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Des sous-vêtements présumés d'Eva Braun dans une boutique aux États-Unis

Eva Braun et Adolf Hitler avec leurs chiens, le 14 juin 1942 | Archives fédérales allemandes via Wikimedia CC License by

Eva Braun et Adolf Hitler avec leurs chiens, le 14 juin 1942 | Archives fédérales allemandes via Wikimedia CC License by

Un spécialiste de la vente de souvenirs militaires aurait racheté à un soldat américain des bas en soie ayant appartenu à la maîtresse d’Adolf Hitler.

Mantiques est une chaîne de magasins d’antiquités étalée d’un bout à l’autre des États-Unis. Parmi les différentes succursales, la boutique d’Elmore, dans l’Ohio, présente une collection de choix. On y trouve une directive du FBI signée de la main de son mythique ancien directeur J. Edgar Hoover, une lettre sténographiée de son presque homonyme et 31e président des États-Unis, Herbert Hoover, et, comme Alain Souchon n’est pas le seul à vouloir voir sous les jupes des filles, une paire de «Catholic school shoes», nom générique donné à une paire de chaussures équipée chacune de petit miroir sur la pointe pour voir s’y refléter, doux Jésus, des choses pas si catholiques que ça. Mais c’est une autre pièce, tout aussi suggestive, qui fait la célébrité de l’endroit, raconte le Daily Beast: des dessous qui auraient appartenu à Eva Braun, la maîtresse d’Adolf Hitler.

L’histoire du voyage des bas d’Eva Braun est rocambolesque. Tellement qu’elle en est sujette à caution tout comme l’authenticité de son antique propriétaire. Le 6 mai 1945, le 506e régiment d’infanterie aéroportée est parachuté au-dessus de Berchtesgaden, où se trouve la résidence d’Hitler dans les Alpes bavaroises. Là, un certain D. C. Watts, soldat américain, découvre avec un de ses frères d’armes un réseau de tunnels sous la maison. En le suivant, ils aboutissent à un hôtel, le Platterhof, où les dignitaires nazis auraient transporté leurs affaires par précaution. C’est ici qu’entre autres choses Watts aurait trouvé les sous-vêtements de la Walkyrie, avant de les ramener sur sa terre natale.

Authenticité

Le Daily Beast a pu converser avec l’homme qui a vendu ce bas de soie à Mantiques (où le prix de cette rareté litigieuse est fixé à 7.500 dollars): Charlie Snyder, 84 ans, vétéran de l’armée américaine. L’homme, spécialisé dans la vente de souvenirs militaires, a racheté à D. C. Watts son butin et il est formel: il s’agit bien des sous-vêtements d’Eva Braun.

Mais Snyder ne jouit pas d’une bonne réputation auprès de ses confrères collectionneurs. Et pour cause: sa belle assurance ne semble pas reposer sur grand-chose. Tout d’abord, D. C. Watts ne peut pas confirmer l’histoire puisqu’il est mort et le journaliste n’a pas réussi à retrouver le nom d’un D. C. Watts sur les registres du 506e régiment. Enfin, Snyder n’a jamais fait expertiser son trésor:

«L’expert, c’est moi, pas besoin d’un autre quand je vends un objet, j’écris un certificat d’authenticité à l’acheteur et il est content.»

Ernie Scarango, propriétaire du magasin Mantiques à Elmore et donc actuel détenteur de ce graal de soie, a effectivement l’air plutôt content:

«Tout le monde n’a pas les sous-vêtements d’Eva Braun en rayon. Et, entre la fabrication, la broderie et le monogramme, ce sont des dessous de première classe.»

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