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Municipales au Pontet: les «pronostics gagnants» d’Estrosi... ont tout faux

La maire de Nice prend un bain de Noël, le 21 décembre 2014 | REUTERS/Éric Gaillard

La maire de Nice prend un bain de Noël, le 21 décembre 2014 | REUTERS/Éric Gaillard

La victoire de Joris Hébrard était prévisible mais le député-maire de Nice donnait la candidate UMP favorite.

Joris Hébrard, le candidat FN à sa propre succession à la mairie du Pontet, a été réélu haut la main dimanche 31 mai. Le poulain de l’extrême droite avait déjà remporté la course en mars mais le vote avait été invalidé par le Conseil d’État le 25 février en raison de signatures litigieuses sur les listes d’émargement. Résultat des urnes: 59% pour Joris Hébrard. Autant dire une bonne longueur d’avance sur sa concurrente, la candidate UMP Caroline Joly, pourtant donnée favorite selon le député-maire de Nice, Christian Estrosi. «Tous les pronostics nous donnent gagnants, grâce au soutien du Conseil général du Vaucluse», avait-il assuré à l’AFP trois jours plus tôt.

Pronostics gagnants? C’est raté. La candidate UMP avait pourtant toutes les chances de son côté puisque le postulant UMP déchu en mars, Claude Toutain, et la tête de liste PS, Miliani Makhechouche, ne se sont pas représentés. Joris Hébrard n’avait en face de lui que deux prétendants, Caroline Joly et Jean-Firmin Bardisa, sans étiquette. Et le résultat était prévisible au vu des scores des élections départementales, où Joris Hébrard avait été élu dès le premier tour en mars, avec 53% des voix, et même 58% des suffrages dans sa commune.

Protester vs gouverner

Le PS sous-estime lui aussi visiblement la capacité du Front national à rassembler des voix aux élections municipales. Et il le sous-estime peut-être aussi pour les élections nationales. «Il est possible que le Front national gagne des régions en décembre, mais je ne crois pas que Marine Le Pen sera pour autant au second tour de l’élection présidentielle. Des Français veulent bien protester avec elle, mais pas gouverner avec elle», a affirmé le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dans un entretien au Monde.

Optimiste jusqu’au bout, le chef des socialistes a déclaré dimanche 31 mai dans l’émission Tous politiques sur France inter que «le #FN peut monter jusqu'à 25, 27%, mais il y a une résistance considérable au-delà». Rendez-vous en 2017.

 
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