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Peu avant sa mort, le mathématicien John Nash rêvait de réinventer la théorie de la relativité d'Einstein

Albert Einstein en 1921 (via Wikimedia Commons).

Albert Einstein en 1921 (via Wikimedia Commons).

Le célèbre mathématicien américain John Forbes Nash avait expliqué à Cédric Villani être sur la piste d’une équation pouvant se substituer à la théorie de la relativité générale.

Quelques jours avant sa mort accidentelle, le célèbre mathématicien américain John Forbes Nash pensait être sur la piste d'une équation qui pourrait se substituer à la théorie de la relativité générale élaborée par Albert Einstein en 1916. L’information a été donnée au quotidien britannique The Times par un de ses confrères, le mathématicien français Cédric Villani, qui l’avait rencontré peu de temps avant sa mort:

«Il me l’a expliquée. Il pensait qu’il avait découvert une équation pouvant se substituer à celle-ci.»

Lors d'une rencontre organisée par le Hay Festival, Villani a par ailleurs raconté la dernière conférence donnée par Nash:

«La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était [...] à Oslo. Le mardi [le 19 mai, ndlr], il s’est vu remettre le prix Abel, la plus haute distinction que vous puissiez recevoir de votre vivant pour un mathématicien. […] Le mercredi, j’ai eu l’honneur de présider une conférence où Nash faisait une intervention et il nous a parlé d’une équation qu’il avait essayé d’élaborer alors qu’il étudiait la relativité générale, et dont il avait parlé à Einstein lui-même. Il résumait le problème avec des équations compliquées. Nous écoutions émerveillés.»

Mystères

«Nous savons que la théorie de la relativité marche extraordinairement bien pour décrire certaines choses, comme la trajectoire de Mercure. Mais ce champ recèle toujours des mystères», a ajouté Cédric Villani auprès du New York Daily News. La question de la réconciliation de la théorie de la relativité générale (dont une première version, la théorie de la relativité restreinte, avait donné lieu à la célèbre équation E=MC2) et de la théorie quantique est par exemple de celles qui agitent toujours les scientifiques.

Dans sa biographie A Beautiful Mind, la journaliste Sylvia Nasar raconte la rencontre entre John Forbes Nash et Albert Einstein, en 1948, à Princeton. Alors étudiant, le jeune mathématicien prend rendez-vous avec le prestigieux savant, qui l’accueille en fumant son éternelle pipe et lui expose, équations à l’appui, ses idées sur la friction des particules. Réponse souriante de Einstein:

«Jeune homme, vous devriez étudier un peu plus la physique.»

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