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«Liste noire» de Moscou: ce que révèle la liste des pays présents... et des absents

Temps de lecture : 2 min

Une manifestation antirusse à Varsovie, le 17 septembre 2014. REUTERS/Kacper Pempel.
Une manifestation antirusse à Varsovie, le 17 septembre 2014. REUTERS/Kacper Pempel.

Quatre Français figurent sur la liste noire des 89 personnalités politiques européennes interdites d’entrée en Russie, envoyée le 29 mai par Moscou aux ambassades et publiée par plusieurs médias, dont Libération: Bruno Le Roux (en tant que président du groupe socialiste à l’Assemblée), Bernard-Henri Lévy, Daniel Cohn-Bendit et le président du Conseil économique et social européen Henri Malosse. Mais la France est loin d’être le pays le plus représenté sur cette liste, qui compte pas moins de… 18 représentants polonais, par exemple.

Pologne: 18 noms
Royaume-Uni: 9 noms
Estonie, Suède: 8 noms
Allemagne, Lituanie: 7 noms
Lettonie, Roumanie: 5 noms
Danemark, France, République tchèque: 4 noms
Pays-Bas: 3 noms
Belgique, Espagne: 2 noms
Bulgarie, Finlande, Grèce: 1 nom

S’il n’est évidemment pas possible de déduire d’un seul chiffre l’intensité du conflit larvé opposant un pays à la Russie, ces chiffres fournissent cependant un paysage révélateur des griefs retenus par Moscou envers «un groupe de pays emmenés par l’Allemagne», selon les mots d’un diplomate russe cité de manière anonyme par l’agence Tass. Le Financial Times pointe ainsi que «plus de la moitié des noms sur la liste appartiennent à des pays européens qui ont adopté une attitude offensive envers la Russie pendant la crise ukrainienne, réclamant des sanctions plus dures et critiquant publiquement Moscou pour ses manœuvres militaires», et note que près de 50% appartiennent à la Pologne et aux pays baltes, pays les plus exposés à la politique russe.

La liste des absents est également instructive: on ne trouve sur cette liste aucun nom venant d’Italie, de Hongrie, d’Autriche, de Chypre ou de Slovaquie, des pays «moins critiques des politiques russes», notent le Frankfurter Allgemeine Zeitung comme le Financial Times. L’Union européenne a récemment critiqué un accord énergétique entre la Hongrie et le groupe public russe Rosatom et la diplomatie américaine a mis en garde Budapest contre «l’influence néfaste» de Moscou. Le ministre des Affaires étrangères italien Paolo Gentiloni a lui réaffirmé l’importance de la coopération italo-russe «même dans un moment aussi difficile que la période présente».

Slate.fr

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