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L'acteur britannique qui a tout lâché pour aller combattre l'EI

Michael Enright est parti en Syrie sans prévenir sa famille ni ses amis afin de combattre l'avancée de l'État islamique.

Il s'appelle Michael Enright et vous l'avez peut-être aperçu dans le quatrième Pirates des Caraïbes, un épisode d'Agents of S.H.I.E.L.D ou de Los Angeles, police judiciaire. Mais cet acteur britannique de 51 ans a décidé de tout lâcher il y a quelques mois pour partir en Syrie et rejoindre les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) pour combattre l'avancée de l'État islamique.

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Interrogé par AlAanTV, celui qui s'appelle Moustapha Michael Ali sur les lignes de front explique les raisons de ce départ:

«L'État islamique doit être éradiqué. C'est une tache sur l'humanité. [...] J'ai vu ce que ces non-musulmans faisaient: l'EI, Daech, peu importe leur nom... C'était horrible. J'ai vraiment pris conscience de leur existence quand ils ont décapité un journaliste américain.

 

Un homme innocent, avec les mains attachées dans le dos... et ils l'ont décapité... Et ce qui était encore pire pour moi, c'est que c'est un Britannique qui a fait cela. Je vis aux États-Unis, je me sens tellement redevable envers ce pays et un Britannique a fait ça à un citoyen américain. Je me suis dit que je devais faire quelque chose. Et puis, il s'en est pris à un Anglais, puis à un Japonais.

 

Et puis j'ai découvert l'histoire des Yézidis. Je n'en avais jamais entendu parler. Si on m'avait demandé ce qu'était un Yézidi, j'aurais probablement répondu quelque chose à manger. J'ai découvert que l'EI tuait leurs hommes et leurs garçons et qu'ils violaient leurs petites filles. C'en était trop.

 

Et la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est l'immolation du pilote jordanien. C'est à ce moment-là que j'ai décidé que j'allais les rejoindre.»

Envie de combattre

Contacté par The Daily Mail, il explique conserver cette dernière vidéo sur son téléphone «et la regarde dès qu'il sent son envie de combattre décliner». Il a par ailleurs raconté les conditions de vie aux côtés des autres combattants. Il dort en uniforme, avec sa Kalachnikov, qu'il a baptisée Olga, «parce qu'elle est roumaine. Elle est toujours avec [lui], donc [il] lui [a] donné un nom».

Il n'avait informé personne de son départ, de peur que, comme après le 11-Septembre, quelqu'un ne l'en empêche, détaille-t-il. Il a depuis prévenu ses amis sur Facebook et sa famille, qui vit toujours en Angleterre, par une lettre, raconte-t-il à AlAanTV:

«J'ai écrit à tous mes amis et à ma famille, parce que je ne les verrai peut-être plus jamais. Je les aime, et j'espère les revoir, mais on est en guerre et je ne sais pas si ce sera dans cette vie ou dans la prochaine.»

Alors que, comme l'affirme le Daily Mail, tout le monde sait que l'État islamique est prêt à payer 100.000 dollars (91.000 euros) pour un otage occidental, il assure «avec un calme glacial» qu'il ne se laissera pas capturer par l'EI:

«Si je suis sur le point de me faire capturer alors, vous savez, on garde toujours une balle en réserve pour nous.»

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