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Quand dépendance financière rime avec infidélité

Infidélité | Benjamin Chun via Flickr CC License by

Infidélité | Benjamin Chun via Flickr CC License by

Une étude sociologique menée sur de jeunes couples américains révèle que les partenaires qui contribuent le plus aux revenus du foyer sont ceux qui ont le plus de risques d’être cocus.

Une étude menée par la sociologue Christin Munsch sur les jeunes mariés américains montre que ceux qui sont financièrement dépendants de leur partenaire sont plus susceptibles d’avoir une relation extraconjugale. En clair, les partenaires qui contribuent à 70% aux revenus du foyer ont moins tendance à tromper et plus de risques d’être cocus, hommes et femmes confondus sur un échantillon de 2.757 couples américains âgés entre 18 et 32 ans. Une surprise selon la sociologue:

«On pourrait penser que les gens ne vont pas cracher dans la soupe de ceux qui les nourrissent si on peut le dire ainsi, mais ce n’est pas ce que montrent mes recherches.»

Menace

En analysant les revenus des couples ainsi que d’autres facteurs comme le nombre d’enfants ou le nombre d’heures travaillées par semaine, elle arrive aussi à la conclusion que les hommes sont plus concernés par le phénomène.

«Chez les jeunes hommes ou femmes, la dépendance économique augmente les risques d’être infidèle. En particulier chez les hommes, pour qui cette dépendance peut être menaçante.»

Tout en précisant que ce n’est pas forcément parce que les salaires vont augmenter dans un couple que les mariages vont être moins stables.

Et d’ajouter:

«Étant donné que l’égalité homme-femme devient plus courante, il est possible que les hommes deviennent plus à l’aise avec l’idée d’une dépendance économique.»

Rythme adultère

Une étude sur le même sujet avait déjà été menée en 2010 par la même sociologue, alors doctorante à l’université de Cornell. À l’époque, elle avait noté que les hommes avaient également plus de risques de tromper leur femme lorsqu’ils un salaire plus élevé, leur rythme de vie pouvant favoriser leur infidélité. Mais l’étude était plutôt rassurante. Tous chiffres confondus, seuls 3,8% d’hommes et 1,4% de femmes avaient avoué être infidèles.

Selon un billet publié sur le site de l’université de Cornell en 2010 citant Christin Munsch, l’idée d’enquêter sur la relation entre argent et infidélité lui serait venue après une conversation avec un ami ayant confessé l’adultère justement car sa femme gagnait «trop».

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