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Le premier doctorant jordanien à faire sa thèse en Israël a une idée pour faire la paix au Proche-Orient

Usine de dessalement | iliveisl via Flickr CC License by

Usine de dessalement | iliveisl via Flickr CC License by

Amer Sweity, spécialiste du dessalement de l'eau de mer et premier citoyen d'un pays arabe à finir son doctorat dans une université israélienne, mise sur la coopération entre scientifiques pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Chacun son idée pour résoudre le conflit du Proche-Orient. Certains pensent que la paix passe par une application de rencontre entre Israéliens et Palestiniens (Verona, en hommage à Roméo et Juliette), d'autres misent sur la coopération entre scientifiques.

C'est le cas d'Amer Sweity, un spécialiste du dessalement de l'eau de mer qui est le premier doctorant jordanien à valider sa thèse en Israël. Selon le Times of Israel, Sweity est également le premier citoyen d'un pays arabe à finir son doctorat dans une université israélienne. 

La Jordanie est un pays particulièrement affecté par la pénurie d'eau. Dans la capitale Amman, d'où Sweity est originaire, l'eau potable ne coule dans les robinets qu'une fois par semaine. La pression sur les ressources en eau s'est encore accrue depuis que près d'un million de réfugiés syriens et irakiens se sont installés dans le pays.

Usine de dessalement sur la mer Rouge

À l'université Ben-Gourion, dans le désert du Néguev, Sweity s'est spécialisé dans les membranes de polyamide utilisées pour la désalinisation. Ses parents, originaires d'un village palestinien, étaient au départ assez peu enthousiastes à l'idée que leur fils aille étudier en Israël. Mais Sweity s'est bien adapté, il a appris l'hébreux et s'est fait des amis. Il voit maintenant les partenariats entre scientifiques israéliens et arabes comme une façon privilégiée d'avancer vers la paix.

Il aimerait particulièrement participer au projet de construction d'une usine de dessalement sur la mer Rouge, une structure qui produira de l'eau potable à partager entre Jordaniens, Israéliens et Palestiniens, à la suite d’un accord de 2013.

Interviewé par le Jerusalem Post en 2011, il parlait déjà de l'importance des liens entre scientifiques:

«Si vous réunissez des experts venant des deux bords opposés, cela crée une occasion de communication, malgré le conflit... Le problème dans la région, c'est que les leaders politiques ne se font pas confiance. Mais entre scientifiques, il y a de la confiance.»

 

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