandes chances aussi, si vous n’avez pas lu grand-chose sur le sujet, pour que vous vous disiez:

«Waouh, quelle audace de faire ainsi son coming-out!»

Mais le fait est que le coming-out de Caitlyn Jenner n’est pas venu d’un coup, mais par petits bouts, depuis maintenant presque deux ans. Et qu’il n’est qu’une des mille manières de le faire, comme l’explique Gabrielle Olya, journaliste au magazine People.

Elle a d’abord admis en décembre 2013, après une enquête du site TMZ dédié aux stars, avoir pris rendez-vous avec un chirurgien pour une chondrolaryngoplastie, une opération chirurgicale qui réduit un des cartilages du larynx au niveau de la pomme d’Adam et qui est typiquement réalisée dans les thérapies de réssignation sexuelle. Mais elle a nié vouloir ressembler à une femme.

«Chacun ajoute ses ingrédients»

Ce n’est qu’un an et demi plus tard, lors d’une interview à la chaîne ABC, que l'athlète annonce être une femme. «Oui, je suis une femme. Les gens me voient comme un macho mais, dans mon cœur et mon esprit, il y a une part de féminin, c’est ce que je suis», annonce-t-elle le 24 avril 2015. Bruce sera encore Bruce pour quelques mois, le temps d’achever sa transition et de se présenter au monde sur couverture glacée dans un corset ivoire en satin en tant que Caitlyn Jenner.

D’autres trans' choisissent une méthode différente, annonçant simplement un jour à leurs collègues que leur prénom n’est plus «Andrea» mais «Andy», explique Mara Keisling, directrice du Centre national pour l’égalité des trans’. Il n’est pas non plus systématique de changer de sexe ou d’avoir des opérations chirurgicales. «C’est comme un robot-mixeur, où on ajoute des ingrédients ses ingrédients», résume Mara Keisling.

Slate.fr

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