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Où était Charlie? Ce que montrent réellement les cartes d’Emmanuel Todd

REUTERS/Stéphane Mahé

REUTERS/Stéphane Mahé

Et si le chercheur était parti des bonnes données pour arriver aux mauvaises conclusions? Une analyse plus posée montre que les territoires qui ont le moins défilé sont les plus populaires, ceux qui connaissent de grandes difficultés, où l'on délaisse les isoloirs quand on ne vote pas pour le FN. Des territoires où s'exprime le plus fortement l'indifférence ou le refus vis-à-vis du jeu politique traditionnel et des institutions, dont les manifestations «Je suis Charlie» sont apparues comme un nouvel avatar.

Le livre d’Emmanuel Todd, Qui est Charlie? Sociologie d’une crise religieuse, a suscité de nombreuses controverses. Todd a cartographié les tailles des manifestations du 10 et 11 janvier en réaction à l’attentat de Charlie Hebdo et du supermarché Hyper Cacher. Il a ensuite analysé les corrélations entre la participation aux manifestations et des paramètres sociologiques et religieux pour les différentes villes françaises.

Il en a tiré une interprétation à contre-courant des idées reçues: cette manifestation massive ne serait pas l’expression de l’esprit des Lumières, de la défense de la République et de la liberté d’expression ou une dénonciation de l’antisémitisme. Elle marquerait au contraire l’émergence d’un nouveau bloc hégémonique qu’il nomme MAZ (classes Moyennes, personnes Âgées, catholiques Zombies) qui entend se dresser contre l’islam, religion portée par un groupe minoritaire et défavorisé. Les marches du 10-11 janvier seraient la «manifestation» d’une crise identitaire, une perte de sens, le creusement d’un vide métaphysique ouvert par le recul du christianisme, qui déséquilibre aussi le socle égalitaire et plus anciennement déchristianisé du territoire. Ce bloc serait à la conjonction des forces qui avaient autrefois soutenu l’Église catholique et des classes sociales moyennes et supérieures, européistes et libérales, qui dominent la France depuis Maastricht.

Cette thèse a soulevé de nombreuses critiques sur les a priori théoriques ou les raccourcis dans le raisonnement. Ma réaction a été de reprendre pas à pas le travail de constitution et d’analyse des données d'Emmanuel Todd sur les manifestations du 10 et 11 janvier, de discuter ses résultats, de critiquer l’insuffisance de ses interprétations et d’en proposer d’autres. En effet, comme le dit Jacques Lévy dans Libération du 4 mai, Todd a l’honnêteté rare de fournir une partie des données qui ont servi à sa démonstration et donc de soumettre son travail à la critique. Il m’a semblé utile au débat de reprendre la balle au bond et de revenir à la base du livre, les données.

La méthode employée

Après avoir corrigé quelques erreurs de la source principale utilisée par Emmanuel Todd –la carte publié dans Libération le 12 janvier, qui compile les comptages du ministère de l’Intérieur– j’ai aussi complété la liste des 85 villes choisis par Todd, qui me semblait générer un biais systématique en faveur des plus grandes agglomérations, susceptible de saper la validité des calculs. Après avoir repéré 153 manifestations avec comptage, j’en ai gardé 116 comportant plus de 50.000 habitants, et dont le taux de manifestants ne dépassait pas le plus élevé admis par Todd (21,4% à Cherbourg).[1]

Effectifs des manifestations et taux de manifestants. T. Joliveau. Cliquez sur la carte pour agrandir.

La carte ci-dessus présente pour ces 116 villes le nombre de manifestants et leur proportion par rapport à la population totale de l’aire urbaine de référence. Pour faciliter la lecture, j’ai produit une carte par interpolation des valeurs des 116 villes qui permet de visualiser les taux de manifestants sous forme de surface continue au lieu de points.[2]

Le taux de manifestants par aire urbaine (Interpolation spatiale)

Une légère sur-participation dans les villes de tradition catholique

On trouvera dans le texte à télécharger le détail des calculs effectués à partir des deux échantillons: les 85 aires urbaines de Todd et les 116 que j’ai constituées. Je ne reprend dans ce billet que les seconds. D’une manière générale, mes calculs confirment ceux de Todd en atténuant les niveau des corrélations[3]

Les chiffres montrent un effet indéniable de deux indicateurs sociaux dans la participation aux manifestations: la part des ouvriers «explique» pour 20% le niveau de mobilisation, celles des cadres et professions intellectuelles pour 8%.

Il n’est pas facile de reproduire les calculs d'Emmanuel Todd sur «l’empreinte catholique» des manifestations. Il utilise pour ses 85 villes deux variables très proches: le caractère catholique de la ville et cette «empreinte catholique», évaluée selon trois modalités –faible, forte et insignifiante–, qu’il semble tirer d’une interprétation personnelle de ses cartes et de ses travaux antérieurs. Une adaptation aux 116 villes à partir de la carte de la pratique religieuse en 2009 confirme les différences repérées par Todd, encore une fois dans un mode atténué. Les villes classées comme catholiques ont un taux de manifestants plus élevé que les autres: 11,2 % en moyenne contre 7,7%. Cet écart de moyenne est statistiquement significatif, même s’il est faible.

Une légère surparticipation à la manifestation dans les villes de tradition catholique semble confirmée mais est moins justifiée par un traitement statistique que par une typologie du recul du christianisme que Todd sort un peu de son chapeau. Par ailleurs, attribuer un type de prégnance du catholicisme à une aire urbaine aussi vaste et composite que celle de Lyon est aller vite en besogne. La carte des taux de manifestants montre d’ailleurs bien que les trois grandes zones d’obédience catholique (Bretagne et Vendée, frange sud-sud-est du Massif central et Alsace plus Est) ont manifesté les 10-11 janvier dans des proportions très variables.

Il est aventureux de cumuler statistiquement ces trois effets, car les indicateurs sont eux-mêmes corrélés. Le modèle statistique global reste assez peu déterminant, même s’il est validé statistiquement: moins de 30% de la variation du taux de manifestants peut être expliqué par ces trois variables ensemble. Et comme le remarque Emmanuel Todd lui-même, l’effet de la part des cadres n’est pas significatif dans cet ensemble.

La critique des thèses d'Emmanuel Todd

Après correction de certaines valeurs et augmentation du nombre d’observations, les corrélations calculées par Emmanuel Todd sont atténuées mais validées. Elles permettent d’affirmer que dans cette manifestation d’une ampleur historique, la mobilisation a été un peu plus intense dans certains territoires à forte tradition historique catholique, mais pas dans tous, dans les agglomérations plutôt faiblement ouvrières et, dans une moindre mesure, là où les cadres et professions intellectuelles sont les plus présents.

De la corrélation entre un plus grand taux de cadres dans l’aire urbaine et un plus grand taux de manifestants, on ne peut en déduire que les cadres sont les plus nombreux parmi les manifestants. C’est possible mais rien ne le prouve.

Peut-on en conclure de ces données qu’elles constituent la preuve (ou le symptôme?) de la formation de ce nouveau bloc hégémonique MAZ (classes Moyennes, personnes Âgées, catholiques Zombies)? Non, sauf à tomber dans ce qu’on appelle l’erreur écologique, qui consiste à prêter aux individus des corrélations mesurées sur des agrégats d’individus. Notre analyse statistique ne porte pas sur des personnes, mais sur des entités géographiques, les aires urbaines, qui sont socialement composites. De la corrélation entre un plus grand taux de cadres dans l’aire urbaine et un plus grand taux de manifestants, on ne peut en déduire que les cadres sont les plus nombreux parmi les manifestants. C’est possible mais rien ne le prouve. Dans les villes où vivent un grand nombre de cadres, il est aussi possible que toutes les couches sociales manifestent plus. Rien ne permet de trancher. Tout ce qu’il est raisonnablement possible d’affirmer est qu’il y a une association géographique ou spatiale entre le taux de manifestants et la part de telle ou telle catégorie sociale.

En tirer des conclusions définitives sur la composition sociale de la manifestation est une erreur de raisonnement que Todd commet assez régulièrement. Ainsi, il juge inutile un calcul de corrélation du taux de manifestants avec la part de personnes âgées, car celles-ci ne seraient pas en état physique de manifester. Or, le même raisonnement que pour les cadres s’applique: on peut plus manifester dans les zones démographiquement âgées  sans que ce soit les personnes âgées qui manifestent.

Le cas des catholiques zombies est aussi très discutable. Nulle part dans les statistiques, cette catégorie ne décrit des individus. Todd construit ce mystérieux indicateur de zombitude catholique pour décrire les villes marquées par un recul du christianisme, puis transfère l’étiquette aux manifestants qui parcourent les rues.

Emmanuel Todd ne peut pas documenter une participation différenciée des groupes sociaux ou religieux à la manifestation. Alors qu’il entend proposer une interprétation sociologique des marches du 10 et 11 janvier, ses données ne lui permettent qu’une analyse géographique. En procédant ainsi, non seulement il prête le flanc à une critique fondée, mais en plus, il ne tire pas parti de données susceptibles d’analyses très intéressantes.

Une autre typologie des Français dans leur rapport au 11 janvier

Emmanuel Todd met en évidence et valide un fait non perçu jusqu’alors: l’intensité de la mobilisation des 10 et 11 janvier n’a pas été homogène sur l’ensemble du territoire. Comment interpréter ces différences géographiques? L’idée est de prolonger la méthode de corrélation avec des paramètres simples qu'Emmanuel Todd n’a pas explorés.

Il existe une forte corrélation positive et significative du taux de manifestants avec la part que représentent les diplômés de l’enseignement supérieur court ou long dans la population non scolarisée de plus de 15 ans des aires urbaines. Peut-être est-ce moins la dimension sociale de l’aire urbaine qui serait importante pour l’intensité de la manifestation que la structure de ses diplômés. En effet, l’association est beaucoup plus forte avec les diplômés qu’avec les cadres et professions intellectuelles, même si ces deux variables sont très fortement corrélées entre elles.

Une autre corrélation est aussi significative et assez forte mais en sens inverse, celle avec le taux de chômage de l’aire urbaine. Plus le taux de chômage est élevé dans l’aire urbaine, plus le taux de manifestants est bas. Le taux de chômage est aussi corrélé positivement mais faiblement avec le pourcentage d’ouvriers. En revanche, l’association inversée du taux de chômage avec la proportion de diplômés du supérieur est forte.

Enfin, la corrélation du taux de manifestants avec le score du Front national aux européennes de 2014 est inverse et très forte. C’est même la plus forte constatée jusqu’à présent. Le vote FN est bien associé à une plus faible participation aux manifestations. Il est aussi significativement corrélé avec la part des ouvriers dans l’aire urbaine. Mais une autre corrélation inverse, plus faible mais significative, existe avec l’abstention au scrutin européen de 2014 (et aussi aux départementales de 2015). L’abstention est elle-même corrélée au vote FN et à la proportion d’ouvriers.

On peut tenter d'obtenir une typologie des 116 aires urbaines en réalisant une classification ascendante hiérarchique (CAH), méthode statistique qui permet de répartir des individus dans un certain nombre de classes, à partir des similitudes observées au sein de ces sous-ensembles.

On utilise pour réaliser cette typologie tous les indicateurs passés en revue dans ce billet:
- le pourcentage de manifestants
- le pourcentage d'ouvriers dans l'aire urbaine
- le pourcentage de cadres et professions intellectuelles
- le pourcentage de diplômés du supérieur
- le pourcentage de chômeurs
- le pourcentage d’abstention aux élections européennes de 2012
- le pourcentage de votes FN aux mêmes européennes

Notre classification regroupe par classes les aires urbaines en fonction de leurs «profils» selon ces différents critères. Même si l’appartenance d’une aire à une classe ou à l’autre peut se jouer parfois à peu de choses et dépend du nombre de classes choisi, cette approche nous libère des corrélations globales pour distinguer les villes qui se ressemblent de celles qui se distinguent.

Une typologie des aires urbaines de la France en fonction de leurs caractéristiques sociales et de leur niveau de mobilisation le 11 janvier

Sur la carte ci-dessus, les aires urbaines  en rouge, vert et bleu clair ont plus manifesté que la moyenne, contrairement à celles en bleu foncé, jaune et rose.

Les aires de la catégorie 1, en rouge, associent à ce fort taux de manifestants: un faible taux d’ouvriers, un fort taux de cadres et de diplômés, un faible taux de chômage, un vote Front national et une abstention inférieurs à la moyenne. Il s’agit pour la plupart des grandes villes françaises.

La catégorie 2, en bleu foncé, offre un profil opposé: faible taux de manifestants; ouvriers, chômeurs, vote FN et abstention plus nombreux; moins de cadre et de diplômés. Elle caractérise les villes du Nord ainsi que Le Havre, Mulhouse, Belfort et, dans le Sud, Béziers et Avignon.

La catégorie 3, en vert, correspond aux aires urbaines avec un très fort taux de manifestants, un fort taux de chômage et un fort vote FN, mais moins élevé en moyenne que dans la classe bleue. Les villes de cette classe ont aussi moins d’ouvriers et une abstention plus faible. La plupart sont situées sur le littoral méditerranéen, sauf Cherbourg et Rochefort.

La catégorie 4, en jaune, est une version atténuée de la 2 (bleue): moins de manifestants que la moyenne mais aussi un vote Front national plus faible. Elle regroupe essentiellement les plus petites villes du centre de la France continentale, plus Bastia et Ajaccio.

La catégorie 5, en rose, est composée des grandes villes qui n'appartiennent pas à la première: on y a peu manifesté, on y compte plus d'ouvriers et un peu moins de cadres et de diplomés. Lille, Strasbourg, Marseille et Nice sont dans cette catégorie. 

Enfin, la catégorie 6, en bleu clair, caractérise les aires urbaines à fort taux de manifestants, mais qui se distinguent des rouges par leur plus faible part de cadres et de diplômés. Elles ne sont présentes que dans l’Ouest, Gap excepté.

Une autre piste d’explication

Ce que montrent ces cartes c’est donc peut-être d’abord la variation locale de ce sentiment citoyen, de cette conscience de faire partie de la Cité

Ma piste d'explication est moins originale, moins anthropologique et fracassante, mais plus pragmatique et peut-être plus juste. Les aires urbaines qui ont le moins manifesté sont celles qui sont les plus ouvrières, les moins diplômées, où le chômage est le plus élevé et où l’on vote le plus pour le Front national, tous ces critères ayant tendance à être associés entre eux. Cela ne veut pas dire que les chômeurs, les ouvriers, les non diplômés et les électeurs du Front national n’ont pas manifesté, mais que ce cocktail d’indicateurs est associé dans les lieux avec la mobilisation dans les manifestations.

Quel sens cela peut-il avoir? Peut-on envisager que la faible participation aux manifestations du 10-11 janvier se situe en continuité directe du désintérêt envers les institutions, la vie politique traditionnelle, les élections et le débat politique classique? La corrélation avec le taux d’abstention aux élections et le vote Front national peuvent être vus comme un signe de cette distance au système politique «classique» dans les zones marquées par une forte pauvreté, un fort chômage et une sortie rapide du système scolaire. Ce que montrent ces cartes, c’est donc peut-être d’abord la variation locale de ce sentiment citoyen, de cette conscience de faire partie de la Cité, qui conduit à venir occuper la rue un jour de janvier, cet espace public concret perçu ce jour-là comme le prolongement logique de l’espace public abstrait de la délibération politique nationale.

Il y avait de multiples raisons de marcher ces deux jours d’hiver: l’émotion devant des meurtres de sang-froid, une solidarité avec les victimes, le refus de la barbarie, de l’horreur, du terrorisme, la conjuration d’un antisémitisme renaissant, la défense de la laïcité, de la liberté d’expression et/ou du droit au blasphème, la proximité avec des créateurs populaires exécutés lâchement, une volonté patriotique d’affirmer aux yeux du monde que la France n’avait pas peur, qu’elle était unie, et aussi, peut-être, bien que non exprimée, une haine cachée des religions en général et de l’islam en particulier…

Symboliquement, le slogan qui avait éclos et qui s’était diffusé en clin d’œil sur la terre entière correspondait bien à cette époque d’individus en réseau. «JE SUIS», et pas «NOUS SOMMES», Charlie. Symbole non d’un collectif, mais d’un rassemblement d’individus ayant chacun leur propre raison d’être là avec les autres. Affirmer qu’on était Charlie dispensait d’expliciter CE qu’était précisément Charlie, tout en laissant à chacun la liberté de décliner à l’envi le slogan en le spécifiant selon ses motivations ou ses engagements personnels.

Peut-on extraire de ce moment composite un message univoque, au-delà du moment de communion ou de symbole? Ce rassemblement était-il autre chose que sa propre fin, aux deux sens du mot? Être là, les plus nombreux possibles, c’était l’objectif. Mais était-ce vraiment le signe d’un avenir en construction, qu’il s’agisse de ce fameux esprit du 11 janvier aux atours très politiciens du gouvernement, ou bien du projet politique sinistre et mortifère que prête Todd à un troupeau de moutons mû par un inconscient collectif funeste?

Ces données et ces cartes compilées à la suite d’Emmanuel Todd éclairent différemment le mouvement collectif des 10-11 janvier. Elles lui donnent un caractère moins général, moins abstrait. Elles lui confèrent des contours géographiques, le dessinent différemment en fonction de lieux qui différent forcément par leur composition sociale, leur état économique, leurs tensions politiques et que distinguent d’autres facteurs que les statistiques mesurent plus difficilement: les traditions culturelles, les héritages spirituels… Si on ne sait toujours pas qui est Charlie, on a une idée un peu plus précise des lieux où il s’est trouvé ce jour là.

1 — La validité de ce taux est difficile à évaluer. Si les comptages de chaque manifestation sont vraisemblablement surestimés, le nombre de manifestations est lui sous-estimé par l’échantillon retenu. Par ailleurs, le taux de manifestants est calculé par rapport au total de la population de l’aire urbaine, dont on suppose qu’il représente correctement l’aire d’attraction de la manifestation sans bien savoir ce qu’il en est. Retourner à l'article

 

2 — Cette surface est une construction mathématique donc artificielle, mais elle donne mieux à voir les structures géographiques et la logique régionale, si elle existe, du phénomène étudié. Elle montre la répartition très différenciée de l’intensité de la participation à la manifestation dans l’espace français, avec une intensité plus forte dans quelques grandes villes, dans l’Ouest, et sur une diagonale située à l’ouest du Rhône allant de Clermont-Ferrand aux Pyrénées. Retourner à l'article

 

3 — Une corrélation signifie que les deux séries de chiffres peuvent être associées, qu’elles varient dans le même sens (corrélation positive) ou en sens inverse (corrélation négative). Elle s’évalue entre deux variables quantitatives par un taux de corrélation r situé entre -1 et 1 et un coefficient de détermination , qui exprime en pourcentage la part de la variation d’une variable qui serait déterminée par l’autre. Quand une des variables est qualitative, l’analyse de variance est utilisée pour valider que les écarts de moyenne entre les groupes qualitatifs sont statistiquement significatifs. Retourner à l'article

 

 

Nous republions, avec l'accord de son auteur, cet article de Thierry Joliveau qui discute les analyses d'Emmanuel Todd à partir de cartes des mobilisations du 11 janvier et propose une autre analyse des disparités géographiques dans le niveau de participation aux manifestations. Il s'agit d'une version légèrement raccourcie d'un texte publié sur le site de l'auteur, Monde géonumérique. Une version plus détaillée de l'article est également disponible au format PDF. Les traitements cartographiques ont été réalisés avec le logiciel Philcarto de Philippe Waniez.

 

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