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Le monde se porterait mieux si Napoléon n'avait pas perdu à Waterloo, selon un historien britannique

La Bataille de Waterloo. 18 juin 1815, par Clément-Auguste Andrieux, 1852. via Wikipedia

La Bataille de Waterloo. 18 juin 1815, par Clément-Auguste Andrieux, 1852. via Wikipedia

Que serait-il advenu si Napoléon avait remporté la bataille de Waterloo, en 1815? C'est le sujet d'un long et intéressant article publié sur le site du Smithsonian.

Andrew Roberts, un historien et journaliste britannique –notamment auteur d'une biographie de Napoléon– revient sur la vie de l'Empereur et ce qui a amené à la fameuse bataille. Il évoque notamment les nombreuses erreurs stratégiques de celui qui avait expliqué un peu plus tard:

«A la guerre, le jeu est du côté de celui qui commet le moins d'erreurs.»

Et comme le détaille Andrew Roberts, à Waterloo, c'est sans le moindre doute Wellington qui en a fait le moins.

Pourtant, il regrette que Napoléon ne l'ait pas emporté et pu rester au pouvoir. En quelques paragraphes, il revient sur les évolutions amorcées par Napoléon lors de son court retour, après son exil sur l'île d'Elbe, et déplore que tout ceci se soit si vite arrêté:

«Si Napoléon était resté Empereur de France pour les six ans restants de sa vie, la civilisation européenne en aurait bénéficié de façon inestimable. La Sainte-Alliance réactionnaire de la Russie, de la Prusse et de l'Autriche n'aurait pas pu écraser les mouvements constitutionnalistes progressistes en Espagne, Grèce, Europe de l'Est et ailleurs; la pression pour suivre l'exemple de la France en matière d'abolition de l'esclavage en Asie, Afrique et dans les Caraïbes aurait grandi; les bénéfices de la méritocratie –en opposition au féodalisme– auraient eu le temps d'être bien plus appréciés; les juifs n'auraient pas été forcés de retourner dans leurs ghettos, dans les États pontificaux, et obligés à porter à nouveau l'étoile jaune; le soutien aux arts et sciences aurait été mieux compris et copié; et les plans pour reconstruire Paris auraient été suivis, faisant de la ville l'une des plus belles du monde.

Napoléon méritait de perdre à Waterloo, et Wellington méritait de l'emporter. Mais le point essentiel en cette année de célébration du bicentenaire est que cette bataille épique n'avait pas besoin d'avoir lieu –et le monde s'en serait probablement mieux porté.»

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