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Le Solitaire a été pensé pour nous apprendre à nous servir de la souris

Une partie de Solitaire. Robert Jorgenson via Flickr CC License by

Une partie de Solitaire. Robert Jorgenson via Flickr CC License by

Le célèbre jeu de cartes numérique fête ses vingt-cinq ans. Microsoft envisageait à l'époque son intégration comme un moyen de prendre en main l'ordinateur.

On pourrait croire le Solitaire et son interface simplissime dépassés par ses plus modernes concurrents: Candy Crush et autres 2048, cette grande famille des jeux assez peu utiles mais tellement addictifs. Mais Microsoft célèbre le quart de siècle de son célèbre divertissement en organisant un tournoi à partir du mois de juin. Il désignera les meilleurs joueurs mondiaux. Pour participer, il suffit d'installer Microsoft Solitaire Collection sur un ordinateur utilisant le système Windows 8.1, ou un Windows Phone, comme le signale notre grand frère américain Slate.com.

Si vous faites partie de ceux qui ont passé des heures rivés à leur écran pour jouer et que vous en êtes un peu honteux, sachez qu'à l'origine, le Solitaire a été imaginé par la firme comme un médiateur, pour aider l'utilisateur à gagner en dextérité avec l'outil alors novateur qu'était la souris, comme le racontait Josh Levin en 2008. Une jeu familier qui devait faciliter l'approche des ordinateurs, en 1990, et les rendre moins impressionnants. C'est d'ailleurs un stagiaire, Wes Cherry, qui l'a conçu, mais il n'a jamais touché d'argent malgré le succès de son invention.

Depuis, le jeu n'a jamais disparu des différentes versions de Windows, mais a connu des améliorations.

Pour expliquer la pérennité de ce jeu peu évolué, une hypothèse est soulevée sur le blog de Rue89 Extension du domaine du jeu. Il y est fait un parallèle entre la méditation et ces activités «non sans événement mais sans résultat, dont on ne garde presque aucun souvenir»:

«Alors que l’instant d’avant, j’étais quelque part entre mes soucis d’hier et ma réunion de tout à l’heure, mes angoisses passées et mon avenir professionnel dans un métro bringuebalant, je suis maintenant dans le présent tout entier, dans la résolution absolument sans contexte du niveau de “Candy Crush” qui se présente à moi.»

Vingt-cinq ans après, il est peut-être temps d'arrêter de culpabiliser et de commencer à assumer les complices de notre procrastination. 

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