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Oups! Un journal américain publie une lettre qui appelle indirectement à... pendre Obama

Barack Obama à Washington. Peter Stevens via Flickr CC License by

Barack Obama à Washington. Peter Stevens via Flickr CC License by

Le Daily Item présente ses excuses après la parution dans ses colonnes d'un courrier de lecteur appelant à l'insurrection violente face à la «complète débâcle» d'Obama en Irak.

Une belle bourde, pour le moins. Le quotidien américain The Daily Item, en Pennsylvanie, s'excuse pour une publication violente parue à l'occasion du Memorial Day, jour férié aux États-Unis en hommage aux soldats américains morts au combat. Le président Barack Obama y était traité de «lâche en chef» par un contributeur qui suggérait que sa gestion de la guerre en Irak appelait des sanctions radicales:

«Pardonnez-moi d'être brutal, mais dans l'histoire cela s'est déjà soldé avec une exécution par guillotine, peloton d'exécution ou pendaison publique.»

W. Richard Stover, qui signe l'article polémique, fustige l'«incompétence flagrante» de Barack Obama, à qui il reproche le retrait des troupes américaine d'Irak. Il le considère comme «unique responsable» des récentes progressions du groupe État islamique, notamment la prise stratégique de Ramadi, partiellement regagné par les troupes irakiennes le 28 mai. Une situation géopolitique que nous avions plus subtilement analysée en juin 2014.

«Rhétorique provocatrice»

Le quotidien américain dit avoir reçu une centaine de protestations et a répondu jeudi 28 mai par un éditorial intitulé «Nous avons raté la lettre d'attaque contre Obama».

 

«Le journal de Pennsylvanie #DailyItem présente des excuses pour avoir publié la lettre appelant à l’exécution d’Obama #honteux»

La rédaction regrette que ce courrier soit passé entre les mailles du filet, le service de relecture du journal ayant pour mission de filtrer les atteintes directes à la personne:

«Une décennie de rhétorique provocatrice et de division peut nous avoir habitués à un langage qui nomme le président des États-Unis le lâche en chef et l'appelle irrespectueusement par son prénom. Ces deux éléments sont communs dans une partie du paysage médiatique [...].

 

Mais nous aurions dû reconnaître que les deux derniers paragraphes métaphoriques [...] étaient inévitablement un invitation à l'exécution du chef exécutif de notre gouvernement. Ils auraient dû être supprimés.»

 

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