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La campagne choc de l'association britannique pour lutter contre la SLA est peut-être un peu trop choc

Ben Stanley

Ben Stanley

«Vous n'avez pas participé à l'Ice Bucket Challenge? Vous pourriez être en danger.» Tel est le message de la campagne de sensibilisation contre la sclérose latérale amyotrophique.

«L'année dernière, j'étais la seule personne que je connaissais à ne pas avoir fait l'Ice Bucket Challenge. Cinq mois plus tard, on m'a diagnostiqué la maladie du motoneurone.»

 

«Vous n'avez pas participé à l'Ice Bucket Challenge? Vous pourriez être en danger. Un postulat incroyablement stupide pour une campagne.»

La campagne publicitaire de l'association caritative britannique MNDA pour sensibiliser à la lutte contre la maladie du motoneurone (MMN), dont l'une des formes est la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ne fait pas vraiment l'unanimité. Il faut avouer qu'on a du mal à voir le lien entre le fait de ne pas avoir participé à l'Ice Bucket Challenge et être atteint de SLA.

 

«Quel est le message ici? Faites des dons ou subissez les conséquences? Dérangeant, et complètement inapproprié.»

La MNDA a répondu de son côté à un autre utilisateur que le lien de cause à effet n'était pas à faire:

«Notre campagne tourne autour de vrais gens qui souffrent de cette maladie et qui partagent leur histoire. On ne parle pas de karma. La MMN peut toucher n'importe qui, n'importe quand.»

Perte du message

Un peu moins d'un an après l'Ice Bucket Challenge, l'association espérait pourtant faire revivre ce succès qui lui avait permis de récolter 7 millions de livres de dons (9,76 millions d'euros):

 

«En ce mois de sensibilisation, nous souhaitions nous montrer reconnaissants envers cet incroyable événement tout en rappelant aux gens que la MMN continue à ravager des vies à une vitesse effrayante. C'est une triste réalité mais, pour beaucoup de personnes atteintes de MMN, l'été dernier était exactement cela –leur dernier.»

Dans le cadre de cette campagne, la MNDA publie donc deux témoignages, celui d'Alisa et celui de Michael. Le jeune homme y raconte la découverte de sa maladie et comment elle affecte petit à petit sa vie de tous les jours:

«J'ai toujours été très affuté et fort. Je pouvais soulever seize briques avec un bras! Mais maintenant je ne peux plus battre Tracy au bras de fer, et accepter le fait que je deviens de plus en plus faible est compliqué. Personne ne sait cependant à quelle vitesse cela se produit et c'est dur de vivre avec ça. Ce sont les petites choses auxquelles vous êtes habitué et que vous considérez comme normales –d'enfiler vos chaussettes à vous attacher vos boutons.»

À aucun moment, pourtant, on ne trouve dans ce témoignage trace de la citation que l'association a repris pour sa campagne:

Et, comme le relève une personne, le message se perd dans le ton et du choix des mots de cette campagne:

 

«Quoi qu’il en soit, les réactions à cete campagne suggèrent que sa formulation/son ton sont déplacés et que votre message se perd en route.»

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