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Et si les dinosaures étaient en fait des animaux à sang chaud?

REUTERS/Nacho Doce.

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Et si les dinosaures étaient en fait des animaux à sang chaud? C’est l’hypothèse avancée par le chercheur de la Stony Brook University (New York) Michael D’Emic dans un article publié dans la revue Science, qui revient sur l’étude menée en 2014 par une équipe de chercheurs emmenée par John Grady, de l’université de New York, qui affirmait que le métabolisme des dinosaures était «mésothermique», un état intermédiaire entre le sang froid et le sang chaud.

En examinant de plus près l’étude, dont il reconnaît l'importance, le chercheur estime avoir identifié des problèmes sur les données concernant la croissance des dinosaures ainsi que sur la distinction faite par les chercheurs entre oiseaux et dinosaures alors que, comme il l’explique, les oiseaux sont «seulement des dinosaures qui ne se sont pas éteints». Une nouvelle analyse de ces données le conduit à penser que le plus probable était que les dinosaures étaient des animaux à sang chaud.

Comme l’expliquait l’AFP à l’époque, l’étude de 2014 concluait plus précisément que «le métabolisme des dinosaures se situait entre celui des animaux ectotherme, […] dont la température du corps est seulement engendrée par les échanges thermiques avec l'environnement, et ceux qui sont endothermes. Dans ce cas, la température du corps est générée par un mécanisme interne, comme chez les mammifères et les oiseaux. Les dinosaures tombaient dans la catégorie intermédiaire, dite mésotherme, plus proche de celle des thons, de certains requins et de la tortue caouanne».

Le Huffington Post rappelle que ces études s’inscrivent dans un débat de longue date sur le métabolisme des dinosaures, qui nous a longtemps conduit à penser que ceux-ci étaient des animaux à sang froid comme les reptiles, avant que la recherche n’évolue. «J’ai été surpris de voir combien les dinosaures collaient bien à notre concept de ce que c’est qu’être un animal à sang chaud aujourd’hui», a déclaré Michael D'Emic au site. «Son étude révèle à quel point il est important d’accéder aux données derrière des résultats publiés pour en tester les hypothèses et avancer dans notre compréhension de la dynamique de croissance des dinosaures», estime de son côté la paléontologue Holly Woodward. Quant à John Grady, le principal coauteur de l’étude incriminée, il a affirmé au site Science Times être en désaccord avec les conclusions de Michael D’Emic et maintenir ses premières conclusions.

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