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Pôle emploi en fauteil roulant: une porte de toilette déboulonnée et une intervention des pompiers

Hollywood Studios - Stairs Ahead Notice | David via Flickr CC License by

Hollywood Studios - Stairs Ahead Notice | David via Flickr CC License by

Charlotte de Vilmorin est auto-entrepreneuse, auteure, blogueuse et accessoirement handicapée moteur. Quand elle va à Pôle emploi, le déplacement se transforme en une galère, qu’elle raconte avec cocasserie.

Le récit aurait pu se dérouler dans n'importe quelle administration, il a fallu que ça tombe sur Pôle emploi. Sur son blog Wheelcome, Charlotte de Vilmorin, 25 ans, raconte sa dernière aventure en date: rencontrer son conseiller Pôle emploi et, après, réussir à repartir malgré les cinq marches qui s'interposent entre elle et la sortie.

La jeune femme se déplace en fauteuil roulant. Sur son blog, elle dénonce avec un humour défrisant l'inaccessibilité des lieux publics pour les personnes handicapées. L'auteur de Ne dites pas à ma mère que je suis handicapée, elle me croit trapéziste dans un cirque prend le parti de rire de l'absurdité des situations.

Celle dans les locaux de Pôle emploi devient particulièrement rocambolesque quand la plateforme électrique qui lui a permis de gravir les quelques marches de l'entrée refuse de redémarrer pour faire le chemin inverse. L'appareil est capricieux en plus d'être bruyant, contrairement aux rampes d'accès, et nécessite la venue d'un agent, qui ne sait pas bien comment le mettre en marche.

Ramettes de papier pastel à la rescousse

Si la montée est réussie donc, Charlotte de Vilmorin se retrouve coincée en haut des marches après son rendez-vous. La plateforme ne veut rien entendre. Or le fauteuil de la jeune femme est trop lourd pour être porté par les âmes charitables qui le lui proposent. Le réparateur est trop loin pour intervenir rapidement. Et les pompiers lui font cette charmante réponse:

«Transporter des objets lourds ne fait pas partie de notre périmètre d’intervention.»

Manque de tact, bonjour. Une heure passe à chercher une solution. Jusqu'à la cocasse scène de la rampe improvisée. Système D avec une porte de toilette héroïquement sortie de ses gonds par un agent de Pôle emploi puis stabilisée avec des ramettes de papier pastel. La venue des pompiers, finalement, évitera de justesse à la blogueuse cette instable solution. Il faut le lire pour le croire.

Depuis le 1er janvier 2015, tous les établissements recevant du public sont censés être accessibles aux handicapés. Ceux qui n'ont pas respecté les délais ont droit à une séance de rattrapage. Il ne leur serait pas inutile d'écouter le conseil de l'experte: si possible, préférer les rampes aux systèmes électriques.

 

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